BD & JV

Tintin Vs Mario

Nous étions cinq autour d’une table de bistro chargée de pintes et de cacahuètes. Il y avait Mortis Ghost, Exaheva, Saturnome et Nuki, tous les quatre bédéastes et développeurs de jeux vidéo sur le logiciel RPG Maker. Moi, j’étais juste venu pour boire une bière mais le sort en avait voulu autrement en me faisant tomber sur cette petite bande. Arrivés à la quatrième tournée, nous avions d’ores et déjà bien sympathisé...

Pierrec – Mais je l’emmerde Tintin ! Reporter mon cul ! Tu as déjà lu un seul article de Tintin toi ? Tu l’as déjà vu s’asseoir à son bureau et écrire quoi que ce soit ? C’est un sale parvenu qui fait honte à toute la profession ! Alors que regarde, les plombiers peuvent être fiers d’être représentés par quelqu’un comme Mario : non seulement il nettoie les tuyaux, mais en plus il sauve des princesses !

Nuki – Oui mais tu oublies un détail capital : Tintin, il est belge. Rien que pour ça il s’élève bien au dessus de ce moustachu italo-japonais ! Et puis, il fait bien deux têtes de plus, tu mets Mario face à Tintin en combat rapproché, Mario il a aucune chance : coup de matraque direct dans la nuque *Tchak* !

Saturnome – Sauf si Mario a la fleur...

Exaheva – Attendez, c’est mathématique : Mario se bat contre Bowser, Tintin se bat contre Rastapopoulos. Rastapopoulos contre Bowser... je pense que Bowser gagne. Donc Mario est plus fort... ? Non ?

Mortis Ghost – Je pense surtout qu’aucun des deux ne fait le poids face à Johan et Pirlouit.

Tintin Vs Mario
Tintin Vs Mario, illustration d’Exaheva

"Le jeu vidéo je le préfère en indépendant amateur"

A partir de là, la conversation s’est envenimée, et on a commencé à parler de trucs bizarres...On a commencé à imaginer que Mario et Tintin puisse travailler main dans la main, on s’est questionné sur les relations, étroites ou non, entre la bande dessinée et le jeu vidéo, on a parlé de leurs expériences personnelles...

Mortis Ghost – Moi en fait, si je parle de Johan et Pirlouit, c’est parce que c’était ma première bande dessinée, lue par ma grand-mère quand j’avais genre deux mois. Forcement, après, je me suis mis à dessiner des BD, encouragé par ma famille. Mais dès que j’ai vu une console de jeu j’ai tout de suite été super attiré par le jeu vidéo, par contre il a fallu pas mal d’années avant que je découvre RPG Maker et que je pleure des larmes de joie de savoir la création vidéoludique possible tout seul. Du coup, de mon pur point de vue, la BD c’est comme mon métier, j’adore ça, mais c’est serious business, j’espère que ça deviendra ma source de revenu, alors que le JV c’est purement récréatif et je pense pas gagner un jour de l’argent avec ça, même si en secret j’en rêve dans mon lit en pleurant silencieusement.

Exaheva - Pareil ! J’ai commencé avec la BD, j’ai eu une grosse période jeu vidéo, mais en général je suis toujours resté plus du côté BD simplement parce que je tenais à en faire, si possible, mon métier. Le jeu vidéo je le préfère en indépendant amateur... enfin qui sait ?

Saturnome – Moi je sais : gagner sa vie avec la BD, le jeu vidéo...c’est vraiment des idées de sales hippies ! Je vais vous dire, le vrai truc, c’est le cinéma ! La bande dessinée ? Du storyboarding. Le jeu vidéo ? Un support à cinématique. Le jeu vidéo et la BD ont beau être des médias à part entière, avec leurs propres avantages, règles, possibilités, dans ma tête, c’est juste des substituts pour le cinéma.

Nuki – Bah pourquoi tu fais pas du cinéma alors ?

A ces mots, Saturnome s’effondre sur la table et se met à pleurer, renversant une pinte de Picon sur le jean tout neuf de Mortis. La tension monte, je sens que je dois rapidement reprendre les choses en main avant que cela ne dégénère.

Pierrec – Mais du coup, à tous faire de la BD comme du jeu vidéo, ça vous arrive pas des fois de vous emmêler les pinceaux ? Vous n’avez pas l’impression que ces deux médias se mélangent parfois ?

Mortis Ghost – Ah bah si. Carrément. Y’a Exaheva qui fait des BD en pixel art par exemple, et ça tue d’ailleurs, ou Benoit Henken avec son Lundi, fin de journée à la Cinquième couche. Et puis il y a des BD comme Scott Pilgrim qui s’inspirent à fond des codes du jeu vidéo. A l’opposé, les pages d’encyclopédie dans Off qui apparaissent quant les employés expliquent les différents éléments, je crois que c’est une idée qui doit venir de la BD, avec des passages aux styles graphiques très différents, ce qu’on voit très rarement dans un jeu.

Exaheva – Il y a aussi une Aventure de M. Pixel de Etienne Beck chez l’employé du Moi qui est en pixels, sauf que les pixels sont dessinés main...

Saturnome – Et puis il y a la bande dessinée interactive...

Exaheva – Aaaah, la bande dessinée interactive...

Mortis Ghost – Vaste sujet...

Nuki – Patron ! Une autre !

Link Vs Johan
Link Vs Johan, illustration de Mortis Ghost

"Boarf...c’est un peu du cas par cas non ?"

Exaheva - On a eu une discussion avec Mortis là-dessus dernièrement, et le gros problème c’est qu’on en est venu à se dire que tant qu’à faire de l’interaction, autant y aller à fond et faire un jeu vidéo. Si on veut que le lecteur ne maîtrise rien, autant faire une BD et on est bon.

Mortis Ghost – Le truc, c’est que même si je trouve ça potentiellement très cool, j’en ai pas encore vu beaucoup ... y’a le blog de Malec qui essaie un peu. Mais bon ça se résume à de la BD animée, comme les planches en gif de Saturnome et d’Exa. J’aime vraiment bien, mais ça reste très limité en terme d’interaction

Nuki – Et même, l’interactivité ça ne fait pas tout. Moi je prône le gameplay comme figure de proue du jeu vidéo et l’interactivité n’est pas forcément ludique. Du coup, BD interactive pourquoi pas, mais ce ne sera pas pour autant du jeu vidéo.

Saturnome – Boarf...c’est un peu du cas par cas non ? Moi j’ai fait des BD collaboratives, un free-for-all par exemple, où je fais la première case et les autres suivent ou une autre un peu plus contrôlée où je poste une case et les gens me disent ce que le personnage doit faire dans la case suivante. Autant, dans le premier cas, ça ne diffère pas beaucoup de la BD improvisée à plusieurs et ça n’a du coup pas grand chose d’un jeu, autant le deuxième cas est peut-être un peu plus ludique, j’ai un peu un rôle de maître du jeu. Enfin j’en sais rien...il reste des cacahuètes ?

Exaheva – L’exemple que tu donnes, on pourrait le comparer au manga pré-publié ou y’avait des votes des lecteurs qui définissait un peu la suite. Du coup, je ne trouve pas vraiment que ce soit de la BD interactive où le lecteur a vraiment quelque chose à faire ou quoi...

Pierrec – Donc là, en fait, vous êtes en train de m’expliquer qu’on se prend le chou depuis tout à l’heure pour un truc qui n’existe même pas ? Il n’y a pas de bande dessinée/jeu vidéo ?

Mortis Ghost – Bah le problème en fait, c’est l’énorme différence qui existe entre les deux supports. En BD la majorité de l’histoire et de l’action se trouve entre les cases, dans l’ellipse, comme l’explique Scott Mc Cloud dans l’Art Invisible...

Nuki – Comme il se la pète avec ses références...

Mortis Ghost - ...les cases ne représentent que les moments clefs nécessaires à l’intrigue ou à l’ambiance du récit. Le jeu vidéo au contraire est quasi toujours en temps réel, il n’y a presque pas d’ellipse, encore moins qu’au cinéma, qui en comporte déjà beaucoup moins qu’en BD. Je crois que c’est cette grosse différence qui rend difficile une véritable connexion entre les deux

Exaheva – EXACTEMENT ! Pour qu’une BD interactive reste une BD et pas un jeu, certains codes importants doivent exister : les ellipses, plusieurs images liées entre elle. Mais pour que ça soit du pur jeu vidéo, y’a aussi des codes : que le lecteur puisse agir sur l’objet, sur la narration, ou du moins sur l’aboutissement du but du personnage. Ça fait quand même un gros paquet de codes et ne laisse du coup pas trop de liberté.

Pierrec – Donc en gros, bande dessinée et jeu vidéo peuvent s’influencer, mais pas trop se mélanger ?

Mortis Ghost – Ouais, voilà.

Exaheva – Mais c’est pas pour ça qu’il faut s’empêcher d’essayer !

M. Ferraille Vs Le Prince du Cosmos
M. Ferraille Vs Le Prince du Cosmos, illustration de Mortis Ghost

"Une BD, ça peut s’improviser bourré sur une serviette sale"

Un silence gêné s’installe alors. Chacun contemple le fond de son verre un peu déçu par cette conclusion sauf Saturnome qui s’en fout parce qu’il veut faire du cinéma et qui profite de ce temps mort pour aller discrètement chiper des cacahuètes sur les tables avoisinantes. J’inspecte mon portefeuille espérant trouver de quoi payer une nouvelle tournée, mais il ne me reste plus que deux timbres et un ticket de métro usagé mais peut-être-que-sur-un-coup-de-bol-ça-peut-passer. Désespéré de n’avoir plus rien à boire, Nuki s’endort.

Mortis Ghost – Hé, tu veux voir une autre différence majeure entre bande dessinée et jeu vidéo ?

Pierrec – Allez !

Mortis s’empare alors d’une serviette et se met à dessiner maladroitement dessus. Exaheva ne peut s’empêcher de le rejoindre et les voilà tous deux qui improvisent une bande dessinée sur un coin de la table. J’aurais aimé publier cet ouvrage ici mais il est échangé au barman contre une nouvelle tournée.

Exaheva – Santé !

Mortis Ghost – Voilà ! Je te défies de faire ça avec un jeu vidéo.

Pierrec – Purée...alors on peut vraiment gagner sa vie avec la bande dessinée !

Mortis Ghost – Nan...ce que je voulais dire c’est que le jeu vidéo demande énormément de temps, de travail, une BD, ça peut s’improviser bourré sur une serviette sale. Pour ce qui est de gagner sa vie, c’est pas gagné, le marché de la BD comme celui du jeu vidéo sont saturés. Je crois que les deux nécessitent autant de chance pour sortir du lot. Sans doute le jeu vidéo est-il aussi plus bankable, mais il me semble plus difficile de créer un jeu complet et vendable. Ok, la BD me semble personnellement plus réaliste en tant que source de revenu mais de là à gagner sa vie...

Pierrec – Les deux marchés ne me semblent pourtant pas si différents...il y a les grosses prods d’un côté, il y a l’indé de l’autre, il y a une reconnaissance de ce dernier qui commence à poindre dans les deux médias avec Persepolis pour la BD en 2005, Minecraft pour le jeu vidéo en 2010...

Exaheva - Attention Pierrec, ça fait bientôt 70 ans que la BD est prise au sérieux. Je pense que la BD a eu ses lettres de noblesse il y a beaucoup plus longtemps que le jeu vidéo. Mais c’est vrai que l’indé est arrivé dans les années quoi... 60 ? Elle a mit un temps FOU a évoluer, le jeu vidéo c’est l’inverse, c’est allé extrêmement vite. La première BD date de 1820, le premier jeu vidéo de 1958...

Pierrec – 1952 !

Exaheva – Oui bon, ça va...Donc oui, c’est vrai, la comparaison indé BD/JV est pas si bête. C’est toujours le même schéma qui se reproduit : D’abord, le média évolue commercialement, prend de l’ampleur, ensuite comme toujours il y a des gens qui en ont marre des grosses prods et qui cherchent une autre route... pour la BD je sais pas, ptet des gens comme Eisner ou Spiegelmann, et pour le JV bah c’est toute la première première vague d’indé, avant que ça devienne une "mode"... genre Cave Story je sais pas trop. Bref, en tout cas c’est j’ai l’impression que ça suit la logique et que tout est normal, à part que ça va extrêmement vite.

Kevar – Si je puis me permettre, je pense que le jeu vidéo a aussi eu un accès très rapide à une industrialisation de masse, et qu’il a pris beaucoup moins de temps que la BD pour atteindre le rythme de croisière de sa production/distribution. Et peut-on dire que la BD ait atteint une situation d’industrialisation ? A part des albums de collectifs, une BD, même de grosse consommation, est en général la production artisanale d’un ou deux auteurs, même si je crois que du côté du manga, il y a des approches studio assez structurées, alors qu’un jeu vidéo peut mobiliser des équipes spécialisées de plusieurs dizaines de personnes. Aussi, là où en BD la différence entre "l’indépendant" et le "non-indépendant" me semble se situer essentiellement sur les choix d’esthétique et de sujet des auteurs, on trouve d’abord dans le jeu vidéo une distinction de moyens financiers, techniques et logistiques, et je remarque que souvent un jeu vidéo dit "indépendant" produira finalement du contenu très classique : Aquaria est un jeu d’aventure/exploration qui respecte sans les changer les codes du genre, Super Meat Boy reste un simple platformer hardcore, Limbo sous son apparence arty reste un bête jeu de platforme/exploration, et que dire des pléthores de jeux web que l’on trouve sur Kongregate ou Armor Games qui reprennent inlassablement les mêmes grandes catégories de gameplay ? La bande dessinée indépendante semble davantage se démarquer par son originalité.

Pierrec – C’est qui lui ?

Mortis Ghost – Oh, c’est Kevar, c’est un copain. Salut Kevar !

Kevar – Salut Mortis ! Salut Exa ! Salut Sat ! Salut Nuki !

Exa – Salut Kevar !

Saturnome – Oh...salut !

Nuki – Zzzzz...

M. Ferraille Vs Le Prince du Cosmos
M. Ferraille Vs Le Prince du Cosmos, illustration de Mortis Ghost

"Il faut accepter de prendre en compte la vision populaire des choses, même si elle est caricaturale"

Pierrec – Non mais attends, de une on t’as pas invité, alors qu’est-ce qui te permet de venir réciter ton monologue en plein milieu de notre conversation ?

Exaheva – Euh si...je l’ai invité moi en fait...

Pierrec – De deux, comment tu peux dire que l’originalité est l’apanage de la bande dessinée indépendante ? Je te signale que ça fait deux ans que moi je me casse le cul sur mon blog pour trouver régulièrement des jeux indés originaux, et que d’autre part, c’est pas les sous-Trondheim, sous-Blutch et sous-Satrapi qui manquent dans les étalages indés des librairie. Alors l’originalité de la bd indé...mes couilles !

Kevar - Tu as totalement raison, et je me suis mal exprimé : je suis le premier à saluer des perles d’inventions dans les jeux indés, et je crois tout à fait qu’il y a de mauvaises BD indépendantes. Ce dont je parlais, c’est surtout de l’image populaire qu’on attache à la BD indé : une BD qui cherche à être originale (sans forcement y arriver) en opposition aux styles commerciaux, alors que personne n’est choqué de voir un jeu indé sortir sans avoir particulièrement de nouveau concept à proposer. Ce n’est pas forcément la réalité artistique de ces objets, mais si on pose une distinction indé / pas indé et BD / JV, il faut accepter de prendre en compte la vision populaire des choses, même si elle est caricaturale, car elle influence fortement la réception et la diffusion de ces produits et donc l’importance qu’on va leur donner. Je ne crois pas que si on voit sortir un ersatz d’Astérix on le qualifiera de "BD indé", alors que si on voit un métroid-like sortir mais réalisé avec peu de moyens, on n’aura aucun problème à le qualifier de "jeu indé".

Exaheva - Oui, je pense que t’as raison Kevar, en fait, le terme "indépendant" est pas le même dans le JV que dans la BD. Dans le JV, il est d’ailleurs plus justifié, alors que dans la BD, le terme de BD "alternative" est plus juste, vu qu’ « indépendant » sous-entend qu’on ne dépend pas d’une structure, or quand on distribue une BD, on ne peut pas y échapper Du coup Pierrec, peut-être qu’on peut dire que les jeux originaux dont tu parles sont non seulement indépendant mais également alternatif car ils cherchent à expérimenter de nouveaux gameplays...

Pierrec – Oh...vous êtes intelligents les copains ! Câlin !

A partir de là...je ne me souviens plus très bien de la suite des événements. Il ne me reste que quelques bribes...un coup de pied au cul pour nous faire sortir du bar...un plongeon dans une fontaine...une bagarre pour être le premier à dévaler un toboggan...une partie de E.T the Extra-Terrestrial...une grande fresque dessinée sur le mur du voisin de Saturnome...Peut-être notre conversation s’est-elle poursuivie durant ces événements, peut-être même y avons-nous trouvé une conclusion satisfaisante mais celle-ci demeurera à jamais off the record.

Crédits

Exaheva a un blog BD qu’il dit déprimant mais en fait non et il œuvre également sur une BD à quatre mains complètement dingue avec Mortis : Explosions & Ninja Tiger.

Mortis Ghost a un blog dans lequel il présente divers dessins. Il faut aussi des jeux vidéo, notamment le brillant Off qui donne une toute nouvelle saveur au RPG.

Nuki appartient au collectif de graphistes-codeurs Funky qui a un blog, qui présente quelques productions sur DeviantArtet qui fait aussi de l’art urbain.

Saturnome est un canard, du moins à en croire son propre blog BD. Il fait des jeux rigolos sur RPG Maker, ou pas, mais toujours sur RPG Maker.

Kevar fait sûrement des choses, mais je n’ai pas eu l’occasion de le lui demander.

Tout ce petit monde (sauf Nuki) a également participé à la création du jeu Dark Soul.Ace, qui fait mal aux yeux, aux oreilles, aux coeur, au cerveau et aux convictions.

Il y a 4 Messages de forum pour "Tintin Vs Mario"
  • meduz’ Le 28 janvier 2012 à 10:08

    Très sympathique idée d’article !

  • Nuki Le 29 janvier 2012 à 17:43

    yeah merci :)

  • Glützenbaum Le 29 janvier 2012 à 20:46

    ça me fait penser que dernièrement je suis tombé sur cet article de Wikipédia :
    http://en.wikipedia.org/wiki/Video_...
    Je crois qu’il pose certaines questions sur les codes du jeu vidéo dont vous parlez, mais je suis pas sûr parce que c’est tout en anglais alors on comprend rien.

  • heudé Le 10 décembre 2012 à 22:38

    Pour ceux qui connaissent pas, Meanwhile (Vanille ou Chocolat en français) de Jason Shiga est un bon exemple de BD interactive, pourtant sur papier.
    Ça pourrait être à prendre en compte pour un prochain débat.

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