Revue de pêche

Just Cause 2, Project Eternity, The Binding of Isaac, Dishonored

Revue de presse #3

La revue de presse de Merlanfrit est l’occasion de vous proposer quelques liens, principalement en anglais, qui ont retenu notre attention durant ces derniers jours. Ni objective, ni exhaustive, cette liste reflète ce qui nous fait frétiller en ce moment.

Accouchement

Le premier postmortem de cette revue de presse n’est autre que celui de The Binding of Isaac, carton indé de cette année sur PC et qui arrivera bien assez tôt sur consoles. Avec toute sa candeur légendaire, Edmund McMillen revient sur la naissance de son bébé, les points positifs et négatifs du développement et ce qu’il prévoit pour le futur. Il ne peut pas s’empêcher de régler son compte à Microsoft tout en appuyant l’importance de Steam et de parler de "censure" lorsqu’il évoque le PEGI...

Cocorico

Endless Space, le gros 4X de cette année, se retrouve sur le devant de la scène chez Gamasutra avec un brillant postmortem, sans doute plus orienté développement et production que d’habitude. On découvre comment Amplitude a risqué gros (financement personnel, jeu de niche, création d’une communauté) tout en utilisant son expérience et ses contacts. Et même si l’on aurait sans aimé voir un article un peu plus critique, il n’en reste pas moins que ce Endless Space est une réussite qui fait plaisir et qui promet de belles choses pour l’avenir.

Oui à la vie

La Wii U vient tout juste de sortir et Computer And Videogames en profite pour en savoir plus sur la naissance de la Wii. En interrogeant (entre autres) Tom Quinn, inventeur du principe de gyroscopie que l’on trouve dans les Wiimotes, le site revient en détail sur dix ans de prise de risque, de surprises et de succès. Un article simple mais impressionant.

Au coin du feu

Après avoir amassé plus de 3,9 millions de dollars sur Kickstarter, Project Eternity a commencé son développement. L’occasion pour Chris Avellone (papa de Planescape : Torment qui a aussi travaillé sur Fallout, Baldur’s Gate et co-fondateur de Obsidian Entertainment) d’être interviewé par Gamasutra et de revenir sur la genèse du projet, les doutes quant à Kickstarter et le futur pour le jeu. Rien de bien nouveau à se mettre sous la dent pour qui a suivi l’histoire depuis le début ; les nouveaux venus seront ravis.

Les baleines et la magie

Dishonored a enchanté la presse et les (ou la majorité des) joueurs mais son histoire a été globalement trouvée décevante. Cet article, publié sur le blog This Cage is Worms, tente d’analyser et d’expliciter les fragments narratifs trouvés tout au long du jeu. Une bonne manière d’approfondir son expérience ou de se motiver pour demander Dishonored au Père Noël (ou Steam). Quelques spoilers légers sur le monde mais rien d’important.

De la jaquette

Take Two a récemment dévoilé la jaquette de Bioshock Infinite et a déclenché une vague de commentaires et d’articles. La cause ? On y voit seulement le héros, une arme à la main, un drapeau, un dirigeable et des flammes. Où est l’héroïne ? Où est la ville volante ? Où est la patte de Ken Levine ? Le débat est plutôt ridicule — Kotaku en profite pour faire un tour des jaquettes qui montrent un héros avec le doigt sur la gâchette, ce qui va à l’encontre des règles de sécurité les plus basiques — mais montre surtout qu’il existe aujourd’hui un marketing à deux vitesses : un pour les passionnés qui iront acheter Bioshock Infinite pour son univers, et un pour ceux qui achètent un jeu dans un magasin en jetant un œil sur la jaquette.

II

Halo 4 et Hitman : Absolution sont sortis quasiment en même temps et souffrent du même problème : ce sont des suites. Du coup le premier est critiqué pour son manque de nouveauté et le second pour ne pas être comme le jeu original. En prenant ces deux exemples, Pixelbedlam se fend d’un court article assez évocateur d’un problème actuel, d’autant plus que cette génération étirée a permis de voir naître de nombreuses suites (5 épisodes d’Assassin’s Creed, 6 pour Call of Duty, etc.).

Une industrie mature

Dans ce court mais intéressant article paru sur le blog Mighty Vision, l’auteur défend sa théorie comme quoi l’industrie du jeu vidéo n’est plus toute jeune et repose désormais dans les mains de développeurs et de créateurs âgés, des vétérans qui ont rangé l’innovation au placard. Il y a de quoi débattre mais ses arguments tiennent la route et surtout, jettent le doute sur la génération passée et celle à venir, aux coûts de plus en plus exorbitants.

  • Lien : Maturity, chez Mighty Vision, en anglais.

Visitez Panau

Sans raison particulière, Edge est allé interroger Stefan Ljungqvist, directeur artistique de Just Cause 2. Cette interview permet d’éclairer davantage la série, l’intérêt presque purement technique du premier épisode ou encore de saisir comment les 32 km² de Panau ont été pensés et modélisés. On y apprend par exemple que la technologie derrière le jeu a permis la création d’un jeu de chasse free-to-play pas inintéressant... Les images proviennent du formidable site Dead End Thrills.

Il y a 5 Messages de forum pour "Revue de presse #3"
  • Frenezo Le 6 décembre 2012 à 11:57

    Intéressant !

  • Jaunmakenro Le 6 décembre 2012 à 11:58

    Encore une fois merci ! J’aime vos revues de presse d’amour !

    Et ce "the hunter" à l’air bien sympatoche, en tous cas le papier de freemiam donne envie : http://freemiam.com/tag/the-hunter/

  • zbleurg Le 6 décembre 2012 à 14:15

    InXile a aussi officialisé il y a quelque jour une suite spirituelle à Planescape Torment !
    Ce qui perso m’excite bien plus que leur clone de baldur’s gate, je ne suis toujours pas remis de cette vieille overdose de forgotten realms.

  • Cronos Le 6 décembre 2012 à 17:20

    J’aime ce petit tour d’horizon, c’est vraiment passionnant !

  • rhed308 Le 8 décembre 2012 à 10:28

    Concernant la jaquette, elle souffre également d’un manque de recherche esthétique. Cela reste un avis personnel mais je préfère ne voir que le logo (version XBOX360 du 1er) plutôt qu’une publicité mensongère qui plus est très moche.
    Rappelons cependant que la jaquette de la version PS3 de Bioshock 1, qui révélait un peu plus sur l’univers (Big Daddy + Little Sister) n’étais pas exceptionnelle (pour ne pas dire moche) dans sa recherche esthétique. Celle qui s’en sort le mieux reste celle du second épisode montrant la même chose que la version PS3 du 1er mais avec plus de travail.

    Pour information, le dos de la jaquette de Bioshock Infinite est entièrement consacrée à la jeune femme qui nous accompagnera dans l’aventure. Mais qui y fera attention....?
    Reste a voir également le texte promotionnel au dos. Si on lit "Prenez les armes afin de sauver les Etats-Unis" , ce sera en adéquation avec la jaquette mais pas du tout avec ce que le jeu nous promet.

    Il y a décidément des types du marketing qui mériteraient des baffes ^^

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