Le débat sur la violence vidéoludique est-il mort ? - commentaires Le débat sur la violence vidéoludique est-il mort ? 2016-02-22T10:18:11Z http://www.merlanfrit.net/Le-debat-sur-la-violence#comment6039 2016-02-22T10:18:11Z <p>"Car en effet, un jeux vidéo violant peut avoir de mauvais effet sur une personne non avertie." <br />Bienvenue dans un monde de violence, vous devrez compenser en permanence les balles que vous envoyez avec votre amour irradiant vos proches. L'étouffement n'est jamais présent, et la liberté octroyée nous rend encore plus forts de violence. Heureusement que nous sommes tous avertis. Le besoin de décompensation est lié à notre volonté d'asservissement dans le système réel. Pauvres de nous, et nous acceptons, sans rechigner, sans comprendre, sans savoir, sans avoir les moyens de se libérer. Il faut avoir mille ans pour gérer cette société avec nos épaules de péons.</p> Le débat sur la violence vidéoludique est-il mort ? 2016-02-11T14:09:30Z http://www.merlanfrit.net/Le-debat-sur-la-violence#comment6029 2016-02-11T14:09:30Z <p>Cet éternel débat sur la violence dans les jeux vidéo (et autres média), est ce que ça rime vraiment à quelque chose ? Comme dis dans l'article, je me demande aussi si ce débat n'est pas complètement stérile.</p> <p>Je pense que le problème à la base est peut être plus une question d'éducation. Car en effet, un jeux vidéo violant peut avoir de mauvais effet sur une personne non avertie. Je vois régulièrement des parents acheter des jeux pourtant indiqués 18+ en rouge sur la boite à leur enfant de 10 ans. Même si chacun est différent et qu"un même jeu peut avoir un effet opposé d'une personne à l'autre, je ne trouve pas ce comportement normal. Il faut toujours se poser la question à qui s'adresse le média en question et tenir compte de la sensibilité de la personne à qui on l'offre. <br />Comme je l'ai déjà dis à une dame dans un magasin qui s'apprêtait à acheter un jeu vidéo 18+ à son gosse : "C'est comme si vous lui achetiez un film porno et/ou d'horreur !"...</p> Le débat sur la violence vidéoludique est-il mort ? 2016-02-04T11:58:00Z http://www.merlanfrit.net/Le-debat-sur-la-violence#comment6019 2016-02-04T11:58:00Z <p>@Mathieu Triclot, Thomas Constant et Tony Fortin : <br />Merci aussi pour vos tweets. Je n'y ai pas réagi tout de suite parce que je n'ai pas Twitter et que je ne veux pas m'y mettre (peut-être que ça ne me ferait pas de mal de me limiter à 140 signes, mais je ne veux pas m'y mettre). Mais en tout cas je suis content que mon article d'introduction à ce dossier fasse réagir. Je suis même content qu'il suscite des réactions complètement inattendues. Parce que le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il soit perçu comme vous l'avez fait.</p> <p>Bon, pour Mathieu, ça ne me surprend pas trop que certains ne captent pas toujours où je voulais en venir. Est-ce que je le sais moi-même ? La situation est confuse, paradoxale, j'essaie de traduire cette confusion, et il se peut que j'y succombe parfois. Alors pour faire court, et sans spoiler sur le reste du dossier qui est encore en cours d'écriture, voici le fond de mon propos :</p> <p>D'un côté, l'idée de débattre pour la dix-millionième fois de la violence des jeux vidéo, surtout en prenant pour base un article candide jusqu'au ridicule, agace pas mal de monde. D'un autre côté, ce sont les articles qui tournent autour de ce sujet qui sont aussi le plus commentés. D'un côté, il y a une volonté d'enterrer le sujet, et de l'autre quand quelqu'un l'aborde on ne peut pas s'empêcher d'aller commenter et de s'écharper dessus (ceci explique peut-être cela, d'ailleurs). On tourne sans arrêt autour du pot. Il y a quelque chose dans l'air que j'essaie de cerner, mais c'est difficile.</p> <p>Peut-être que si on creuse trop profondément la question de la violence vidéoludique, on risque de "réveiller le dragon" (on peut considérer que c'est ce qui s'est passé pour le sexisme avec le GamerGate). Je crois pour ma part que si on ne s'empare pas de ces questions, on laissera à d'autres, beaucoup moins bien intentionnés, le monopole de la discussion, de ses conditions, de ses intervenants, des questions posées, et surtout des réponses apportées.</p> Le débat sur la violence vidéoludique est-il mort ? 2016-02-04T11:32:44Z http://www.merlanfrit.net/Le-debat-sur-la-violence#comment6018 2016-02-04T11:32:44Z <p>@Nomys_Tempar :</p> <p>Merci pour tes remarques. C'est bien que tu te sois fait l'avocat de la "diablesse", histoire que quelqu'un essaie d'extraire les quelques bons points et idées justes de son article. Je conviens qu'il en a, mais honnêtement je n'avais aucune volonté d'en discuter "à fond", parce que j'estimais qu'il n'en valait pas la peine. Son auteure ne s'adresse qu'à des parents non-joueurs, la seule objection qu'elle veut bien entendre, c'est que "ce ne sont que des jeux", et la seule solution qu'elle envisage, c'est de les interdire ? Fort bien : pour ma part, qu'elle aille voir ailleurs si j'y suis, et qu'elle retourne à son état "d'impuissance".</p> <p>Je veux bien discuter de tous les points que tu as abordés (notamment la question de la responsabilisation), parce qu'ils sont dignes d'intérêt, et j'espère que je pourrai en tenir compte dans les prochains articles de ce dossier (parce que j'aurais pu être plus clair sur le fait que c'était un dossier en plusieurs parties, comme pour le GamerGate). Mais ça m'arracherait vraiment la gueule d'avoir à le faire sur une base aussi mauvaise.</p> Le débat sur la violence vidéoludique est-il mort ? 2016-02-03T17:39:18Z http://www.merlanfrit.net/Le-debat-sur-la-violence#comment6017 2016-02-03T17:39:18Z <p>Quand j'avais 13 ans, je jouais sur Amiga et expliquais à mes parents qu'il était préférable que je joue devant mon écran plutôt que je sois dehors avec de mauvaises fréquentations et tous les effets secondaires liés. J'aurais du faire de la politique. J'ai vite lâché la démagogie.</p> <p>Néanmoins, la répétition de la violence peut avoir certains effets sur nous, et ces derniers ne sont pas pacificateurs. L'époque est à la frénésie, à l'hyper-mettez ce que vous voulez ici-, à l'abus et fait l'éloge de la vulgarité. Dans ce contexte, il est finalement fort logique que la violence se trouvant dans les jeux vidéo ne soit rien d'autre que le reflet de ce qu'il se passe ailleurs, partout. Trouvez le coupable et je vous rendrai responsable. Fatalement, certains esprits, très faibles, tombent dans le panneau et se font embrigader. Il y a des analogies à faire avec les autres voies de communication (publicité, spiritualité, guerre contre les terroristes). Si tout le monde est un petit peu violent, alors personne ne pourra constater ce petit peu de violence, et les (sur-)enchères permettront d'augmenter la tension. Vertu ou vice, cela reste virtuel.</p> <p>Remarquez que je ne joue plus trop à des jeux violents, cela en devient un critère de choix. Cela doit être l'âge. Moins de rage.</p> Le débat sur la violence vidéoludique est-il mort ? 2016-02-03T09:42:03Z http://www.merlanfrit.net/Le-debat-sur-la-violence#comment6016 2016-02-03T09:42:03Z <p>Wow, j'était passé complètement passé à coté de ce mini-drama hivernal.</p> <p>Il reste dommage que ni cet article, ni les articles de William Audureau, Martin Lefebvre et Thomas Gaon, n'aient pris la peine de se mettre sémantiquement au niveau de l'article de Nadia Khouri-Dagher.</p> <p>Car le langage qu'emploi cette journaliste est celui d'une certaine vision de l'iconographie. Son exemple des statuts de démons au Tibet est d'ailleurs tout à fait représentatif de son propos. Elle s'interroge sur la puissance des premiers degrés de lecture des images. <br />Et la réponse à lui apporter est toute simple : pour un occidental, les statuts de démons sont terrifiantes et on se dit naturellement "mais qu'est-ce que c'est que ce peuple qui adore des monstres ?!". Alors que bien entendu il n'en est rien, une fois que l'on a apprit à voir ces êtres terribles du point de vue d'un tibétain on peut prendre la mesure de ce qu'ils apportent, et on peut ainsi les remercier pour ça. D'une manière simple (peut-être un peu naïve), les jeux vidéo c'est pareil.</p> <p>Cela a été dit, Nadia Khouri-Dagher s'interroge naïvement sur le jeu vidéo, et ses parallèles avec les autres médium renforcent cette impression de premier degrés de lecture. <br />Mais ce premier degrés n'est pas pour autant une fausse lecture ou en contradiction, avec les articles de William Audureau, Martin Lefebvre et Thomas Gaon. Il pointe, en somme, une certaine responsabilité des faiseurs d'images, vis-à-vis de la gravité des sujets qu'ils traitent. <br />Et ça, c'est nécessaire, car on vit dans une société qui déresponsabilise totalement les créateurs, et le jeu vidéo lui-même en tant que médium d'expression, cumulant en sus le handicape de n'être qu'un jeu est d'autant plus déresponsabilisant. <br />Ce qui est faux, catharsis ou pas, 3ème ou 4ème degrés de lecture ou pas. Les créateurs ont une certaine responsabilité, croire le contraire c'est être totalement oblitéré par la société du spectacle.</p> <p>C'est sur, cela parait énoncer l'évidence, mais là où j'ai trouvé le propos différent des autres propos prônant que les jeux vidéo rendent violents. C'est bien sur qu'elle ne se limite pas au jeu vidéo, mais l'étend au cinéma et à la télévision. C'est à dire : à plusieurs médium et médias confondu. En cela elle est tout à fait logique et clairvoyante sur ce qu'elle considère être le problème : la place que cette violence affiché prend dans notre société.</p> <p>Afin de me faire totalement l'avocat du diable sur ce coup. Je compare ça au affiches de magasines porno qui trônent devant les tabacs et les marchands de journaux. Ça n'a l'air d'inquiéter personne (en tout cas les quelques militants féministes dont j'entend parler n'ont pas vraiment l'air d'en faire un foin), et pourtant nos bambins dans leur poussettes sont souvent pile à la bonne hauteur pour les voir depuis leur plus jeune age, sans parler de l'image de la femme que ça renvoie dans la rue à tout les passants... Mais bon ça n'a pas l'air de déranger grand monde.</p> <p>En ce qui concerne mon avis perso sur "la violence dans les jeux vidéo", je suis de l'avis de Jérôme Dittmar : c'est un débat qui n'a rien à voir avec le jeux vidéo ; et Martin Lefebvre : il y a un travail personnel et sociétal de réflexion, de pédagogie et d'éducation à faire.</p>