Les maĆ®tres du temps - commentaires Les maîtres du temps 2012-05-09T17:24:55Z http://www.merlanfrit.net/Les-maitres-du-temps#comment907 2012-05-09T17:24:55Z <p>Que d'après le père Blaise, il y a plus à gagner en une heure de contemplation dans sa chambre qu'en une vie de divertissement ? Ca ne te va pas trop de jouer les ingénus Tonton. :/</p> <p>J'aime beaucoup la théorie du divertissement, d'autant que si comme moi on ne croit pas au pari, on peut trouver que le divertissement est un pis-aller qui en vaut d'autres à la misère de l'homme.</p> Les maîtres du temps 2012-05-09T16:39:15Z http://www.merlanfrit.net/Les-maitres-du-temps#comment906 2012-05-09T16:39:15Z <p>Cyprien : "Selon Pascal, se divertir, c'est s'agiter de telle sorte que la temporalité s'en trouve écrasée. La contemplation, au contraire, requiert une temporalité, une durée. En elle la durée peut se dilater ".</p> <p>Nom de Dieu (comme dirait Pascal), mais qu'est-ce que tout cela veut dire ?</p> Les maîtres du temps 2012-05-09T13:21:03Z http://www.merlanfrit.net/Les-maitres-du-temps#comment904 2012-05-09T13:21:03Z <p>Sur le rapport du temps vidéoludiques avec le temps "réel". Lu dans <i>Reality is Broken</i> (McGonagal, 2011, p51), : « Good games are productive. They're producing a higher quality of life. When we realize that this reorientation toward intrinsic reward is what's really behind the 3 billion hours a week we spend gaming globally, the mass exodus to game worlds is neither surprising nor particularly alarming. Instead, it's overwhelming confirmation of what positive psychologists have found in their scientific research : self-motivated, self-rewarding activity really does make us happier. More importantly, it's evidence that gamers aren't escaping their real lives by playing games. They're actively making their real lives more rewarding. ».</p> <p>Je rajoute également que pour McGonagal, quelque pages avant le passage que je cite, le jeu vidéo doit aller au délà du FLOW (Csíkszentmihályi) et du FIERO (Poggi) pour promouvoir l'émergence de la recherche, de la part du joueur, de récompenses intrinsèques. Pourvue seulement de FLOW et de FIERO, une expérience vidéoludique peut tourner en addiction. A ce titre la lecture du mémoire de David Sudnow sur son expérience vidéoludique de Breakout (Atari) est particulièrement éclairante (Pilgrim in the microworld, 1983).</p> <p>Pour finir j'ajoute ce <a href="http://www.wired.com/gaming/virtualworlds/commentary/games/2007/09/gamesfrontiers_0910?current" class="spip_out" rel="external">texte</a> de Clive Thompson sur le "gamer regret".</p> <p>Antoine</p> <p>p. s. un merci aux contributeurs de ce site que je viens de découvrir, au plaisir de vous lire.</p> Les maîtres du temps 2012-05-09T10:23:33Z http://www.merlanfrit.net/Les-maitres-du-temps#comment898 2012-05-09T10:23:33Z <p>Voilà en effet un point qui mérite d'être abordé ! <br />Ça me rappelle un cours de philosophie de cet année à l'université. On pourrait ainsi rapprocher la question de la temporalité à l'opposition entre la contemplation et le divertissement (au sens pascalien du terme). Je cite mon cours d'esthétique : " Selon Pascal, se divertir, c'est s'agiter de telle sorte que la temporalité s'en trouve écrasée. La contemplation, au contraire, requiert une temporalité, une durée. En elle la durée peut se dilater ". <br />Avoir une expérience esthétique, être confronté à la beauté durant une partie, c'est éprouver le temps différemment. On n'a pas l'impression qu'il nous file entre les doigts, et on a envie de faire partager cette expérience esthétique. "Regarde à quoi je joue ! C'est beau, hein ?"</p>