Quinnspiracy

La réacosphère saute sur le #gamergate

Le #gamergate voudrait être la révolte des sans-voix, excédés par un journalisme vidéoludique pétri de certitudes et de partis-pris. Mais un rapide examen des rares figures publiques ayant embrassé la cause permet de constater que les thématiques soulevées par le mouvement se prêtent à une récupération par les conservateurs, pour ne pas dire les extrémistes réactionnaires.

Parmi les revendications des internautes se regroupant autour du hashtag #gamergate, prédomine la volonté de se faire entendre. Sur les chans, les réseaux sociaux et les forums, le mouvement se plaint d’être invisible dans la presse, de ne pas avoir voix au chapitre, sentiment d’autant plus amer que le camp opposé possède des porte-paroles largement relayé∙e∙s. La presse jeu vidéo ne serait plus à l’écoute de son lectorat, mais exclusivement au service d’activistes féministes comme Anita Sarkeesian bien décidé∙e∙s à imposer leur vision politiquement correcte du jeu vidéo. Face à la détermination d’investigateurs s’attelant à révéler les compromissions du milieu, les journalistes auraient fait bloc pour étouffer « l’affaire »... quand bien même celle-ci aurait des contours particulièrement flous.

Il ne faut certes pas négliger cette impression de dépossession, qui mène souvent à la radicalisation et à la violence comme l’a si bien montré Liz Ryerson. Mais comment entendre les volontés d’une foule dont les membres se drapent généralement dans l’anonymat ? Comment dégager une position à partir de laquelle discuter ? Il faudrait pouvoir accepter que le #gamergate n’est pas misogyne, qu’il condamne le harcèlement dont ont été victimes Zoe Quinn et Anita Sarkeesian. Mais comment faire si au nom du mouvement on continue à harceler et à multiplier les insultes misogynes ? Il faudrait que se dégage des positions claires. Mais comment seraient-elles audibles, dans un brouhaha aux échos contradictoires ? Dénoncer une forme de corruption dans la presse vidéoludique, pourquoi pas, mais alors comment expliquer cette focalisation sur Zoe Quinn, qui ne pèse pas bien lourd à côté de la machine commerciale des grands éditeurs ? Mais non ce n’est plus Zoe Quinn dit l’un, mais si dit l’autre !

Il ne s’agit pas de condamner tout mouvement spontané : la base est parfaitement capable de donner forme à ses indignations, et de se reconnaître dans des personnalités qui ont inspiré le mouvement comme Noam Chomsky pour les Occupy Wall Street, ou qui en sont devenues des figures emblématiques comme Anita Sarkeesian pour le féminisme vidéoludique. N’en déplaise aux pourfendeurs des « Social Justice Warriors », malgré les dissensions propres à toute action sociale, il est assez facile de résumer les positions des défenseurs de Zoe Quinn : le respect de la vie privée, une meilleure visibilité pour les minorités dans les jeux vidéo, la liberté d’exercer une critique féministe sans être harcelé, un effort d’ouverture et de tolérance dans l’industrie et les communautés de joueurs… Que ces positions ne soient pas entièrement dénuées d’arrière-pensées égoïstes chez certains de ceux qui les défendent – comment imaginer un collectif entièrement dénué d’égo ? – ne les rend pas moins claires.

A défaut de pouvoir dégager clairement ce que veulent les anonymes du #gamergate, comment rendre compte de leur point de vue ? Faute de mieux, il ne nous reste qu’à examiner les personnalités qui ont contribué à alimenter le mouvement, qui ont fait gonfler la polémique, qui se sont clairement engagées. Il ne s’agit ni de prétendre à l’exhaustivité, ni de condamner aveuglément ou d’assimiler tous les mécontents à ces figures. Mais il n’empêche qu’on a envie de leur demander s’ils sont réellement sûrs de vouloir s’associer avec les charmants personnages dont nous nous apprêtons à faire le portrait.

Ca déconne à plein Youtube

Internet Aristocrat

Le 16 août, Eron Gjoni, l’ex petit ami de Zoe Quinn publie, sur un blog créé pour l’occasion et intitulé thezoepost, le billet qui a ouvert la saison de la chasse. Dès le 17, un teaser fait le tour des réseaux sociaux, promettant pour le lendemain la vérité sur la « Quinnspiracy ». Le 18, un youtubeur connu sous le pseudonyme « Internet Aristocrat » connaît son heure de gloire grâce à l’affaire Quinn : sous couvert de parler vrai et de défendre son camarade MundaneMatt dont la vidéo a été bloquée par Youtube, il déroule un portrait à charge de la développeuse, où se mêlent dénonciation de la censure et critique d’une presse dont la ligne éditoriale lui déplaît, défense de la vie privée et condamnation morale de l’infidélité. Malgré le ton sentencieux et la volonté affichée de paraître raisonnable, qui laissent place dans l’envolée finale à une avalanche de « fucks », le youtubeur multiplie les a priori, les contradictions et les jugements esthétiques à l’emporte-pièce. On apprend par exemple que Depression Quest ou Gone Home [1] ne sont pas des jeux et qu’ils ne devraient donc pas être sur Steam, leur présence sur le portail de Valve constituant la preuve d’une intervention malicieuse des journalistes, dont la corruption va jusqu’à parler à des développeurs sur Twitter.

Rendons à César ce qui lui appartient, il faut reconnaître qu’en 24 minutes de haine concentrée, l’Internet Aristocrat a donné au #Gamergate, qui n’avait pas encore de nom, l’essentiel de son contenu, en apportant au mouvement sa rumeur fondatrice. Avec plus de 800.000 vues, la vidéo quadruple son précédent record. Il est d’ailleurs regrettable que les internautes n’aient pas plus tôt prêté attention à une chaîne Youtube sur laquelle l’on apprend que l’UKIP [2] et le Front National sont parfaitement fréquentables [3]. Par ailleurs l’Aristocrat est aussi un humoriste de grand talent [4], qui mérite une plus grande reconnaissance. Comment ne pas s’esclaffer devant sa vidéo intitulée « The Hugbox Chronicles », qui nous révèle les recettes pour « emmerder les tumblerettes » [5], et son générique aux paroles si poétiques et respectueuses : « si tu as un problème d’hymen, tu as le droit de pleurer » ?

Sarkeesian Effect

Zoe Quinn et ses ami∙e∙s parviennent à obtenir des financements sur Patreon ? Pas de problème, le #Gamergate est prêt à relever le défi, par le biais de ses champions auto-proclamés Jordan Owen et Davis Orini. Le 23 août, ils lancent une campagne pour financer un documentaire consacré au « détournement de de la culture gamer et technologique par les Social Justice Warriors », dont Anita Sarkeesian est l’emblème. A l’instar de l’Internet Aristocrat, ils nous promettent de rétablir des vérités censurées par les médias, grâce à une enquête de fond et à une perspective non biaisée.

Davis Aurini, suave, dans son salon, graouw...

Bien entendu, il ne s’agit pas de présumer de la qualité du travail à venir, mais on est tout de même en droit de s’interroger pour peu que l’on examine la production antérieure des deux auteurs. Jordan Owen est fan de l’écrivain de SF Harlan Ellison et ardent défenseur de la pornographie, à laquelle il a consacré un roman intitulé Eros Empire. Après tout, jusqu’ici tout ne va pas si mal (mais je ne vais pas prétendre avoir lu son livre). En parcourant l’abondant contenu qu’il publie sur Youtube, on lui découvre cependant une légère obsession à l’encontre du féminisme, ainsi qu’une forte attirance pour la pensée libertarienne d’Ayn Rand, que les fans de Bioshock connaissent bien.

Son compère Davis Aurini est un autre numéro. Lui aussi romancier, ex-soldat et historien de formation, l’Alain Soral de l’Alberta (et pas du Kentucky comme je l’avais précédemment laissé entendre) se présente comme une figure de la « blogosphère alternative de droite ». A parcourir ses vidéos, on se demande s’il ne serait pas plus correct de traduire « alternative de droite » par suprématisme blanc. Ainsi, notre brillant polémiste nous explique, non sans un certain talent pour l’auto-contradiction que les hommes occidentaux sont les cocus de l’histoire (« Men of the West », 2012, chef d’œuvre auto-produit dans sa cave en gilet de skaï noir armorié), mais se demande aussi si « le réalisme racial est du racisme », et si les blancs doivent avoir honte de leur supériorité (spoiler : « non »).

Le gilet de skaï noir armorié, on ne rigole pas !

Ne vous inquiétez pas, en bon dialecticien, il règle définitivement le problème dans une vidéo publiée il y a deux semaines (et à l’occasion de laquelle il remet le gilet en skaï noir armorié, mais dans son salon cette fois), en concluant que « le racisme est un problème personnel ».

Evidemment, contrairement à Zoe Quinn qui a consacré toute sa carrière à la création vidéoludique, les deux représentants des GAMERS ne semblent guère jusqu’à présent s’être intéressés au jeu vidéo. Mais promis, leur documentaire sera réalisé en toute indépendance.

Une presse à réaction

Le #gamergate se plaint d’avoir été complètement ignoré par la presse. Un rapide tour d’horizon permet pourtant de constater qu’un certain nombre de sites conservateurs ont eu à cœur de prendre parti pour le mouvement. Après tout c’est naturel : si l’on peut admettre que beaucoup de sites d’actualité vidéoludique ont une ligne globalement « progressiste », il n’y a pas de raison que d’autres sensibilités politiques ne trouvent l’opportunité de s’exprimer sur le sujet.

Milo

Sur le site Breitbart, fondé par un activiste proche du Tea Party [6], l’éditorialiste britannique Milo Yiannopoulos accuse les féministes de semer la zizanie dans l’industrie vidéoludique, et estime qu’il existe un décalage croissant entre la masse des joueurs et une presse qui multiplie les éditoriaux « sur le besoin “d’égalité“ dans le jeu vidéo, alors que les gens qui jouent réellement veulent seulement savoir si la dernière sortie est d’un bon rapport qualité / prix. » Après tout, pourquoi pas, mais n’y a-t-il pas une ingénuité un peu forcée à jouer la carte de l’apolitisme sur un site qui est tout sauf neutre, ce qui est entièrement le droit de ses créateurs ?

L’amitié : Excel edition

Il faut reconnaître à M. Yiannopoulos la cohérence de sa pensée : il ne se contente pas d’évaluer les jeux avec des critères objectifs, il procède de même avec ses amis, comme il l’explique dans un article d’anthologie publié par The Kernel, le site qu’il a fondé pour « réparer la presse technologique européenne », pas moins : « Pourquoi je classe mes amis par niveau de revenu, QI et attraction physique ». Nul doute que si Zoe Quinn avait procédé de manière aussi rationnelle, elle aurait jeté son dévolu sur certaines de ses relations au profil un peu plus élevé. Décidément les indés ne savent rien de la vie, et on peut parier qu’ils sont attachés à des valeurs désuètes qui n’entrent pas dans un tableau Excel, telles que la sympathie ou l’empathie.

Depuis son implication dans la controverse, M. Yiannopoulos se plaint d’avoir reçu des menaces de mort à la suite de son article consacré au Gamergate, mais n’entend pas donner de preuves ou engager de poursuites. Ce qui est tout à fait son droit, qui irait le lui reprocher ?

La toile conservatrice

Sur le site américain Hot Air, c’est l’activiste conservateur Ed Morrissey qui brandit le flambeau du #gamergate. Il reçoit dans son show l’Internet Aristocrat et l’acteur Adam Baldwin, soit les deux figures identifiables à l’origine du mouvement. En effet, M. Baldwin, connu pour son rôle dans la série de SF Firefly et ses sorties polémiques contre le mariage homosexuel, semble être à l’origine du hashtag autour duquel s’est formé le mouvement. Pour compléter le plateau, Ed Morrissey accueille Kevin W. Glass de Townhall.com, qui appartient à la même entreprise que Hot Air, et se présente comme « le numéro un du web conservateur ».

En abordant l’affaire, M. Morrissey a plutôt réussi son coup, puisque dans un billet intitulé « A few more thoughts on GamerGate », il explique que l’émission a été l’un de ses plus grands succès. Il n’y a apparemment pas que Zoe Quinn ou Anita Sarkeesian qui gagnent en visibilité dans l’histoire. M. Morrissey reconnaît que le jeu vidéo n’est pas son domaine de prédilection, mais il sympathise avec les gamers en colère dans la mesure où il retrouve sa propre expérience : lui non plus les médias ne le prennent pas au sérieux, et il ajoute à la fin de son article que les conservateurs et les indignés du #Gamergate ont des intérêts communs. De là à voir une tentative de récupérer politiquement le mouvement...

La critique du féminisme Christina Hoff Sommers se tient elle à une ligne apolitique. Elle tweete que « la majorité des gamers ne sont pas politisés », au contraire des « crazies », c’est-à-dire les militant∙e∙s qui prennent la défense de Zoe Quinn. S’il ne nous appartient pas de juger de la santé mentale de Mrs Sommers, on peut difficilement la considérer comme apolitique : elle travaille à l’American Entreprise Institute, un think-tank conservateur proche de l’administration Bush, où l’on retrouve certaines figures hautes en couleurs du parti républicain comme l’impayable Newt Gringrich.

Quel avenir pour le #Gamergate ?

Il ne s’agit pas de confondre tous ceux qui se rassemblent sous la bannière du #Gamergate aux quelques figures que nous avons examinées. Il apparaît néanmoins préoccupant de constater à quel point l’indignation a été dès son origine (avec l’Internet Aristocrat) orchestrée par des figures d’une droite ultra-conservatrice, et qu’il a été l’occasion pour certains extrémistes de gagner à bon compte en audience, alors que le jeu vidéo n’est habituellement pas au centre de leurs préoccupations. Chacun a évidemment le droit de se positionner comme il l’entend dans le débat public, mais il est aussi important que les anonymes comprennent à quel point le mouvement rencontre les thématiques de la droite la plus décomplexée.

Il paraît aussi nécessaire de rappeler que si la méfiance envers la presse vidéoludique est tout à fait respectable (ne me demandez pas de défendre l’intégrité journalistique de Kotaku), le #Gamergate est né d’une somme de malentendus, que les ultra-conservateurs ont savamment entretenu afin de souffler sur les braises. Le copinage entre développeurs indépendants et journalistes est sans doute critiquable, mais il appartient plus à une zone de floue, qu’on rencontre d’ailleurs dans toutes les relations professionnelles, qu’à un système de corruption achevé. A côté des sommes considérables brassées par les services de relation publiques des grands éditeurs, les petits renvois d’ascenseur dont il est question – si tant est qu’ils soient avérés, et il faut souligner que Nathan Grayson n’a jamais consacré le moindre article à Zoe Quinn – font bien pâle figure. Comme le rappelle opportunément Greg Costikyan c’est « s’attaquer à des gens qui ont du mal à payer leur loyer ». Si la presse n’a pas repris le « scandale », outre sa dimension strictement privée, c’est que celui-ci repose essentiellement sur une construction proche de la rumeur, qui déforme et grossit les faits pour leur donner une apparente cohérence.

Kotaku, propriété de Gawker, bastion du féminisme ?

Cette distorsion de la réalité se retrouve aussi dans les critiques formulées envers les activistes féministes comme Anita Sarkeesian. Celle-ci n’est sans doute pas une sainte, et d’ailleurs elle ne vise pas la canonisation, mais on ne peut pas sérieusement dire qu’elle dissimule son agenda politique. Si elle cherche les projecteurs, c’est aussi le cas des polémistes de droite qui se sont, il est vrai avec moins de succès, lancés dans la bataille. On ne peut pas non plus en toute honnêteté l’accuser de vouloir censurer les jeux vidéo, quand elle explique dans chacune de ses vidéos qu’on peut tout à fait apprécier un jeu dans lequel on relève des éléments problématiques. Chacun est libre de discuter ses idées ou ses exemples, mais il paraît difficile de nier le problème du harcèlement dont elle est victime. Avant de pointer les débordements de ses partisans (et ils existent évidemment), ses opposants feraient bien de s’assurer qu’ils n’abritent pas en leur sein un certain nombre d’individus aux motivations plus que douteuses.

Faute de se donner une ligne claire, et de se fixer des objectifs audibles, le #Gamergate risque fort de rester dans l’histoire comme un mouvement épidermique récupéré et manipulé par l’extrême droite. Les petits soldats des chans et des réseaux sociaux sont-ils prêts à assumer cette image ?

Par souci de ne pas surcharger les serveurs en surchauffe de la réacosphère et pour éviter d’être accusé de DDOS au cas où ce papier rencontrerait le moindre écho, j’ai décidé, contrairement à mes habitudes, de ne pas fournir de liens vers les vidéos et les articles évoqués. Ceux qui voudraient vérifier n’auront aucun mal à les retrouver, puisqu’ils sont publics.

Notes

[1] Je précise à nos nouveaux lecteurs que suis loin d’être fan de Gone Home et que j’estime que le jeu a été largement surévalué.

[2] Parti nationaliste britannique, aux positions conservatrices fortement controversées.

[3] « Euroscepticism : The Great Escape », mis en ligne le 30 mai 2014

[4] Un sens de l’humour particulièrement ravageur est un trait récurrent, encore que mal compris, des figures du #Gamergate. C’est d’ailleurs la tragédie du féminisme, on ne peut plus rigoler. Ainsi le créateur de JDR James "Grim" Desborough, qui essaye d’offrir un visage modéré au mouvement, a-t-il essuyé de vives critiques lors de la publication de son désopilant The Slayer’s Guide to Female Gamers. Et si tout le mouvement n’était qu’une bonne blague ?

[5] De Tumblr, le service de mini-blogging réputé très populaire chez les jeunes féministes.

[6] Mouvement politique américain contestatiare, qui représente l’aile droite du parti Républicain.

Il y a 134 Messages de forum pour "La réacosphère saute sur le #gamergate"
  • Oyoyo Le 8 septembre 2014 à 10:23

    Merci pour ce dossier, qui permet de garder une trace de cette trsite affaire et de faire le point sur ce rapport de force particulièrement violent qui grandit depuis déjà deux ou trois ans.
    C’est assez de rigolo de voir à quel point les prises de paroles réactionnaires n’assument pas leur politisation et se réclament de l’objectivité (lol), à l’inverse des milieux progressistes et notamment féministes, antiracistes et LGBT, où l’engagement politique est considéré comme positif et revendiqué.

  • Chad Chandler Le 8 septembre 2014 à 11:01

    Pourquoi vous n’avez pas mentioné The Young Fine Capitalists ? C’est une charité pour les femmes qui veulent faire des jeux vidéos. Ils ont été hacké et attaqué par Zoe Quinn et son groupe "moralement supérieure", cela pointe seulement vers la conclusion qu’ils sont des gros hypocrites. Et vous le savez, si vous avez écouté les vidéos de Internet Aristocrat vous même, donc complice pour un agenda caché vous aussi ?

    Je paris que mon commentaire va être supprimé, comme les 2500 commantaires sur Reddit à ce sujet.

    Oyoyo, c’est précisément ton attitude "je suis supérieur lol" qui empèche toute discussion, il est intéressant de voir à quel point le seule angle que vous pouvez voir l’affaire est un angle politique, ceci s’adresse aussi au merlanfrit.

    Vous savez ce qui est un bigot ? C’est quelqu’un qui a des préjudice envers un autre, la gauche est tout aussi coupable de cela que la droite, démontré par cet article.

  • Martin Lefebvre Le 8 septembre 2014 à 11:17

    A propos des Fine Young Capitalists :

    Ils ont d’abord été victime d’un DDOS pas forcément volontaire au début de l’année. Ce qui semble s’être passé c’est que ZQ s’est énervée contre eux, sans doute de manière excessive, et que cela a dirigé du trafic vers leur site, qui a explosé. Il se peut en effet que dans l’histoire il y ait eu un doxx, mais qui ne me semble pas d’une ampleur considérable par rapport à ce qui est arrivé à Phil Fish.

    C’est condamanbale évidemment, et il y a bien des extrémistes et des allumés dans les deux camps.

    Après je n’ai pas bien suivi ce qui s’est passé avec leur Indiegogo,

    Je n’ai pas abordé le sujet parce qu’a priori les FYC se sont officiellement désengagés de la polémique, et que je n’ai pas l’impression qu’ils soutiennent le #gamergate.

    Sur la question de l’angle politique : je vois mal comment on peut prétendre que cette affaire est totalement séparée des questions politiques... Ce n’est pas sale la politique, c’est vital.

  • Martin Lefebvre Le 8 septembre 2014 à 11:39

    Toujours sur la question politique, j’aurais pu rajouter les développeurs qui commencent à relayer le mouvement :

    - Brad Wardell est libertarien.
    - Daniel Vavra, dont j’adore par ailleurs le travail, est clairement conservateur.

    Il doit sans doute il y en avoir d’autres...

    En fait ce que je ne comprends pas c’est pourquoi ne pas admettre qu’on est de droite ? C’est si honteux que ça ?

    J’ai un peu édité le début du papier pour rendre mieux compte de la situation, mais c’est devenu tellement complexe à raconter...

  • Poppy Le 8 septembre 2014 à 12:20

    Très bon papier qui met le doigt sur la politisation du mouvement, ce qui n’a à priori rien de sale. C’est même plutôt le contraire par l’équilibre qu’il est en train de créer en se positionnant contre le progressisme affiché aujourd’hui de manière systématique par les professionnels, développeurs et journalistes.

  • Kid Le 8 septembre 2014 à 12:33

    En fait, il aura fallu attendre 2014 pour que le monde du jeu vidéo découvre qu’il est - évidemment - politique, et que les joueurs sont proches de courants politiques distincts. Grande découverte...

    Après, je me pose une question : est-ce que le jeu vidéo n’était pas conservateur (ce qui n’est pas, pour moi, ni une injure ni une tare, juste une façon de voir le monde) ? Et ce serait le fait que des gens "progressistes" ouvrent de plus en plus leur bouche, (grâce à l’essor de la scène indé qui propose des trucs qui n’existaient pas vraiment avant), qui poserait problème ? Je ne sais pas, mais je me pose la question.

    Je ne parle pas des extrêmes qui foutent le débat sous terre, mais plus globalement...

  • JRBelmont Le 8 septembre 2014 à 12:35

    Je m’excuse si il ya des erreurs, il s’agit d’une traduction mécanique.

    Tout d’abord votre description de l’incident ZQ est basée sur les rôles en arrière entre les sexes. Ex-petit ami de ZQ a été victime de violence conjugale clair. La violence conjugale d’une femme qui a agressé sexuellement une personne a ensuite obtenu avec ses amis d’intimider cette personne, arrêtée un organisme de bienfaisance dont le but est de financer entièrement les développeurs de jeux de sexe féminin, et a menti à commencer un raid vicieux contre une communauté pour les personnes souffrant de dépression .

    Les médias de jeu, au lieu de rendre compte honnêtement, ont choisi de resserrer les rangs et faire tourner un faux récit que des hordes de blancs mâles vierges »misogynerds" couraient une campagne de haine contre les femmes.

    La vérité est que nous avons des photos de passeport et même la vidéo en direct révèle que ce n’est pas un chapeau conspiration du papier d’aluminium comme Quinn prétend, ou une manipulation par des ultra-conservateurs : https://i.imgur.com/cNkeRde.jpeg, tweets https: / /i.imgur.com/BgY7IyD.png https://www.youtube.com/watch?v=SYq...

    En ce qui concerne les médias, nous avons des preuves tangibles de corruption. Par exemple Jenn Frank a été payé par l’agent des relations publiques de ZQ en écrivant frottis pièces contre les joueurs.

    EDIT MODO : Merci de ne pas colporter de rumeurs, le lien n’apporte pas la preuve qu’il prétend apporter et est bourré de raccourcis.

    Leigh Alexander est de même engagé dans un comportement corrompu : http://i.imgur.com/4wTExv3.jpg

    Et plus récemment, nous avons des témoignages et des preuves qui pourraient bien constituer un crime fédéral en vertu de nos lois contre le racket RICO :

    Le lien contient des spéculations qui ne s’appuient pas sur des documents précis.

    Pendant ce temps, ZQ et ses partisans ont été doxxing et menaçant les enfants à la violence alors que l’utilisation d’allégations de "misogynie" et sockpuppeting comme un écran de fumée :

    Le lien de Medium n’existe pas, je n’ai pas le temps de fact checker les vidéos qui pourraient servir à répandre des rumeurs.

    Ils utilisent le cri de la misogynie dans le but d’essayer de détourner l’attention de leur propre violence, les préjugés, et comme nous venons de découvrir racket criminel.

  • Kid Le 8 septembre 2014 à 12:36

    En tout cas, je pense qu’il y a de la place pour toutes sortes de jeux. Progressistes et conservateurs. C’est clairement ce que je demande, personnellement : toujours plus de diversité.

  • Chad Chandler Le 8 septembre 2014 à 12:37

    "Ce n’est pas sale la politique, c’est vital."

    Ugh, ok... Je respecte votre opinion à ce sujet, il s’agit bien d’un editorial apès tout, je ne suis pas la pour faire la police :)

    Aprés que Zoe à blamé sans cause les pauvre suicidaire de WizardChan qu’elle s’était fait harcellé par eux pour faire de la pub pour son nouveau jeux sur la dépression (extèmement hypocrite), TYFC a fait un post sur Reddit se plaingant de son abu, toute la discussion à été bani sur le site et tout le monde ont été sur 4chan qui a remit la campagne sur pied et ont produit anonymement une mascotte toute mignone.

    Ensuite la campagne indigogo de TYFC a été hacké le 24 aug.
    Cette image laisse voir comment la page a apparu pendant 2 heures avant de tomber.
    http://i.imgur.com/9Jlp2wo.png

    Cela à été le point de départ de #GameGate, une cause qui semble juste, du monde qui semble vouloir censurer toute discussion sur le sujet, cela a donner un "Streisand effect" d’une mega ampleure.

  • Chad Chandler Le 8 septembre 2014 à 12:43

    J’avoue que l’histoire est grosse et difficile, merci Martin de l’attention (et de la non-censure !).

    Je n’aime vraiment pas les étiquettes, c’est pour cela que je n’aime pas être identifié par "la droite", je suis pas contre les gais ou les programmes d’aide, je veux pas que quelqu’un dise "oh il est de la droite, il est sûrement pour etc.". La droite à un si mauvais nom, même aux États-Unis à cause de Fox News... Oui c’est honteux.

  • osef Le 8 septembre 2014 à 12:59

    Encore un terme orienté stigmatisant... ce n’est pas parce qu’on adhère pas à la religion du Progrès qu’on est un réactionnaire.

    Les gens que vous citez, ce ne sont pas des De Maistre ou des Zemmour (pour rester contemporains) non plus !

    On peut ne pas adhérer au cours supposé "naturel" de l’histoire, tel qu’il est actuellement imposé de manière autoritaire sur le plan médiatique, politique, culturel, parce que l’on trouve nocif que cette idéologie du pseudo-progressisme, qui ne sert en réalité qu’à dissoudre le lien social réel, se substitue au progressisme authentique.

    "Seule la tradition est révolutionnaire", disait Péguy. Toute morale n’est pas réactionnaire. Orwell dans son œuvre romanesque mais aussi plus théorique montre comment les petites gens, les personnes ordinairement décentes, sont toujours attachés à une forme de tradition, de continuité. Ce qui n’a rien à voir avec la haine ou la réaction.

    Ce genre de dénomination, de propension à vouloir faire entrer l’adversaire dans une nébuleuse dangereuse et homogène avec des termes ridicules (dont on refuse le droit à l’adversaire de les employer, pour faire soi-même chose équivalente, cf. SJW), ce sont là des techniques utilisés à longueur de temps par les médias dominants (sur des sujets qui n’ont du reste rien à voir avec les jeux vidéo) et qui tendent à uniformiser la pensée, à exclure du débat de façon sectaires les courants divergents plutôt qu’à inciter à l’échange constructif dans le respect de la liberté d’expression. Ce qui tend souvent à les radicaliser, les exacerber, et à les diriger vers des systèmes idéologiques beaucoup moins perméables.

    Au final, ce qui illustre le plus cette posture morale que je décris, c’est l’article de The Examiner.

    http://www.examiner.com/article/gam...

    Il y a quelque chose de profondément agaçant dans cette supériorité dialectique du camp du Bien, dans cette aura exclusive et axiomatique qu’elle se donne. Je pense que le pire, c’est qu’elle ne s’en rend même plus compte. Une génération entière considère comme monolithique un système de pensée entièrement fondé sur l’argument d’autorité, la stigmatisant voire les persécutions judiciaires et médiatiques...

  • Poppy Le 8 septembre 2014 à 13:01

    Un truc qui me troue le cul dans cette histoire c’est que par le jeu vidéo on en arrive à être impliqué dans des débats politiques sur la base de conceptions qui sont traditionnellement américaines. On trouve donc des gens de gauche en France (et ici) qui se mettent à être du côté du communautarisme et de la discrimination positive.

    D’un point de vue culturel, c’est une belle victoire pour les US ! Ca concerne peut pas encore grand monde mais c’est un début...

  • osef Le 8 septembre 2014 à 13:01

    Trompé de lien, je faisais référence à cet article :

    http://www.examiner.com/article/the...

  • Martin Lefebvre Le 8 septembre 2014 à 13:02

    Au cas où, note sur la modération : on ne s’interdit pas de modérer les réactions. Si elles renvoient vers des liens haineux ou si elles sont insultantes par exemple.

    Ce n’est pas une menace pour la liberté d’expression, c’est juste que cet espace de commentaire est le nôtre, et que rien n’empêche quelqu’un dont on aurait modéré le commentaire d’aller exercer sa liberté d’expression ailleurs.

    Par contre les posts avec beaucoup de liens ne passent pas l’anti-spam et donc on doit généralement les valider à la main comme je viens de le faire pour le post de JRBelmont (que je n’ai pas encore lu). Parfois ça peut prendre du temps.

    Voilà.

  • Martin Lefebvre Le 8 septembre 2014 à 13:06

    D’ailleurs en le lisant ce fameux commentaire, je suis pas persuadé que je devrais le laisser passer, mais bon. :D

  • Martin Lefebvre Le 8 septembre 2014 à 13:09

    @osef : Si vous voulez vous pouvez me donner le petit nom de gauchiste ou de SJW, je ne vais pas en mourir hein. Si ça vous aide à vous sentir moins persécuté, je veux bien vous accorder ce plaisir.

  • Chad Chandler Le 8 septembre 2014 à 13:10

    Kid

    Les joueurs veulent juste des jeux videos... juste des Mario et des Dark Souls, du fun, des challenges. S’ils y a d’autres qui veulent d’autre chose, bien bon pour eux, tant que cela n’affecte pas les jeux que j’aime. Partez vous votre compagnie, s’il y a un marché, cela devrait rouler !

    Ce que les joueurs ont commencé à détesté depuis circa 2006, c’est le monde qui commence à se prendre pour la police et dire qu’est ce qui est bon est qu’est-ce qui est pas pour les jeux. On a qu’à voir les efforts pitoyable de Bioware pour dire que les jeux du Japon sont mauvais (Phil Fish à essayé cela aussi) et que seulement LEURS jeux sont bons pour vous, t’as du monde comme Anita Sarkeesian, qui n’aime même pas les jeux, qu’est-ce qu’elle fait là ? Ce qu’elle fait : de l’argent, elle exploite les idiots qui pensent qu’elle est pour de vrai, le monde naif et gentil quoi. Elle a prouvé qu’elle est capable de mentir, et qu’elle est une victime professionelle. De plus, elle ne participe à aucun débat, sa logique ne fait tant aucun sens, et elle se base sur aucune recherche, elle se ferait détruire dans un débat.

    Bon sang, elle a 25 fois le montant d’argent qu’elle avait demandé, elle est 1 an en retard sur son projet, son projet donne des vidéo youtube qu’un amateur peut faire. Pour chaque minute de vidéo qu’elle a fait, elle a réçut 1000$, 150 000$ pour 6 vidéo de 26 minutes. ET ELLE DEMANDE ENCORE DE L’ARGENT !

    Tout critisime sur elle est tourné en MISOGYNIE, elle est une charlatante, et ne me parter pas sur sa réaction sur son harcèlement, elle prend le temps de tout montrer sur Twitter AVANT DE CONTACTER LA POLICE. Elle a partager du CP sur twitter quand elle en a reçut, QUAND MËME, ce qu’il faut fair dans ces cas là c’est reporter tout de suite, et appeler le FBI et ne même pas rien dire publiquement, pas se plaindre de CP à ses fans et demander plus de donations, Jesus Christ.

  • osef Le 8 septembre 2014 à 13:16

    @Popppy : c’est ce que je trouve le plus dommageable effectivement. Je ne vais plus prétendre d’avoir du désintérêt pour cette affaire car j’ai fini par devoir m’y intéresser, tant bien que mal...

    J’ai constaté que beaucoup de journalistes français dont j’apprécie les analyses strictement vidéo-ludiques au demeurant, essayent d’imiter un style d’analyse politique typiquement américain. Peu de personnes ont, me semble-t-il, essayé de replacer la situation dans un contexte qui est avant tout national... beaucoup de dynamiques sociales et sociologiques ne sont pas vraiment transposables en France (les fameux adolescents blancs qui vivent dans la cave de leur mère... au final ce n’est pas un hasard si il n’y a pas de 4chan français : il n’y a sûrement pas le substrat sociologique nécessaire !), et le lexique politique est complètement incompatible ! (notamment le clivage, principalement sociétal, entre libéraux et conservateurs...)

    @JRBelmont : c’est le genre de message qui me fait penser que le "camp" des SJW (je pense que le terme a toute sa légitimité et toute sa pertinence, n’en déplaise aux censeurs), a surtout ce génie de faire passer ses prétentions comme symboliquement supérieures, sur le plan de la morale et de la légitimité. Au final, je ne fais, sur mon échelle des valeurs, pas du tout une hiérarchie qui serait en défaveur, mettons, de je ne sais quel groupuscule conservateur, s’il était comparé par exemple au mouvement LGBT. Ce dernier n’a pas une valeur intrinsèquement positive ! Il n’est pas le Bien ! Il faut casser cette logique axiomatique qui vise à couper court au débat de fond avant même que celui n’émerge.

    En France, cette logique néfaste a malheureusement été importée, non sans subtilité, diluée dans le phénomène de l’américanisation. Elle est ce qui permet à un petit bourgeois entièrement dénué de talent, de lancer une chasse aux sorcières contre un vrai penseur, rigoureux, honnête, reconnu (je parle bien évidemment de la polémique fondée sur du vent et des calomnies, qui n’a bien heureusement pas pris, mais qui a déjà le défaut d’exister, de Edouard Louis à l’encontre de Marcel Gauchet...)

    PS : je m’excuse pour les fautes dans mon précédent message, je rédige cela à la va-vite sur mon lieu de stage.

  • Poppy Le 8 septembre 2014 à 13:18

    @osef

    Le camp du bien est persuadé d’avoir raison mais l’autre camp doit savoir se vendre autrement qu’en se contentant de dénoncer cette attitude, ce qu’ils fait trop souvent par facilité. Les conservateurs ont des choses à dire sur l’intérêt de leurs positions pour le lien social. Simplement qu’ils les disent.

  • Kid Le 8 septembre 2014 à 13:18

    Chad

    On est d’accord ; Les joueurs veulent juste des jeux videos... C’est assez logique. Après, je ne comprends pas pourquoi vous voulez remplacer "vos jeux" (qui sont certainement aussi les miens, visiblement) par "mes jeux". Cela n’a aucun sens. Il ne faut pas croire que tout le monde pense la même chose.

    Mon avis, c’est juste un appel à la diversité avec un grand D. La diversité des expériences, des idées, des genres, des jeux. Je ne veux absolument pas que certains jeux disparaissent au profit d’autres, bien au contraire. Je veux TOUT.
    Donc laissez-moi plutôt avoir d’autres jeux, en fait. Plutôt que d’opposer les jeux entre eux.

    En ce qui concerne la police... J’ai envie de dire : oui, j’ai remarqué qu’il est très mal vu de dire que l’on souhaite plein d’expériences différentes. Or moi je le répète : je parle de complémentarité et non de remplacement.

  • osef Le 8 septembre 2014 à 13:19

    Martin Lefebvre : je me refuse à employer les techniques de mes adversaires.

    Sauf bien sûr envers les caricatures qui le méritent. Encore que, quelqu’un qui écoperait du qualificatif "gauchiste" en raison de ses engagements sociaux, économiques, etc, n’en serait pas du tout déshonoré me concernant.

    Quelqu’un par contre qui passe son temps à substituer ces enjeux capitaux par des enjeux sociétaux qui viennent s’y substituer habilement (ce qui permet par exemple au pouvoir actuel de se revendiquer de gauche) mériterait une autre dénomination qui reste à inventer. D’où mon appréciation de l’émergence, intrinsèquement populiste et donc d’essence supérieure, du sigle SJW.

  • Martin Lefebvre Le 8 septembre 2014 à 13:22

    Modération bis : j’ai édité le post de JRBelmont, pour éviter de lier vers des contenus peu fiables, relevant de la rumeur. Le problème de la rumeur c’est que sous l’apparence de vérité, elle fait des raccourcis dangereux.

    J’y suis allé à la sulfateuse, mais pas le choix, je n’ai pas le temps d’explorer tous les liens, notamment les vidéos. J’ai aussi décidé de passer la modération a priori, contrairement à ce qu’on fait d’ordinaire, parce que je n’ai pas le temps de modérer à temps plein.

    S’il préfère que le post soit effacé, il suffit de le demander. Il est bien entendu libre d’aller poster ces liens ailleurs.

    Merci de votre compréhension.

  • HN Le 8 septembre 2014 à 13:42

    Alors y a eu coucherie mais même pas de chronique de la part du blogger ?
    Tout ça, c’est juste une histoire à la Kouchner/Ockrent ou Montebourg/Pulvar ??
    La seule faute de cette nana, c’est d’avoir été en couple avec un "mec important" ?
    Mais quelle injustice ! Quelle fourberie !
    C’est sans aucun doute la pire histoire de corruption que j’ai jamais entendu.
    Remboursez !
    Merci pour l’article.
    Cdlmt

    PS : Oui, la gauche est tout aussi coupable que la droite d’être politisée et de donner son avis sur des questions de société. Martin a justement précisé que chacun pouvait avoir son avis et s’exprimer, juste qu’il fallait assumer sa politisation. Nous aussi, gauchistes anticapitalistes féministes antiracistes, avons le droit d’affirmer que le Tea Party raconte des conneries.
    Ça reste tout de même des gens qui veulent remplacer le darwinisme par la Genèse à l’école...
    Le grand retour en arrière. Mais "apolitique"...
    PS2 : Un bigot est qqn qui a une religiosité affichée.
    PS3 : On a un préjugé envers un autre, pas un préjudice.

  • Martin Lefebvre Le 8 septembre 2014 à 13:50

    Je vais prendre le temps, calmement de démonter ça, et puis après je passe à autre chose.

    « Tout critisime sur elle est tourné en MISOGYNIE, elle est une charlatante, et ne me parter pas sur sa réaction sur son harcèlement, elle prend le temps de tout montrer sur Twitter AVANT DE CONTACTER LA POLICE. Elle a partager du CP sur twitter quand elle en a reçut, QUAND MËME, ce qu’il faut fair dans ces cas là c’est reporter tout de suite, et appeler le FBI et ne même pas rien dire publiquement, pas se plaindre de CP à ses fans et demander plus de donations, Jesus Christ. »

    - Je pense qu’on peut vraiment avoir une discussion à tête reposée sur les mérites de la production d’Anita Sarkeesian. Vu le contexte, ce n’est pas forcément le moment, mais pourquoi pas.
    - "Charlatante" est incorrect, même si je ne critique pas l’effort de féminisation du mot. Par contre, devant la justice française, c’est un terme susceptible de donner lieu à un procès en diffamation. Et le responsable légal des commentaires, c’est moi. :/
    - Objectivement si je me faisais harceler sur Twitter, je ne sais pas trop quelle serait ma première réaction. Je soupçonne que j’aurais au moins le temps de twitter l’intégralité de Guerre et Paix avant d’être mis en relation avec quelqu’un capable de prendre en compte ma plainte.
    - Elle n’a pas partagé de pornographie pédophile sur internet, elle a eu le malheur (source : témoignage de Raph Koster qui a assisté en direct sur twitter à l’affaire) de donner l’identifiant du coupable. Mauvaise idée, mais bon. Les gens sont humains, et sous pression ils ne réagissent pas comme des masterminds, news at eleven.
    - Demander plus de donation ? Source needed.

  • Chad Chandler Le 8 septembre 2014 à 14:01

    @kid

    Ouais, la police contre les "walking simulators", c’est une blague mais c’est en réaction à quelque chose. Gamespot, et d’autre site ont donné un score tellement élévé à Gone Home, c’est ce qu’il a attiré le mécontentement.

    Quand même, sur Gamespot, la(ou le ???) critique a donné 9/10 à Gone Home et à GTAV, ça c’est lunatique. Un jeu comme GTAV, un des jeux les plus ambicieux, un jeux que plusieurs achète et ne jousent à rien d’autre pendant des années ! Comparable à un jeu ultra niche qui peut être complété en 2 minutes et n’a aucune rejouabilité ? Gone Home est un 7/10 MAXIMUM, il est trop court et sans mechanique de jeux, l’histoire ne peut pas combler le tout surtout que l’histoire n’a rien de special autre que la seure est lesbienne. Une mention editorial est correcte, si l’histoire a vraiment connecté avec l’éditeur, mais on doit savoir que c’est très subjectif. Le jeu à tout le droit d’être sur Steam pour 20$, mais nous le pousser dans la face comme étant le "Citizen Kane" des jeux vidéos, plein de prix partout et tout, #1 sur les sites, suis-je sur la Lune ? Est-ce qu’il y a encore du monde comme moi dans les jeux vidéos ? Ils ont essayé de dire NON, je suis démodé, mes fesses ouais, quand tu vas sur Twitter je vois qu’ils y a plein de gens comme moi présentement avec #Gamergate, les gens qui sont démodé, ce sont les journalistes de jeux vidéos.

    Et je te dis, ne me prend pas pour un conspirationiste, ils ont fait comme 15 articles dans l’espace de 48 heures disans tous une variante de "GAMERS ARE DEAD", comme pour dire, toi qui aimes pas Gone Home, aime ça ou va t’en, je pense que cela a toujours été leur plan, mais #GamerGate a bousculé les choses trop vite et maintenant cela leur a explosé à la figure. Don’t mess with gamers.

    Des jeux comme Depression Quest par contre, n’ont rien à faire sur Steam, surtout qu’il a été poussé avec des "prix" ? Ouais poussé par les connections de Zoe.

  • Bidoof Le 8 septembre 2014 à 14:09

    Chad Chandler >> Je pense que vos propos illustrent en partie l’un des problèmes liés aux dénonciations à l’encontre des féministes dans le milieu du jeu vidéo.

    Lorsque vous parlez d’Anita Sarkeesian, vous ne l’attaquez pas pour les idées qu’elle défend, mais pour ce qu’elle est (ou ce que vous supposez qu’elle est). Vous prétendez qu’elle n’est pas sincère, qu’elle n’aime pas les jeux, qu’elle ne fait cela que pour l’argent. Cela me semble discutable, mais quand bien même ce serait vrai, cela n’empêcherait pas qu’elle apporte un débat intéressant sur la représentation féminine dans les médias vidéoludiques et plus généralement sur la diversité des représentations dans ces même médias.

    Aussi, je me pose la question (peut-être devriez-vous vous la poser aussi) : n’est-ce pas simplement le fait que ces questions soient posées qui vous dérange, et les accusations contre les gens qui les posent ne sont-elles pas qu’un moyen d’échapper à la réflexion que ces questions devraient apporter ?

    De la même façon pour Zoe Quinn, on a parfois du mal à savoir s’il s’agit vraiment de dénoncer des pratiques peu recommandables dans la presse vidéoludique, ou simplement de détruire cette développeuse parce qu’on la déteste. Avoir une opinion tranchée sur quelqu’un est un droit, mais cela n’autorise pas tous les débordements (moi-même j’ai horreur de Marc Levy et je trouve que son succès est totalement immérité, mais je ne poste pas des photos de lui nu sur internet pour autant).

    Vous pourriez d’ailleurs me répondre que cet article fait de même, puisqu’il dénonce certains partisans du gamergate comme étant des sympathisants de la droite réactionnaire, dont certains n’ont pas l’habitude de parler de jeu vidéo. Cependant l’auteur ne se cache pas ici qu’il ne partage pas les idées des gens qu’il dénonce, et s’il liste les mouvances auxquelles ils se rattachent, c’est uniquement pour faire prendre conscience à certains des gens qui adhèrent peut-être à leurs propos que ceux-ci sont orientés politiquement. Je rajouterai d’ailleurs que ces orientations politiques sont des faits avérés, contrairement aux accusations de vouloir "exploite[r] les idiots qui pensent qu’elle est pour de vrai".

  • Nanomachin Le 8 septembre 2014 à 14:13

    Encore des allégations de misogynie qui ne sont prouvées nulle part. Il faudra bien un jour que vous admettiez que publiquement contredire ou même insulter une femme n’est pas une conduite misogyne. Les femmes sont des humains comme les autres parfaitement capables d’êtres des idiots malhonnêtes.

  • HN Le 8 septembre 2014 à 14:13

    La persécution des "traditionalistes", encore une belle distorsion de la réalité...

    Quand on passe son temps à casser du sucre sur le dos de telle ou telle catégorie de personnes, faut pas s’étonner de se prendre un retour de flamme dans la ganache.

    Cdlmt

  • Kanedo Le 8 septembre 2014 à 14:14

    "Ils ont été hacké et attaqué par Zoe Quinn et son groupe "moralement supérieure","

    http://www.thefineyoungcapitalists....

    Non. Bisoux.

  • Kid Le 8 septembre 2014 à 14:21

    Martin, je pense que tu vas avoir du mal à passer à autre chose, car ce n’est malheureusement que le début... Enfin, tant que Merlanfrit veut bien qu’on discute dans les comm’, évidemment :-)

    HN : en fait, plus le temps passe, plus j’ai l’impression que l’idée générale du mouvement, c’est peu ou prou : "chut, on ne veut pas entendre les gauchistes". Bon, pourquoi pas, mais à un moment il va falloir se rendre compte que cela ne sert à rien.
    Rien n’empêche de lire ou de créer des sites plus conservateurs, avec des éditos conservateurs, pour soutenir des jeux conservateurs.
    On dirait que des gens découvrent que tout est forcément politique, et que c’est fatiguant d’entendre des avis qui nous plaisent pas. Bienvenue dans le monde réel (paradoxalement ^^).

  • Alex Thomas Le 8 septembre 2014 à 14:33

    Hmmm je suis très partagée sur cet article.

    Je vois mal comment on peut donner une couleur politique à un mouvement où chacun parle pour lui même. Qu’il y ait des personnes moins recommandables ou plus marquées politiquement que d’autres, c’est normal et logique, mais je ne comprends pas comment on peut dire qu’ils se sont accaparés ou manipulent le mouvement.

    Les journalistes parlent de problèmes de représentation dans le JV. Seulement, il y a beaucoup d’interprétations et de logique franchement douteuses. Les vidéos d’Anita Sarkeesian, régulièrement citées, font de même. Là où ça devient trop pour les joueurs, c’est quand les critiques construites ne sont pas prises en compte et sont balayées d’un revers de la main. Pire, les problèmes de sexisme et de représentation sont devenus un fourre tout derrière lesquels tout le monde se cache quand il s’agit de prendre ses responsabilités. Encore plus dégueulasse, c’est quand on s’en sert carrément pour accuser quelqu’un, le faire taire quelqu’un alors qu’il n’y avait rien, juste une divergence d’opinion.

    Pourtant quand tous les journalistes en même temps représentent les joueurs sous le cliché de mec macho, pour éviter de répondre à #GamerGate, bizarrement, tout va bien… les joueurs ont lancé #GamerGate pour montrer leur diversité, dire stop aux arrangements entre devs et journalistes mais aussi pour que "les chevaliers blancs des nobles causes" cessent de s’approprier des luttes pour en faire n’importe quoi.

    Ces causes sont trop fragiles et sensibles pour ça. Ce n’est pas progressiste de s’en servir pour son intérêt personnel ou de les défendre à travers des mensonges. Les joueuses et les différentes ethnies se sont rassemblées derrière #NotYourShield pour justement dire stop à toute cette instrumentation. Des jeux sont traités de sexistes ou "oppressants" (??) parce qu’il n’y pas de femme ou de minorité ethnique dedans. C’est mince et malhonnête. Et c’est contre ce genre de raccourcis que sont contre les joueurs, en plus de s’inquiéter pour la pression qu’auront peut-être les devs dans la création de leurs jeux (jeu sans femme / noir / hispanique : à quel moment c’est sexiste/raciste ? à quel moment ça ne l’est pas ?)

    Je vois passer beaucoup de tweets à propos de #GamerGate disant que le mouvement est misogyne, sexiste, voire carrément raciste. Pourtant, en regardant les tweets, hormis quelques incidents, trolls et tentatives d’intox isolées, les appels au calme et au civisme sont fréquents et tout est au final plutôt calme. Ce n’est pas en répétant haut et fort une même chose qu’elle deviendra vraie pour autant, mais quand on attrape le train en marche, c’est ce que tout le monde sera tenté de croire. Et cet article ne fait pas tellement exception…

    Je pense que l’erreur de l’article est de s’appuyer sur un constat de la situation plutôt que d’essayer de comprendre comment nous en sommes arrivés là. Et je vous promet que ça change tout. Il y a un côté politique, mais aussi une véritable guerre de communication. Les journalistes sont mis en cause mais ce sont eux qui relatent l’affaire, les personnalités influentes lancent des accusations sans fondement… Il faut revenir sur Terre.

    Je vous conseille les longs commentaires de FlavioMousquetine sur Factornews pour avoir un nouvel éclairage là dessus et comprendre qu’on peut être "progressiste" sans pour autant militer pour tout et n’importe quoi (enfin du moins, pas n’importe comment). C’est très long, mais l’affaire est complexe. Pourtant, en la prenant par ce bout là, tout parait bien plus simple.

    Bref, en l’état, tout ça ressemble plus à du FUD pour moi… désolée…

  • Kid Le 8 septembre 2014 à 14:40

    Nanomachin : "Encore des allégations de misogynie qui ne sont prouvées nulle part."
    Je pense qu’on est dans un cercle vicieux. D’un côté, des gens s’acharnent sur Quinn, ou au moins n’arrête pas d’en faire un exemple qui revient sans cesse, sans cesse, et sans cesse. Entre-temps, d’autres gens - comme moi - trouvent que les raisons de cet acharnement sont pour le moins étranges.

    Oui, c’est bizarre, on a deux points de vue différents alors qu’il semblerait qu’il ne puisse exister qu’une seule vérité.

    Moi, personnellement, je remarque juste que Quinn a un réseau de sympathisants, connaissances du même bord politique et amis - comme moi, et comme tout le monde. Est-ce qu’elle me parait être un ange ? Non. Juste une personne comme une autre. Par ex, je ne partage pas son point de vue sur TFYC. Mais il est très difficile de comprendre la puissance et l’intensité de cet acharnement contre Quinn. Et si tu ajoutes l’acharnement contre Sarkeesian (qui ne produit que de l’analyse critique, et non une parole d’évangile, et donc chacun peut être capable de se forger son avis selon ce qu’elle raconte), puis sur lesdits "SWJ", qui sont en gros des gens parlant ouvertement de progressisme en défendant Sarkeesian et Quinn...

    Il ne faut pas s’étonner si le "camp d’en face" ose parler de misogynie. C’est assez limpide, une fois qu’on comprend que les gens ont des affinités politiques différentes. Moi-même, au départ, j’avais l’impression qu’il était question de misogynie (au moins les vrais harceleurs, eux qui hackent, doxx et font des menaces de mort). Maintenant, je crois que c’est juste une question d’opinions distinctes, et que tout le monde devrait mettre de l’eau dans son vin. Sinon on ne sortira jamais de ce cercle vicieux...

    Je ne dis pas que ceux qui crient "misogynes !!" à tout bout de champs sont plus malins que ceux d’en face. Bien au contraire...

    Par contre, je pense qu’on pourrait simplement accepter que tout le monde n’a pas la même vision du jeu vidéo. Or je souhaite que tout le monde trouve son compte -bonheur, joie et allégresse- dans le jeu vidéo (un souhait qui doit faire de moi un gauchiste).

  • Kanedo Le 8 septembre 2014 à 14:42

    Ok, le lien que j’ai mis a été changé. Je parlais de ce passage particulier de l’original :

    “Regarding our grievances with Zoe Quinn, an associate of hers, posted my Facebook information. Zoe did not add any information to the post, nor did she post my phone number or email. The subsequent death threat I received via email was not orchestrated by Zoe. Nor was the DDOSing of our website or the banning of us from Twitter. She was simply the most famous voice in a choir of people that did not understand the project.”

  • Nicolas Turcev Le 8 septembre 2014 à 14:57

    Je pense que le problème est tout simple en fait, c’est juste que le hastag GamerGate en lui même, son origine, son patient 0, se base sur un argumentaire possiblement douteux ou rattaché à du douteux. C’est pour ça qu’il me semble bizarre de vouloir continuer à s’y associer en sachant ça. Maintenant, c’est faux de dire que les journalistes esquivent et ignorent le sujet ou le débat. Kotaku a répondu en interdisant à ses journalistes d’investir dans des patreon de dev (ce qui est con mais passons) et Polygon a opté pour un manifeste et une transparence accrue. Et j’ai regardé que ces deux là, doit y en avoir d’autres.

  • Kid Le 8 septembre 2014 à 14:59

    Chad

    Merci pour ton message, car il met justement le point sur ce qui nous différencie.
    J’ai adoré GTA5, j’ai adoré Gone Home, et je n’aime pas le concept de notation (qui n’est qu’un chiffre reflétant l’avis d’une personne).

    J’ai adoré ces deux jeux, pour des raisons complètement différentes.
    Par contre, là où GTA5 n’a pas besoin de la presse, Gone Home en avait besoin. Ce n’est pas une grosse machine marketing. Votre remarque sur "c’est pas juste parce que ce jeu a une meilleure que celui-ci alors que blabla" montre bien que le concept de notation est très imparfait.
    Je ne compare les notes car ça n’a aucun sens. GTA5 ne ressemble pas à Gone Home, Super MArio Bros, Teris, Street Fighter 2, To The Moon, Maniac Mansion et The Stanley Parable. Tous les jeux sont jugés sur des critères différents.
    Il ne me viendrait pas à l’esprit de râler parce que tel jeu a une meilleure note qu’un autre. L’expérience, notre expérience, prime.

    Mais après, vous dites que Gone Home n’est pas bon, et que Depression Quest ne devrait pas être sur Steam. C’est subjectif. Objectivement, ce sont des jeux vidéo. Tout comme Fifa, CoD, WoW, Metroid et Candy Crush. Je n’apprécie pas CoD, Fifa et Candy Crush. Je ne vais pas dire qu’ils ne méritent pas leur place...

    Je ne souhaite que de la diversité (d’expériences) ! Davantage de Gone Home (que j’apprécie pour des raisons bien au-delà de l’aspect LGBT, si je puis me permettre) ! Pour moi, ces nouvelles sortes de jeux sont prometteuses. Le jeu vidéo explore de plus en plus de sujets et de styles de narration et de jeux, et c’est génial.
    Cela ne signifie pas pour autant que vous êtes... démodés ? On ne parle pas de remplacer un jeu par un autre. Mais de proposer toutes sortes d’expérience.

    Dans ma vie de gamer, j’alterne. Depuis GTA5, j’ai fait notamment Gone Home, Tomb Raider, The Stanley Parable, Alan Wake, To The Moon... Il y a de la place pour tous les jeux : L’apparition de nouveaux styles de jeux, encensés pour la raison (certainement trop facile) que ce sont de nouveaux concepts, ne devrait pas vous faire sentir démodé...

    Il y a de la place pour tout type de jeux vidéo. Et plus il y aura de nouveaux types de jeux, plus il y aura de joueurs, et des joueurs satisfaits. C’est cool, je trouve, en tant que passionné du jeu vidéo.

  • Martin Lefebvre Le 8 septembre 2014 à 15:10

    Modération, suite :

    Je voudrais rappeler que Merlanfrit est un site de droit français, et qu’en tant que directeur de la publication du site je suis pénalement responsable en cas de diffamation ou d’injure publique (cliquez sur les mots si vous voulez la définition légale). Il y a évidemment peu de chances que je me prenne un procès, mais je me vois mal valider des propos qui pourraient me faire tomber sous le coup de la loi.

    Merci.

  • Nomys_Tempar Le 8 septembre 2014 à 15:17

    Merci Martin pour cet édito, j’avais pas suivie l’affaire ZQ et l’histoire autour de ce gamergate (?!).

    Concernant Anita Sarkeesian et Zoe Quinn mon avis est qu’il n’y a pas de débat sur leurs situations : Elles communiquent de manière maladroite sur un sujet dont tout le monde est conscient (la présence d’une certaine misogynie dans certaines catégories de jeux vidéo). Je veux dire qu’on est tous d’accord là-dessus. Il n’y a pas de débat possible avec une constatation comme celle-ci. Si certaines personnes n’en étaient pas conscientes et maintenant le sont, c’est bien, mais ça ne nécessite pas un débat public : c’est des faits. Ce n’est pas de la critique c’est de la description (après on peut faire de la description, j’ai rien contre ça).
    Le reste : les insultes, menaces, etc, sont de l’ordre de l’incivilité pur et dur.
    La misogynie est un problème de développeurs et d’éditeurs. C’est pas un problème de public car le public (en tant que masse anonyme) est bête, il mange ce qu’on lui donne.
    L’incivilité est un problème d’éducation et de respect de l’autre. Car quand on ne respect pas une personne à laquelle on s’adresse sur twitter, on peut supposer qu’on ne respect pas la personne assise devant nous dans le TER, et ça c’est un gros gros problème d’éducation.
    En ce qui me concerne c’est aussi simple que ça.

    Face à cela le gamergate (plutôt un truc venant des état-unis si j’ai bien compris) ressemble assez à nos manifs anti-mariage pour tous : beaucoup de vent pour faire de la pub et de la récupération politique.
    Ce qui intéressant c’est pas cette parodie de mouvement mais le fait que soit mis en évidence les liens entre l’Art et la
    Politique, et que étrangement le jeu vidéo n’y coupe pas n’en déplaisent à ceux qui pensent le contraire.

  • Chad Chandler Le 8 septembre 2014 à 15:37

    @Kid

    Je ne vais pas dire que Gone Home ne mérite pas d’étre un jeux vidéo, Depression Quest, par contre non, ce "jeu" est une page web, les Visual Novel japonais ont plus de légitimité.
    Gone Home est tout à fait légimite, mais a juste été poussé vraiment trop fort, comme je disais, une mention editoriale pour dire, hey ce jeu me frappe beaucoup, ok ! Pas top jeu pendant des semaines. C’est vraiment pas mon style de jeu mais par contre To the Moon à l’air pas pire du tout.

    Franchement, je n’aime même pas GTAV, c’est trop stagnant comme serie, j’ai joué un peu et puis bof. Jeux que j’aime sont XCOM, Dragon’s Crown, Demon/Dark Souls, Civilisation, Ninja Gaiden et d’autre, j’aime encore les jeux.

    J’ai aucun problème avec des jeux qui me vise pas, mais je déteste que quelqu’un dise que Dragon’s Crown est sexiste parce que les filles ont des seins ? Et que je devrais me sentir mal pour cela ? Hey, seulement sur l’INTERNET on doit sortir du placard pour avouer qu’on est hétéro et qu’on risque de se faire jetter des pierres.

    Aussi, sur l’acharnement de Zoe, bien, elle attise le feu, si j’étais elle j’aurais vite fermé mon twitter, mais elle semble être addict comme Phil Fish (qui a fermé son twitter et reouvert comme 1 jour après ? Mais mit en privé.), elle n’arrête pas d’essayer de ramener l’affaire sur elle, je pense bien qu’elle a terminé son role dans l’histoire, mais tout le monde qui est nouveau et a la tête chaude va aller la voir...

  • Thufir Le 8 septembre 2014 à 15:49

    Je lurke l’affaire Zoe Quinn et Gamergate sur merlanfrit et sur merlanfrit uniquement parce que j’ai autre chose à faire que de m’y intéresser davantage.
    J’en demeure, tout de même, ébahi.
    Et j’apporte ici tout mon soutien et mes remerciements à Martin et aux autres merlans pour assumer de publier les commentaires de réactionnaires assez hallucinants. Si je ne les lisais pas ici, jamais j’aurais pu croire qu’ils existent vraiment...

  • Oyoyo Le 8 septembre 2014 à 17:41

    Eh ben, je ne pensais pas que cet article allait attirer de tels commentateurs. Et encore, on ne voit que ce qui est validé, je n’ose pas imaginer ce qui a été modéré.
    Hallu totale de voir qqn essayer de faire croire ici que le #notyourshield est un mouvement des minorités contre leur instrumentation par les "extrémistes sjw". Alors qu’il s’agit d’un bon gros fake, comme tous les comptes twitter créés pour l’occasion.
    Très drôle (ou pas...) aussi le gars qui reproche à ZQ de ne pas avoir fermé son twitter après les torrents de merde qu’elle s’est ramassé.
    Je suis impressionné par le renversement de la charge opéré par les lanceurs du gamergate. Ce truc a été lancé pour justifier a posteriori des opérations de harcèlement particulièrement violentes de deux femmes ayant un pouvoir très marginal dans le milieu du jeu vidéo, mais trop atypiques au goût de certains.
    "Non, il n’y a pas eu de harcèlement, juste une forte inquiétude sur l’objectivité de la presse vidéoludique et son éthique, et d’ailleurs, si les journalistes nous traitent de misogynes, c’est bien parce qu’on les dérange".
    Il y a juste eu le doritosgate il y a deux ans, n’importe qui s’intéressant un tout petit peu au journalisme vidéoludique s’en souvient forcément et rappellera que les cas de figure ayant lancé ce débat étaient autrement plus problématiques. Il faut juste être extrêmement malhonnête (et c’est malheureusement le cas des instigateurs du #gamergate) pour considérer que le fait de donner voix au chapitre à des personnes plus marginales est le signe principal de la déliquescence du journalisme.

  • Martin Lefebvre Le 8 septembre 2014 à 17:59

    Je n’ai pas modéré grand chose je te rassure Oyoyo, juste une ou deux "menteuses" et autres joyeusetés non étayées relevant de la diffamation, et les liens d’un post. C’est juste qu’il faut surveiller la conversation.

  • Chad Chandler Le 8 septembre 2014 à 19:37

    @Oyoyo

    Je t’assures que tu parotes la même chose que tout le monde qui est contre le #GamerGate et c’est extrèmement étrange comment vous pouvez tous arriver à ces conclusions dogmatiques.

    Ce que j’ai vu le plus de ce côte, c’est que les gens comme ça ont tendance à projeter leur sentiment sur les autres, est-ce que la voix de #GamerGate te dérange parqu’elle est atypique ?

    Voici ce qu’est la justice sociale, pour celle-ci, le simple fait d’avoir des riches et des pauvres s’agit d’une injustice sociale, pourtant ce n’ai pas une injustice tout court ! Pour toi, c’est un problème que les gens comme ZQ soient attaqué, même si elle recevait 2000$ par mois comme donations, et que son vrai nom de famille, Van Valkenburg, une famille riche, lui permet d’avoir une bourse à plusieurs universités au États, seulement en présentant le nom. Mais peu importe, ce que je veux dire c’est que la justice, pas la justice social, la vrai justice ne se préoccupe pas de qui est riche ou pas, seulement de ce qui est juste ou pas.

    Le DoritosGate et le GamerGate doivent être analysé avec le même mérite, pas à cause qu’un affecte les "grosses mauvaise corporations", mais en ce moment, c’est GamerGate qui a du vent.

    (Vous aimez beaucoup le mot problèmatique aussi)

  • Robin Le 8 septembre 2014 à 19:55

    Je laisse ce dernier lien, qui retrace toute l’affaire, et je remercie ce type, qui a fait un sacré bon travail https://medium.com/@cainejw/a-narra...

  • Blunt Le 8 septembre 2014 à 20:07

    Concernant Jenn Frank : elle avait demandé au Guardian de mettre un "disclaimer" à son article parlant de ses liens (si on peut appeler ça comme quand il s’agit d’un don sur Patreon et d’une rencontre occassionnelle) avec Zoe Quinn. Le Guardian a estimé que ça ne représentait pas un conflit d’intérêt. Le disclaimer a ensuite été remis à la demande de Frank après qu’elle ait subi un torrent de réactions outragées sur son twitter (sans pour autant que ça les arrête évidemment), au point qu’elle décide d’arrêter d’écrire sur le jeu vidéo.

    L’idée même qu’une bande de détectives du net pense être mieux placée pour juger de ce qui constitue une violation d’éthique journalistique qu’une institution du domaine vieille de près de deux siècles me parait assez représentative de l’absurdité et de la bêtise qui sous-tend ce mouvement.

  • Martin Lefebvre Le 8 septembre 2014 à 20:44

    @Robin : je parcoure ton lien avant de valider ton dernier message.

    Message validé, mais :

    - Il contient des liens vers des choses qui ne nous regardent pas.
    - Il n’est pas du tout neutre, mais cherche à démontrer que 4chan n’est pas responsable... J’avoue que je n’ai pas d’avis précis sur la part de responsabilté des habitués du site. Juste cette idée d’objectivité, juste les faits dans une affaire aussi complexe me paraît assez osée. C’est un récit quoi, parfois balancé, souvent tendancieux.
    - Je n’ai pas l’impression que ça invalide le moins du monde ce que j’écris dans le papier.

  • thufir Le 8 septembre 2014 à 22:01

    Je serais quand même bien preneur d’une étude sociologique qui expliquerait ce genre de phénomènes de lynchages sur le ouèbe. Je sais pas si ça existe...

  • Martin Lefebvre Le 8 septembre 2014 à 22:55

    Ce serait intéressant d’interviewer un sociologue sur le sujet en effet, pour peu qu’il ait un peu suivi l’affaire et qu’il ne soit pas dans la mouvance "Internet = caca". J’ai vaguement cherché, sans trouver pour le moment.

    En tout cas si ça n’existe pas, quelqu’un a un sujet de thèse qui lui tombe tout cuit là. :D

  • osef Le 9 septembre 2014 à 01:42

    Juste histoire de démontrer que le concept des SJW a déjà été théorisé, qu’il n’est pas sorti de nul part, et qu’il a son entière légitimité.

    "La classe ouvrière, autrefois pilier du mouvement socialiste, est devenue une pitoyable relique d’elle-même. L’espoir que de "nouveaux mouvements sociaux" prendraient sa place dans la lutte contre le capitalisme, espoir qui a brièvement soutenu la gauche à la fin des années soixante dix et au début des années quatre vingts, n’a débouché sur rien. Non seulement les nouveaux mouvements sociaux - le féminisme, les droits des homosexuels, les droits au minimum social, l’agitation contre la discrimination raciale - n’ont rien en commun, mais leur seule exigence cohérente vise à être inclus dans les structures dominantes plutôt qu’à une transformation révolutionnaire des rapports sociaux.

    Ce n’est pas seulement que les masses ont perdu tout intérêt pour la révolution ; on peut arguer que leurs instincts politiques sont plus conservateurs que ceux de leurs porte-parole auto-désignés et de leurs libérateurs potentiels. Après tout, ce sont les ouvriers et la petite bourgeoisie qui veulent voir limiter le droit à l’avortement, qui se cramponnent à la famille bi-parentale comme source de stabilité dans un monde agité, qui s’oppose aux expériences de "modes de vie alternatifs", et qui nourrissent des réserves profondes sur la discrimination positive et autres efforts d’ingénierie sociale à grande échelle. Pour revenir plus étroitement aux termes de la description d’Ortega, ils ont un sens des limites plus hautement développé que les classes supérieures. Ils comprennent, à la différence de celles-ci, qu’il y a des limites inhérentes au contrôle de l’homme sur le cours du développement de la société sur la nature et sur le corps, sur les éléments tragiques de la vie et de l’histoire humaines.

    [...]

    (au sujet des classes supérieures) :

    Lors qu’ils se retrouvent confrontés à de la résistance devant ces initiatives, ils révèlent la haine venimeuse qui ne se cache pas loin sous le masque de la bienveillance bourgeoise. La moindre opposition fait oublier aux humanitaristes les vertus généreuses qu’ils prétendent défendre. Ils deviennent irritables, pharisiens, intolérants. Dans le feu de la controverse politique, ils jugent impossible de dissimuler leur mépris pour ceux qui refusent avec obstination de voir la lumière - ceux qui "ne sont pas dans le coup", dans le langage auto-satisfait du prêt-à-porter politique."

    Christopher Lasch - La révolte des élites (1994)

  • Martin Lefebvre Le 9 septembre 2014 à 08:40

    Bientôt on va parler de la common decency de 4chan, de la révolution ouvrière du Tea Party ? Ah, ces fans de Michéa & toute la clique, représentent tellement la gauche, la vraie qu’ils en deviennent carrément de droite...

    Après que certains militants féministes soient énervants et peu pédagogues, oui, j’entends.

    Mais je pense que tu gagnerais à une séance de révision concernant le mansplaining ou le privilège osef, aussi discutables ces notions soient-elles, ce serait rigolo.

    Plus sérieusement, je peux tout à fait entendre que les militants les plus en pointe ont tendance à avoir une attitude élitiste, notamment en ignorant le choc symbolique que peut provoquer la déconstruction des genres, ou qu’il y a un enfermement dans un jargon peu productif, voire une tendance à chercher la petite bête qui peut être énervante...

    Mais je suis pas certain que les militants en question appartiennent tous aux classes supérieures... Généralement ça ne paye pas trop activiste social (ah oui je sais, je sais Anita Sarkeesian et son Kickstarter), enfin je veux dire à côté d’un vrai boulot dans la com’...

    Dans le cas des indés de SF il y en a tout de même beaucoup qui peinent à boucler leurs fins de mois, et je n’ai pas l’impression par exemple que les transsexuels représentent dans notre société actuelle une classe dominante... Toujours est-il qu’on peut comprendre que les gens deviennent "irritables, pharisiens, intolérants" quand on les met au ban de la société parce que le rapport qu’ils entretiennent à leur corps ne correspond pas à l’usage, etc.

    J’imagine que Lasch n’a pas connu ces problèmes, par contre...

  • Kid Le 9 septembre 2014 à 09:01

    "A la surprise générale : les gens ont des avis différents"
    Moi - 2014

  • osef Le 9 septembre 2014 à 10:17

    Déjà, ta petite remarque initiale a tendance à confirmer l’attitude sectaire ici dénoncée...

    Ensuite, tu dis que cela ne vient pas des classes supérieures. Pas directement. Mais cette "fausse tolérance", comme disait Pasolini, qui est contre faite et procède de ce qu’il appelait "l’hédonisme consumériste", trouve ses racines "en haut" et non "en bas". Ses racines sont toujours étatiques. Par la suite elle acquiert des relais populaires et ordinaires, par des personnes qui l’ont intégré comme le seul horizon possibles des nouvelles luttes sociales : les fameuses "nouvelles radicalités", et oui, je cite Michéa.

    Ce que tu définis comme la dénonciation de la condescendance masculine à l’égard des femmes (j’ai dû vérifier, mon lexique progressiste anglophone est rouillé il faut croire), participe intégralement de ce genre de logique, on se fondant sur des phénomènes flous, hétérogènes, dont il paraît bien difficile de mesurer la portée et l’importance. Cela a été dit ici, ou dans l’excellent commentaire de Factornews recommandé par un participant, il y a là beaucoup d’événements marginaux montés en épingle.

    Je considère donc cette réponse "Gamergate", cette fois-ci d’essence fondamentalement populaire, participative, réellement saine et intéressante, et procédant intégralement de cette décence commune que tu ne sembles pas porter dans ton cœur. La logique n’est plus tellement de savoir qui appartient à quelle classe sociale (même si beaucoup de anti-SJW ont relevé un profil sociologique plus ou moins toujours similaire chez leurs adversaires...), mais qui se fait le relais le plus zélé, le plus intransigeant, le plus sectaire, de la pensée dominante. Et tu peux essayer tous les retournements sémantiques que tu souhaites, au final, l’idéologie dominante se trouve bien dans un camp et pas dans l’autre. Une simple revue de presse généraliste et spécialisée permet de le constater. Bien peu de sites peuvent se permettre d’aller à son encontre. Un site comme Gamekult, visiblement hostile à la chose, peut tout au mieux choisir de garder le silence.

    Ce qui ne revient pas à en cautionner les dérives qui existent visiblement. Mais qui ne constituent visiblement pas son mode d’action privilégiée, son essence, comme c’est le cas pour les SJW qui intègre dans son logiciel, de façon sine qua non, les techniques d’intimidation, de stigmatisation, de fabrication artificielle de polémiques, et d’acaparation des relais médiatiques, etc, précédemment décrites.

  • osef Le 9 septembre 2014 à 10:42

    Et je précise que bien sûr, cela n’a rien à voir avec la véritable tolérance, l’humanisme authentique et désintéressé, qui peut néanmoins connaître des limites, sans pour autant s’abimer dans la haine, la violence ou la laideur morale sous toutes ses formes.

    J’écris ça en réponse à ce que tu dis sur les minorités. Mais ces luttes deviennent nocives à partir du moment où elles deviennent obligatoires, qu’elles ne sont plus sujet à débat et à juste équilibre et surtout qu’elles se substituent intégralement à toute autre forme de lutte sociale réelle.

  • Thufir Le 9 septembre 2014 à 14:04

    Sacré Larsch... encore un mec qui va expliquer que décidément les bourgeois blancs, cadres sups et hétérosexuels sont victimes de ségrégation.
    Si je ne risquais pas le point Godwin, je ferais le parallèle avec ce que Hannah décrit sur le renversement du sentiment de compassion, sur la capacité qu’ont certain discours à percuter d’autant plus qu’ils sont diamétralement opposés à la vérité la plus factuelle, la plus immédiate, la plus évidente.

  • HN Le 9 septembre 2014 à 14:16

    Quand bien même les classes supérieures défendraient des causes qui ne les concernent pas directement, ils auraient tout de même le droit de lutter pour que la vie des autres s’améliore.
    C’est sûr que la daronne de foyer mono-parental qui galère avec plusieurs emplois, elle aura moins le temps d’aller manifester ou gueuler sur des forums pour améliorer sa qualité de vie.
    Elle y pensera peut-être même pas. Mais elle sera contente de voir que des gens pensent à améliorer sa situation.

  • Oyoyo Le 9 septembre 2014 à 14:51

    La tolérance est surtout une belle arnaque.
    "Attend, je tolère que tu existes, pourquoi tu t’énerves ? Quoi ? Tu veux que je te traite d’égal à égal ? Mais si je te suis supérieur, c’est uniquement parce que je le mérite !"

  • Chad Chandler Le 10 septembre 2014 à 06:30

    Ouaip, la culture métritatoire des années 50 aux États-Unis est tombé en morceaux.

    Voici maintenant la culture des quotas ! Il faut combler les quotas ! Est-ce que j’ai besoin d’expliquer pourquoi on a des quotas ? C’est pour l’égalité bien sûr ! L’égalité de ne pas être offensé lorsqu’un groupe performe mieux que le mien, on ne veut pas laisser voir que les gens ont en fait des intérêts et aptitudes différents quand même, cela détruirait notre philosophie.

  • Haha Le 10 septembre 2014 à 10:05

    VA EXPRIMER TON ISLAMOPHOBIE PRIMAIRE AILLEURS MERCI. /la modération

  • HN Le 10 septembre 2014 à 10:28

    Les rageux sont de retour on dirait.
    xD

  • HN Le 10 septembre 2014 à 10:36

    Haha
    Vous au moins vous avez le sens de la nuance... et de la mesure.
    Vous avez oublié de préciser que les 3 femmes et les 15 filles du salafiste étaient excisées, battues régulièrement et violées 17 fois par jour par les frères, les cousins puisqu’on le sait tous, les musulmans pratiquent l’inceste...
    Je peux me tromper hein, mais il me semble que ce forum n’est pas hébergé par Minute, ni Valeurs Actuelles...

    On s’efforce de discuter sérieusement et on tombe toujours sur des bourrins frustrés qui ne veulent rien comprendre.

  • Haha Le 10 septembre 2014 à 10:36

    Oui, oui, tout contradicteur est un facho, un misogyne, un " rageux ", au choix :) alors que les SJW qui s’étranglent pour tout et pour rien, ne sont pas du tout des " rageux ", eux :) l’inversion accusatoire, encore et toujours

  • HN Le 10 septembre 2014 à 10:37

    C’est pas de la contradiction que vous faîtes, c’est de l’éructation pure et simple.
    La haine, c’est vous qui la portez, elle transpire de vos posts.

  • Haha Le 10 septembre 2014 à 10:43

    " ne veulent comprendre "

    Il vous est donc impossible à ce point d’envisager qu’on puisse ne pas être d’accord avec vous, voire même rigoler de bon coeur en lisant vos âneries ?

    Encore une fois, les petits curés gauchistes dans votre genre sont des lâches, des caniches mordeurs qui étalent leur moraline du matin au soir, au visage du type moyen qui n’y peut pas plus qu’eux si le monde va mal - et détournent pudiquement le regard quand ils croisent de vraies situations d’oppression, structurelles, culturelles, massives, mais émanant de gens qui eux, bien entendu, se foutent éperdument de leur préchi précha. Hilarant.

  • HN Le 10 septembre 2014 à 11:10

    Ecoutez, si avec toute l’argumentation de Martin et des intervenants, vous ne pouvez pas faire mieux que ça de votre côté, je considère en effet que vous ne voulez pas comprendre.
    Ou alors on met ça sur le dos d’une intelligence défaillante, c’est vous qui voyez.
    Je trouvais plus respectueux de ne rien présumer sur vos capacités cognitives.

  • Haha Le 10 septembre 2014 à 11:17

    Oh, n’hésitez pas, n’hésitez pas :)

    Et puis je m’en tape, moi, du "gamergate" et de l’affaire Quinn, je ne remets d’ailleurs pas du tout en cause le fait qu’il y ait un nombre invraisemblable de gamers ultra macho qui pratiquent sur le web une violence verbale qui si elle était pratiquée IRL, mériteraient quelques injonctions légales en matière de psychiatrie - mais moi c’est l’âme des Social Justice Warriors qui m’intéresse. J’aurais peut-être dû mettre une pancarte " ATTATION, ATTATION, DIGRESSION ".

  • Kanedo Le 10 septembre 2014 à 11:18

    Retourne sur /pol/ stp

  • HN Le 10 septembre 2014 à 11:38

    Qu’entendez-vous par âme ?
    Et qu’a-t-elle donc de si particulier cette "âme" des SJW ?
    Serait-elle mauvaise, auquel cas les SJW seraient condamné(e)s à brûler en enfer ?

  • Kid Le 10 septembre 2014 à 12:59

    Je me permets de rappeler qu’il est sympa de discuter avec des gens avec lesquels on n’est pas d’accord... Mais don’t feed the troll. Le mec cherche juste à pourrir la conversation.

  • Haha Le 10 septembre 2014 à 13:54

    " Don’t feed the troll " et autres " Points Godwin atteint " sont des trucs bien pratiques, hein ? :)

  • Martin Lefebvre Le 10 septembre 2014 à 14:09

    Bon eh bien je vois que je dois repasser la modération en a priori. :)

    Haha, tu n’es pas le bienvenu ici.

  • Kid Le 10 septembre 2014 à 15:06

    Haha, je vais zapper mon conseil le temps de te répondre. Ce n’est pas que je n’ai pas envie de discuter (plus haut tu remarqueras que j’ai discuté avec des interlocuteurs dont je ne partage pas l’avis. On campe certes sur nos positions, mais on discute calmement).

    Mais comme tu alignes les clichés les plus... fatiguants, tout en te comportant exactement, avec la même véhémence, que ceux que tu sembles haïr... Si tu ne te rends pas compte que tu trolles, relis toi. Bref.

  • Dante Le 11 septembre 2014 à 12:32

    Moi qui ait commencé à jouer sur Vectrex, ce qui me semble avoir changé par rapport à la génération des geeks de mon âge et des plus anciens, c’est que pour nous, le Net, les jeux vidéos, les comics, la série B, était de la vrai contre-culture.

    En cinéma par exemple il a fallu attendre les années 2000 pour que John Carpenter et Sergio Leone ne soit plus considéré comme des petits maîtres maniéristes en dehors de leur cercle d’admirateur. Aujourd’hui cette culture-là, c’est la culture officielle, c’est la culture dominante, c’est celle que produit l’industrie massivement et non plus dans ses marges.

    Le Net a été créé par des gens qui ont vécu les années 60 aux USA et possédaient tous une contre-culture aussi : le rock’n’roll, les hallucinogènes, l’hindouisme et le boudhisme, les luttes pour les minorités et la liberté sexuelle, avec en toile de fond dystopique Isaac Asimov et Arthur C. Clarck. Ils ont importé dans l’informatique une contre-culture qui existait déjà en dehors de l’informatique.

    Pour ma génération, la contre-culture ça aurait été la musique éléctronique, quand la house et la techno était conspuée et moquée par les hispters de l’époque qui écoutaient Pavement et The Cure (bon groupe au demeurant), avant de tous partir à Berlin dans les années 2000 par ce qu’ils avaient raté Manchester dans les années 1990. Blade Runner et William Gibson, ça c’était notre fond dystopique, le cyberpunk, le rock industriel, l’éléctro, sur fond de créativité des demo-maker et trailer de groupe pirates dans les copy-party.

    Aujourd’hui les hackers bossent en majorité pour le crime organisé, les états autoritaires, les armées officiels et l’esprit du "Chaos Computer Club" n’existent plus que dans la tête de trois idéalistes qui font du logiciel équitable mais n’ont visiblement pas comprit que le capital a intégralement saisi leur objet. Que les crypto-monnaie ne sont pas du tout une révolution mais un truc que les banques et le crime organisé regardent avec avidité et intérêt, comme ça leur permettrait de se libérer de tout entrave légale.

    Encore une fois les pionniers du Net avait la contre-culture des 60’s en tête, les barons du Web des années 2000 comme Bezos ou Schmidt eux ont le reaganisme (c’est à dire la contre-révolution libérale des 80’s) pour socle idéologique, plus ou moins adoucie de politiquement correcte. Et c’est bien cette structure idéologique là qui a engendré tout ces petites réacailles à clavier qui croient investir sur le Net un pouvoir qu’ils n’ont même plus dans leur propre vie et d’une culture qu’ils ne créent plus mais que depuis les années 2000 ont a investit pour eux.

    Maintenant que les super-héros sont la principale activités cinématographique hollywodienne, que les jeux vidéos rentrent aux musées et sont la plus grosse industrie du divertissement, beaucoup de "geeks" d’aujourd’hui n’ont plus une contre-culture "à part" puisque tout ça est la culture officielle et dominante. C’est devenu une culture de masse et populaire, de mon temps c’était une culture de masse aussi mais minoritaire.

    Résultat ils ne se politisent plus par le dehors ou de biais mais via des vidéos YouTube et des blogs tout pétés de sous-penseurs sans la moindre légitimité éditoriale, académique, scientifiques, littéraire ou intellectuel. Rien que dans le réponse à ce sujet, on peut presque retracer toute une phraséologie qui se propage à l’identique, faite d’amateurisme dialectique, de sur-écriture ampoulée et d’idiôme répété par mimétisme tournant toujours autour des mêmes références de cancre isolé.

    Par exemple si je dis "En 2014, le première cause de mortalité, de handicape et de blessures chez les femmes proviennent de leur conjoint loin devant la cancer, la vieillisse ou les accidents de la route", ce qui est une plate et sinistre réalité statistique - ça va les vexer. Forcément quand on vit dans un imaginaire de nymphe lascive et de virilité surjouée, la réalité du sopalin collant, des bras en canne à pêche et du célibat prolongé peut rendre aigri.

    Et donc, forcément, quad Quinn et d’autres amènent la contre-culture féministe dans la culture officiel du gaming, les consommateurs de cette culture officielle prennent pour une attaque personnelle le fait qu’on disent que les gros nichons à poil et les scénarios débiles des FPS bas de plafond puissent être mal considéré. Vous remarquerez d’ailleurs que eux qui vivent dans un constant imaginaire pornographique s’avèrent être en réalité vis à vis de Quinn horriblement puritain pour ce qui est des libertés et des orientations sexuelles.

    PS : Ce qui m’a fait rire (jaune) c’était de lire dans un pays comme la France (patrie du libertinage), des trucs comme "ELLE A COUCHAY AVEC UN HOMME MARIAY !!!!!!" Mais l’homme marié lui n’y ait pour rien hein, il s’est fait corrompre l’esprit pour une sorcière-sirène au cheveux violet qui veut nous couper le zizi et nous empêcher de lire des hentaïs, c’est pas de sa faute. On se croirait revenu dans les années 50...

  • Ariane Le 11 septembre 2014 à 22:29

    Hello !

    Je n’ai pas du tout suivi cette affaire et ne suis pas une "gameuse", mais je suis tombée sur ce billet grâce au site "Arrêt sur Images" qui y fait référence : http://www.arretsurimages.net/artic.... Si vous n’êtes pas abonnés à @si, l’article a été recopié ici : http://www.jeuxvideo.com/forums/1-7....

    J’ai vu qu’un des commentaires plus haut se posait la question de l’existence d’études sociologiques sur les lynchages sur le Web. Il se trouve que des sociologues et anthropologues travaillent bien sur ce genre de sujet. Je pense notamment à Antonio Casilli (http://www.bodyspacesociety.eu/), qui a étudié le phénomène des "trolls" d’une part, et les relations communautaires sur les réseaux sociaux d’autre part. Loin d’être un technophobe, c’est au contraire un chercheur qui observe vraiment les usages du Web. C’est aussi quelqu’un de très sympathique et abordable. Vous pourriez peut-être lui soumettre l’idée d’une étude sur cette polémique virulente. S’il n’est pas en mesure de se lancer dans un tel projet, il pourra peut-être vous proposer des noms d’autres chercheurs à qui s’adresser.

  • Janno Le 11 septembre 2014 à 23:20

    Dante

    Les scénarios débiles sont un problème ? Pourquoi ?

    Lorsque je joue à Metal Slug ou MadWorld, ou autre defouloire décérébrés, je ne cherche pas un commentaire profond sur notre raison d’être mais plutôt un jeu rigolo. Je suis à peu près sûr que vous avez déjà apprécié une œuvre idiote mais terriblement fun, que ce soit un livre, une pièce de théâtre, une musique ou autre. Réduire ce qui est pour moi de l’art à une seul qualité (le scénario) ne me plaît pas trop.

    Les gros nichons à poils sont un problème ? Pourquoi ?
    Déjà j’ai du mal à voir à quel jeu vous pensez lorsque vous parlez de seins titanesques exposées. Lorsque cela arrive, la plupart du temps c’est dans un jeu niche, qui est loin de représenté tout les jeux vidéos.
    Ensuite, l’humain aime le sexe. Regardez les statues et les peintures, c’est plein de zizis, de tétons, et de beaux mecs musclés exposant leurs corps huilés à côté de jolies filles bien en chair montrant leurs peaux blanches. Et ça n’a pas vraiment changé. De nombreux personnages masculins sont considéré comme des sexs symboles (Nathan d’Uncharted, Ezio d’Assasin Creed, Archer et Gilgamesh de Fate\stay night...). De nombreux personnages féminins le sont aussi, qu’elle ai des ogives collé à la poitrine ou non. Beaucoup de personnages sont sexualisé et cela n’est en rien négatif. Ce n’est pas parce que Bayonneta invoque des démons à poils ou que Five de Drakengard est une nymphomane que les créateurs du jeux sont des horribles mysoginistes et que tout ce qu’ils ont fait d’intéressant avec le côté sexuelle de leurs personnages doit être jeté à la poubelle.

    P.S : Le problème est qu’elle a couché avec plusieurs hommes d’influences dans le jeu vidéo et qu’une vague de censure s’est abattu sur tout site voulant en parlé. Si Zpe et sa clique ne s’était pas mis à essayer d’etouffer l’affaire à coup de ban, il y a fort à parier que gamergate n’aurait jamais atteint de telle proportions

  • Izual Le 11 septembre 2014 à 23:50

    Attention, petit commentaire.

    Tout d’abord, mes réactions concernant l’article en lui-même :
    - Concernant le harcèlement dont ont été victimes Zoe Quinn et Anita Sarkeesian, aucun rapport n’en a été fait aux officiers de police concernés après vérification. De plus, ces menaces ont été faites par des personnes qui, si elles ont été bel et bien faites au nom de #GamerGate, n’en ont pas pour autant été cautionnées par tous ceux qui sont derrière ce hashtag, loin de la. A noter que sur la partie "/v/" de 4chan, autour des jeux vidéos, il est insisté depuis le second jour de la campagne de #GamerGate que leur objectif n’est pas dirigé vers ces deux femmes en priorité, mais envers les travers du journalisme pro-gaming. De plus, il est amusant de noter que vous reprochez au travers de cet article a Milo Yiannopoulos de ne pas vouloir donner suite aux menaces de mort qu’il a reçu dans le cadre de cette histoire, quand vous ignorez que ces deux femmes ont fait de même.

    - Concernant ces femmes, je dois avouer que leur qualification de "figures emblématiques du féminisme" m’a fait quelque peu rire jaune. Comment peut-on qualifier de telles des femmes qui n’ont pas hésité une seule seconde a torpiller d’autres projets faits par des féministes et pour des féministes, qui ont manipulé bien d’autres personnes en quête d’attention, qui ont attaqué ouvertement l’opposition a grands coups de diffamation et d’attaques par déni de service (DDOS), voire même, dans le cas de Zoe Quinn, qui ont menti a leurs fans a plusieurs reprises, le cas le plus récent étant concernant Depression Quest, dont une partie des gains devait être déboursée a un groupe qui n’en a jamais entendu parler ?

    - Concernant l’article, je regrette un certain parti pris en défaveur de #GamerGate. Loin d’avoir pris en compte leur point de vue de l’affaire, leur virulence et les soutiens douteux (au mépris de The Young Fine Capitalists et des avocats qui ont décidé de soutenir le groupe, notamment) qu’ils ont eu sont mis en avant, ainsi qu’une misogynie qui n’existe pas et qui sert pourtant de fer de lance à tous ces sites qui se sont mis en tête de défendre la vertu de ceux qui en ont peu ou pas. Avant toute chose, #GamerGate est un groupe sans fondateur, sans organisation (un peu comme ce que l’on retrouve généralement sur 4chan), mais avec un but, celui de dénoncer et de faire taire toutes les magouilles et tous les travers que l’on constate dans le journalisme pro-gaming. Je constate aussi une absence de citation de #Notyourshield, qui, contrairement a ce qu’Oyoyo essaye d’imposer dans ses commentaires, a bel et bien été fondé en réponse aux journalistes pro-gaming qui tentaient de se servir du féminisme comme d’une ligne de défense.

    Maintenant, voilà ou nous en sommes - Nous avons un groupuscule sans direction, sans organisation mais avec un objectif clair, et dont les méthodes qui, si elles sont douteuses, ont mis le doigt sur des choses qui sont loin d’être nettes et qui demandent des réponses par rapport a cela. Et en réponse, tout ce qu’ils reçoivent sont des accusations de misogynie (démontées par les 25000+ dollars donnés par les membres de 4chan à The Young Fine Capitalists, qui restent avant tout un groupe ouvertement féministe, pour la création d’un jeu torpillé par Zoe Quinn et sa clique), de conformité a un standard propre aux jeux vidéos (une réponse standard étant "de toute façon, vous n’êtes que des mâles blancs dans la moyenne d’âge, vous ne pouvez pas nous comprendre", ce qui a été démonté également par bon nombre de photos de personnes soutenant #GamerGate sans être des mâles, de couleur de peau blanche ou d’âge moyen), et avant tout sans répondre aux accusations qui ont été faites, quand le conflit aurait pu être résolu en une semaine si ces personnes avaient répondu ouvertement, comme tout journaliste digne de ce nom se doit de le faire.

    Actuellement, il y a des preuves qui montrent clairement que ces personnes se disant journalistes ont reçu de l’argent et des cadeaux d’organisations et de personnes dont ils devaient par la suite faire la présentation et le test de leurs jeux. Il y a des preuves qui montrent que ces journalistes travaillent pour des sites faisant eux-mêmes partie d’un groupe plus grand, groupe dont les autres sites ont immédiatement et sur un laps de temps très court posté une campagne aggressive et insultante envers leur public principal. Il y a des traces qui montrent ouvertement que chacun se graisse la patte (ce qui rappelle la politique francophone, dans un sens, belges et français fonctionnant de la même manière). Et ce que les joueurs veulent, c’est du journalisme correct. De l’honnêteté, de la franchise et du respect de leur identité de joueurs, pas de sites qui les qualifient tous sans exceptions de gamins, de misogynes et d’autres noms que la décence m’interdit de citer.

    Je suis un gamer, et je suis fier de ce que je suis. Je suis fier d’avoir passé une vingtaine d’années de ma vie a profiter du jeu vidéo comme d’une passion. Je suis choqué de me voir insulté par tous ces sites, soutenus par les mêmes groupes, qui me disent que mes vingt années en tant que gamer, que cette identité qui fait partie de moi et qui s’est forgée sur ces vingt années, est morte au profit de gens qui s’autocongratulent a coups de pots-de-vin et de pattes graissées, qui utilisent le jeu vidéo comme ils utilisent le féminisme, comme armes pour mieux asseoir leurs points de vue et leurs opinions, et qui me trainent dans la boue encore plus profondément que des violeurs de premier ordre a cause d’une passion que je partage avec des millions d’autres personnes. Et je ne trouve pas ça normal, comme tous ceux qui soutiennent #GamerGate.

  • Martin Lefebvre Le 12 septembre 2014 à 09:36

    « Actuellement, il y a des preuves qui montrent clairement que ces personnes se disant journalistes ont reçu de l’argent et des cadeaux d’organisations et de personnes dont ils devaient par la suite faire la présentation et le test de leurs jeux. Il y a des preuves qui montrent que ces journalistes travaillent pour des sites faisant eux-mêmes partie d’un groupe plus grand, groupe dont les autres sites ont immédiatement et sur un laps de temps très court posté une campagne aggressive et insultante envers leur public principal. Il y a des traces qui montrent ouvertement que chacun se graisse la patte (ce qui rappelle la politique francophone, dans un sens, belges et français fonctionnant de la même manière). »

    Citation needed comme on dit. Vous parlez de la campagne de com’ d’Activision pour vendre Destiny ?

    « Je suis choqué de me voir insulté par tous ces sites, soutenus par les mêmes groupes, qui me disent que mes vingt années en tant que gamer, que cette identité qui fait partie de moi et qui s’est forgée sur ces vingt années, est morte au profit de gens qui s’autocongratulent a coups de pots-de-vin et de pattes graissées, qui utilisent le jeu vidéo comme ils utilisent le féminisme, comme armes pour mieux asseoir leurs points de vue et leurs opinions, et qui me trainent dans la boue encore plus profondément que des violeurs de premier ordre a cause d’une passion que je partage avec des millions d’autres personnes. »

    Identitaire gamer, c’est un concept étonnant, mais après tout pourquoi pas, c’est assez actuel. Vous risquez de vous heurter aux reproches que l’on fait habituellement aux identitaires... Qu’on considère généralement comme des réactionnaires en fait.

    Sinon je ne vois pas ce que le viol vient faire ici. Si vous voulez que vos commentaires passent à l’avenir, et si vous voulez qu’on vous prenne au sérieux, évitez d’employer ce genre de termes hors contexte.

  • Martin Lefebvre Le 12 septembre 2014 à 09:39

    @Ariane : merci pour le conseil, je vais essayer de contacter Antonio Casilli dès que possible. :)

  • Izual Le 12 septembre 2014 à 10:55

    "Citation needed comme on dit. Vous parlez de la campagne de com’ d’Activision pour vendre Destiny ?"

    Pour ce qui est des citations, #GamerGate a déjà pas mal de preuves de ce qui est avancé, et je vous invite a aller les consulter.(la FAQ de leur mouvement est la - http://git.io/uXJgYQ - et les "événements récents" sont ici - http://git.io/F74X-A ). Quant a cette campagne aggressive, je fais référence aux vagues d’articles anti-gamers qui ont été postés par les membres du même groupe (une vague a été référencée dans le lien "événements récents", et il y en a eu au moins une autre), groupe dont les liens ont été découverts et expliqués sur le lien suivant - http://pastebin.com/PmdSbPHN

    "Identitaire gamer, c’est un concept étonnant, mais après tout pourquoi pas, c’est assez actuel. Vous risquez de vous heurter aux reproches que l’on fait habituellement aux identitaires... Qu’on considère généralement comme des réactionnaires en fait."

    Honnêtement, je comprendrais tout a fait que l’on me considère comme un réactionnaire. Mais soyons logiques - Combien de gens resteraient de marbre quand on piétine une passion qui a défini leur vie, qui leur a permis de rencontrer des centaines de gens avec qui ils ont des contacts réguliers encore maintenant, et dans certains cas qui leur ont permis de trouver travail, argent et famille ? Le jeu vidéo m’a permis de rencontrer énormément de gens, et de rencontrer celle avec qui je partage ma vie, et rien que pour ça, je ne regrette pas une seconde de m’identifier en tant que gamer, et de défendre cette identité.

    "Sinon je ne vois pas ce que le viol vient faire ici. Si vous voulez que vos commentaires passent à l’avenir, et si vous voulez qu’on vous prenne au sérieux, évitez d’employer ce genre de termes hors contexte."

    C’est hélas dans le contexte de cette affaire, les dirigeants et rédacteurs des différents sites de journalisme pro-gaming critiqués dans l’affaire n’ont pas hésité une seconde avant de sortir ce genre de critiques, allant jusqu’à attester sur Twitter préférer les membres d’ISIS (le "successeur" d’Al-Qaeda) aux gamers (le lien étant dans les "événements récents" postés plus haut).

  • Ariane Le 12 septembre 2014 à 11:36

    @Martin : De rien ! J’avoue que je ne connais malheureusement pas grand-chose aux jeux vidéo et aux jeux en-ligne, mais ce sont des univers qui m’intéressent, alors j’essaie de suivre de loin en loin, en espérant que j’aurai bientôt le temps et les moyens de m’y mettre.

    J’ai aussi lu des articles académiques sur le sujet et des thèses sont maintenant réalisées par des jeunes chercheurs qui sont souvent aussi des gamers. Sans compter naturellement ce que l’on appelle les "Internet Studies" (http://en.wikipedia.org/wiki/Intern...). En y repensant (hier soir, j’étais un peu exténuée), il y a aussi le chercheur québécois Serge Proulx (http://sergeproulx.uqam.ca/) qui a beaucoup travaillé sur les usages du Net et la formation des communautés, et cela depuis maintenant près de 20 ans, mais je ne suis pas sûre s’il s’est beaucoup intéressé à la question des polémiques virulentes et des comportements agressifs sur la toile. Je connais surtout son travail sur la théorisation des usages des NTICs et sur l’appropriation du Web par les enfants. Néanmoins, de nouveau, c’est aussi quelqu’un de très sympathique et abordable. Il pourra probablement aussi vous rediriger vers de bonnes sources, si lui-même n’a pas beaucoup étudié le type de phénomène social que vous avez décrit dans le cadre de cette affaire.

    Ce genre de sujet académique est plus courant en Amérique du Nord qu’en Europe, mais ça commence à venir aussi. Il a simplement fallu plus de temps pour convaincre les facultés, notamment en France, qu’Internet, les jeux vidéo et les jeux en-ligne ne sont pas simplement de nouveaux instruments bourgeois d’aliénation des masses (après les romans populaires, la presse écrite, les music-halls, le cinéma, la radio et la télévision) ! ^_^ Il y a ainsi de jeunes chercheurs comme Yann Leroux, Alexis Blanchet, David Peyron, etc., qui se sont spécialisés dans l’étude des univers numériques et de leurs usagers, ce qui inclut naturellement aussi les joueurs de jeux vidéo ou de jeux en-ligne.

    Donc, du côté des universitaires, ça bouge aussi pas mal, même si c’est souvent difficile et fastidieux !

  • Darhf Le 12 septembre 2014 à 12:07

    Alors c’est marrant, je joue aux jeux vidéo depuis que mes mains sont assez grandes pour tenir une game & watch, je fais donc partie de cette culture gamer autant que n’importe qui d’autre qui porterait le badge #gamergate.

    Donc je refuse que si une "identité gamer" doive exister, elle ne soit définie que par une frange qui limite sa vision du jeu au AAA hétérogène, testéroné, exclusif mâle blanc hétéro.

    Les gens qui font du jeu indé maintenant, ils ont la même tronche que ceux et celles qui ont construit cette industrie en codant en assembleur dans leur garage.

    Les gens que les #gamergateux défendent, ce sont les financiers et autres gars en cravate qui eux ont une véritable influence
    sur la presse.

    Si ils étaient cohérents avec eux-même, ils chercheraient les sex tapes des patrons d’EA et d’Ubi, mais waouh, pourrir la vie d’une dev indé et d’une féministe, quelle noblesse, quel exploit !

    Ce qu’on constate quand même, c’est que personne n’a cherché à savoir si Ken Levine, Miyamoto ou Christophe Balestra avait couché avec quelqu’un de Kotaku pour obtenir une couverture favorable de ses jeux. Pourquoi ?

    Pourquoi moi je suis capable d’apprécier à la fois Gone Home et GTA5, d’adorer ce moment pivotal du jeu video où les indés bousculent le statut quo en parallèle de grosses licences à la qualité inouie,

    Mais surtout pourquoi on m’interdirait de porter un oeuil critique sur ce média ? Qu’est-ce qu’on a y gagner ?

    Au mieux, même si les #gamergateux ont raison sur toutes les preuves qu’ils sont censés apporter, ils ont prouvé quoi ? Qu’un article sur Kotaku est biaisé ? Qu’une GameJam a été annulée ? Que la parole d’une dev indé n’est pas fiable ?

    Un article sur combien écrits par jour ? Un projet de GameJam annulée pour combien qui se tiennent dans l’année ? Une dev sur combien qui bossent sur des jeux actuellement ?

    Ce mouvement ne tient sur pas grand chose, et comme tous les mouvements réactionnaires sa motivation visible sert d’amalgame à des gens qui ne se seraient pas associés autrement. Le schéma de fonctionnement est archi-connu, une fois que les protagonistes se sont investis dans la cause, ils ont du mal à la lâcher, leur cerveau fonctionne par biais de confirmation et chaque mini preuve devient vérité à leurs yeux.

    Si on sort Quinn et Sarkeesian de l’équation, il reste un vague sentiment de persécution ("on" ne nous aime pas, "on" ne respecte pas notre opinion) dirigés vers de vagues instances ("la presse", forcément monolithique, ou "les développeurs indépendants", tous identiques), et la seule façon de matérialiser le lien entre tout ça c’est d’inventer une théorie du complot, parce que l’alternative c’est admettre qu’on a tort.

    (Pardon pour ce texte désordonné, tout ceci était plus clair dans ma tête)

  • Kid Le 12 septembre 2014 à 12:15

    Je vais m’abstenir de répondre aux derniers commentaires, vu qu’on y a déjà répondu plus haut, et que c’est -encore une fois - un cercle vicieux. Surtout que le sujet est tellement complexe qu’on a vite fait de tout mélanger (Sarkeesian/Quinn, harcèlement, accusations, sexisme dans le jeu vidéo, analyse critique, éthique du journalisme "indé", etc)

    Ce que j’aimerais savoir, c’est pourquoi, à partir des mêmes lectures, on peut voir les choses de deux manières complètement différentes. Est-ce, au moins, qu’il y a un ou des critères communs ?
    Et là c’est une question tout-à-fait partiale : pourquoi une partie des joueurs prennent des accusations de misogynie, racisme etc, pour eux, alors qu’ils ne sont vraisemblablement pas concernés par ces accusations ?

  • HN Le 12 septembre 2014 à 13:42

    De nombreux personnages masculins sont considéré comme des sexs symboles (Nathan d’Uncharted, Ezio d’Assasin Creed, Archer et Gilgamesh de Fate\stay night...).

    "Considérés". Pas clairement représentés. Ils ne sont pas représentés à moitié à poil si ce n’est dans le cas d’un barbare équipé d’une armure de peau. On peut déceler un léger culte du corps mais c’est beaucoup moins marqué que pour les personnages féminins.
    On revient de toute manière très vite aux stéréotypes de l’homme musclé et viril qui déboîte tout le monde et la femme faible qu’on est censé sauver.
    Et quand celle-ci peut se débrouiller toute seule, ça donne Lara Croft. Qui n’est pas vraiment plate comme une limande, si je peux me permettre un écart de langage.

    Déjà j’ai du mal à voir à quel jeu vous pensez lorsque vous parlez de seins titanesques exposées.

    Le plus connu : Tomb Raider. Gagné.
    Blague à part, les personnages féminins sont beaucoup plus sexualisées que les personnages masculins. GTA, Saints Row, ... En creusant un peu, on trouve un jeu par minute.
    Comparez au nombre de fois où vous avez vu le loup dans un jeu vidéo, on frise le 0.0001%.

    Cdlmt

  • Izual Le 12 septembre 2014 à 14:37

    @Darhf : Nous sommes d’accord que l’ "identité gamer" (si elle existe, vu la diversité des joueurs) ne doit pas être définie au AAA hétérogène, testéroné, exclusif mâle blanc hétéro. Toute personne, quelle qu’elle soit, doit pouvoir trouver un jeu qui lui soit accessible. C’est d’ailleurs pour ca que l’on a une telle diversité dans le jeu vidéo, des jeux de rôle aux jeux de combats, des jeux de puzzle aux jeux de tir a la première personne.

    La ou notre avis diverge, c’est la ou vous semblez dire que "les #gamergateux soutiennent les financiers et leurs agendas", ce qui est une aberration en soi. La majorité des personnes derrière #GamerGate ont critiqué bien des choses se passant actuellement dans le monde des jeux vidéos, de l’utilisation des DLC (le contenu payant) pour terminer un jeu incomplet et le sortir plus tôt (ce qui s’est notamment vu avec Mass Effect 3) aux jeux qui proposent un recul en termes de contenu a chaque nouvel opus sorti (ce qui s’est vu avec Les Sims 4, un titre grand public qui possède moins de contenu et une qualité graphique moindre que Les Sims 3 a sa sortie (et sans tenir compte des extensions).

    Je conteste également cette critique attestant que "Si on sort Quinn et Sarkeesian de l’équation, il reste un vague sentiment de persécution ("on" ne nous aime pas, "on" ne respecte pas notre opinion) dirigés vers de vagues instances". Des sites ont été cités et critiqués (Polygon, Kotaku, Rock Paper Shotgun, pour ne citer que les trois plus impopulaires), et d’autres développeurs ont été mentionnés comme cautionnant ces pratiques (notamment Phil Fish, qui semble trempé dans une histoire de fraude liée a IndieCade et a IGF). Et même si ces deux femmes sont a l’origine du mouvement, elles n’en ont plus été le sujet pendant longtemps, et même si des faits récents (des preuves de fraude a la charité pour Quinn, des preuves de diffamation envers la police pour Sarkeesian) les ont ramené sur le devant de la scène, ce n’est pas parce qu’elles sont des femmes ou parce que ce sont elles, mais a cause des faits pour lesquelles elles sont incriminées.

    @Kid : Il y a des critères communs - Les faits en eux-mêmes. Mais après, chacun interprète les choses en fonction de ce qui lui est montré et en fonction de son ressenti personnel. On ne peut pas demander a un fan de la première heure de Kotaku d’accepter comme ça les critiques qui ont été lancées envers ce site, tout comme on ne peut pas demander a un gamer acharné d’accepter comme ça les insultes qui ont été lancées a son égard pendant des mois.

  • osef Le 12 septembre 2014 à 14:41

    Décidément le rédacteur de ce site est bien prompt à donner des qualificatifs stigmatisants, toujours inspirés des pratiques du journalisme politique, pour décrédibiliser la contradiction... avec la menace de censure permanente qui va avec. La citation de Lasch que j’ai posté est décidément très à propos. D’où le fait peut-être que vous ayez jugé bon de la tourner en dérision au lieu d’y répondre sur le fond.

    On voit que tout le débat repose sur l’acceptation de postulats de départ, ou non. Le post de Nomys_Tempar en est une bonne illustration : il faut accepter que les joueurs blancs hétérosexuels soient misogynes, haineux, etc. C’est comme ça ! Il n’y a pas de débat possible. Cela relève plus de la ferveur dogmatique qu’autre chose. Et comme l’ajoute un contributeur qui suit, c’est même dû à leur frustration sexuelle, et puis aussi, ils sont pire qu’ISIS. Bref : attaques ad hominem, axiomes illégitimes, posture autoritaire et fermeture d’esprit, voilà les ingrédients du débat sain et équilibré selon les partisans du Progrès.

    Ceci étant dit, je dois admettre que je ne me suis jamais concerné par le fait de faire d’un loisir, d’une passion, d’une activité culturelle, quelque chose de communautaire. Je n’ai jamais être apprécié d’être assimilé à d’autres personnes sur ce critère. De même qu’il n’y a pas vraiment de communauté unifiée des lecteurs, ou des cinéphiles, je ne pense pas qu’il y ait jamais eu de communauté de gamers. Il y a des communautés autours de certains genres, certaines franchises, certaines pratiques, mais c’est tout.

    C’est peut-être cette fausse conception qui est en train de s’effondrer, mais pour moi elle n’a jamais vraiment eu de légitimité. Par contre, ce n’est pas une raison pour profiter de cet effondrement, pour plaquer dessus des représentations haineuses et faire du révisionnisme comme cela a été fait par la journaliste de Gamasutra. Je note d’ailleurs que beaucoup d’articles de journalistes adoptant ce biais de lecture du méchant gamer raciste et réactionnaire, ont très facilement recours à l’insulte, à l’invective et à la vulgarité dans leurs écrits. Quelques posts au-dessus du mien, on peut lire un message grossier, plein de raccourcis foireux et qui insulte peu ou prou tout ce qui ne va pas dans son sens. Le manque de civisme n’est pas forcément là où on le pense... il n’y a pas que le gamin écervelé qui hurle tous les poncifs racistes, homophobes, etc, qui lui passent par la tête sur Call of Duty.

  • HN Le 12 septembre 2014 à 14:58

    pourquoi une partie des joueurs prennent des accusations de misogynie, racisme etc, pour eux, alors qu’ils ne sont vraisemblablement pas concernés par ces accusations ?

    J’ai l’impression que plutôt que de se remettre en question et accepter une critique qui concerne une partie d’un groupe, certains optent plutôt pour la confrontation et le refus. C’est difficile d’assimiler des critiques et de changer ses habitudes quand on a été conditionné d’une certaine manière.

    Allez critiquer les politiques de rigueur budgétaire ou le fonctionnement de l’Europe dans n’importe quelle émission avec ses experts économistes récurrents, et vous prendrez les mêmes volées de bois vert.

    Cdlmt

  • Kid Le 12 septembre 2014 à 16:13

    Isual

    Non, en parlant de critère, je voulais dire : âge, sexe, zone d’habitation, style de jeux, couleur politique, couleur des yeux, épaisseur des oreilles, etc

    @Kid : Il y a des critères communs - Les faits en eux-mêmes. Mais après, chacun interprète les choses en fonction de ce qui lui est montré et en fonction de son ressenti personnel.

    Évidemment. Mais pourtant les faits (d’origine, parce qu’à partir du Gamegate, ça part dans tous les sens) sont clairs : on a accusé Quinn d’avoir une relation sexuelle avec un journaliste pour promouvoir un jeu gratuit dans une review qui n’a jamais existe. Et on n’a pas apprécié l’analyse critique de Sarkeesian (et on en a le droit, que ce soit ces critiques sur la forme ou sur le fond). Après, il y a eu une chasse aux sorcières, qui a dérivé sur une réponse forte mais peu maline de journalistes qui tentent de s’adapter au fait que le public du jeu vidéo, leur public, s’élargit. Tout ce qui a été fait, à tort ou à raison, ensuite est issu d’éléments qui n’auraient jamais dû être monté en sauce.
    Car on peut aussi discuter et critiquer les jeux vidéo, tout simplement.

    On ne peut pas demander a un fan de la première heure de Kotaku d’accepter comme ça les critiques qui ont été lancées envers ce site,

    Je suis bien plus dérangé par une partie des actus, idiotes, de ce site que le fait qu’un journaliste a une vie privée.

    tout comme on ne peut pas demander a un gamer acharné d’accepter comme ça les insultes qui ont été lancées a son égard pendant des mois.

    Mais quelles insultes ? Pourquoi les gens qui ne sont pas misogynes ou sexistes ou peu importe se sentent concernés par des remarques qui ne les concernaient pas ?

    Je suis un gamer acharné, je ne suis pas sexiste ou peu importe, j’ai lu les éditos en question, puis je n’ai jamais réussi à comprendre pourquoi d’autres joueurs se sont sentis concernés. J’en ai pourtant lu, des dizaines d’articles et posts de forum à charge. J’ai rien compris ^^

    Par contre, j’adore la scène indé, avec ses jeux qui abordent des sujets qui n’étaient pas abordés auparavant (Gone Home, Paper Please, etc). Est-ce d’ailleurs un élément qui différence les gamers ? La peur que tous les jeux deviennent des Gone Home (ça a déjà été mentionné ici) ?

  • BlackLabel Le 12 septembre 2014 à 16:24

    J’ai une ou deux questions (un peu longues) pour Merlanfrit :

    Sur Gamekult on trouve un topic de forum, l’OMGB, dédié presque entièrement à ridiculiser Gameblog. L’OMGB passe son temps à relever leurs fautes, leurs copinages, etc. Il y a une bonne part de fantasme, on y trouve du délit de sale gueule et aussi une part de vrai. Les attaques sur le physique de JulienC, ou les allusions vulgaires sur Carole Quintaine font un grand tort à ce topic, car il y a malheureusement des débordements.

    Croyez-vous vraiment que Zoe Quinn se fasse harceler parce que c’est une femme alors que JulienC s’en prend lui aussi régulièrement plein la figure (certes dans de moindres proportions, mais c’est compensé par la durée) ? Ne pensez-vous pas que malgré toute cette confusion, il y a une part de vrai dans cette affaire, et une part que vous semblez pouvoir mettre au jour puisque vous avez l’air d’avoir étudié l’affaire avec rigueur ?

    Vous dites plus haut "Les gens sont humains, et sous pression ils ne réagissent pas comme des masterminds, news at eleven". N’est-ce pas justement le principal problème du gamergate ?

    Je suis cette histoire d’assez loin, par curiosité. J’avoue ne pas trouver cette histoire choquante, parce que j’ai l’impression que c’est seulement "une histoire minable" de plus dans le joyeux monde du jeu vidéo. J’aimerais évidemment que les réactions soient toutes saines, canalisées sur les bonnes cibles, sans être parasitées par des cas sociaux qui lui font du tort, ou des gens qui, par l’effet de loupe Internet, semblent plus extrémistes qu’ils ne le sont en réalité.

    Honnêtement je pensais trouver cette ligne claire sur Merlanfrit comme à l’époque de l’histoire des Doritos ; cette figure publique dont vous parlez, c’était vous sur les Doritos. Mais sur cette affaire j’ai du mal à vous suivre puisque, volontairement ou non, vous êtes du côté des sites qui jouent les chevaliers blancs. Que vous condamniez les réactions misogynes, les menaces de viol, ok, mais comme l’a dit quelqu’un plus haut, une femme peut être manipulatrice et malhonnête, et alors il n’y a pas de traitement de faveur qui tienne.

  • Martin Lefebvre Le 12 septembre 2014 à 17:57

    J’essayerai de répondre demain, et si j’ai le temps j’aimerais bien encore écrire un ou deux papiers sur le sujet.

  • Robin Le 12 septembre 2014 à 18:20

    @Kid : Tiens, encore un bon article sur le sujet, en plus du lien de KYM que je t’avais passé, ici, le point de vue d’un développeur avec des gros jeux à son actif sur la situation http://techraptor.net/2014/09/12/in...

  • Thufir Le 12 septembre 2014 à 19:28

    Je suis fasciné par ce fil... cette histoire apporte à merlanfrit tout un public nouveau, semble t-il... ^^
    Du point de vue de ce que ça dit d’internet et de notre société, c’est plutôt très intéressant. Et vraiment moi ce que je trouve le plus marquant, c’est que j’ai l’impression de lire les fils cachés de Christine Boutin et de Yves Guillemot, le fruit du coït obscène entre Call of Duty et la Manif pour tous.

    On a toujours connu une large portion de geeks pétris de libéralisme reaganien. Ca c’est pas nouveau. A présent, on le voit recroquevillé sur une identité de clocher, régionaliste, puritain et hypocrite à la manière d’un de Villiers.

    Demain, je vais apprendre que les potes réacs bourgeois lyonnais de mes parents, ceux avec qui ils jouent au bridge, ont fait la queue à Micromania pour le lancement de Destiny...

  • etienne Le 12 septembre 2014 à 20:32

    @Martin
    Merci pour ce dossier très bien documenté.

    @Martin @Osef
    "Ah, ces fans de Michéa & toute la clique, représentent tellement la gauche, la vraie qu’ils en deviennent carrément de droite..."

    Je crois Martin que tu vas un peu vite en besogne à propos de Lasch.

    Ce qu’explique Lasch, c’est que la gauche américaine (les libéraux) s’est dès les années 1970 aliénée une grande partie des milieux populaires, en se focalisant sur une logique compassionnelle centrée sur la promotion de l’égalité des droits et un humanisme vertueux, au moment même où la situation économique se dégradait.
    Le "politiquement correct" a structuré le discours ainsi que les conduites socialement valorisées, ce qu’il est permis de dire ou pas, de faire ou pas, de façon extrêmement marquée aux Etats-Unis : or ce que montre Lasch, c’est que ces évolutions sont venues clairement d’"en haut" - la gauche libérale et les milieux universitaires dans la foulée des années 1980 - et son mal passées dans les franges populaires qui sont demeurée conservatrices.

    En outre, comme l’écrit Lasch dans le passage précédant la citation d’Osef :
    ""Ils [les libéraux]ont entrepris une croisade pour aseptiser la société américaine : il s’agit de créer un "environnement sans fumeurs", de tout censurer, depuis la pornographie jusqu’au "discours de haine", et en même temps de façon incongrue , d’élargir le champ du choix personnel dans des questions où la plupart des gens éprouvent le besoin de disposer de solides orientations morales".

    Autrement dit, la société américaine a développé, sous l’impulsion des classes intellectuelles dominantes, un ensemble d’injonctions contradictoires : d’un côté une obsession "morale" dressée contre les discours "incorrects" ou "de haine" et une censure dans les media officiels, et de l’autre - avec l’accélération conjointe d’Internet et de l’idéologie de marché appliquée à l’individu lui-même (dont la valeur est mesurée à la visibilité sur les réseaux sociaux, ce que Lasch avait étonnamment anticipé en parlant de "Culture du Narcissisme") - la promotion du "be yourself" et l’extension sans fin de l’autonomie individuelle, le tout dans une société qui demeurait en même temps majoritairement conservatrice et puritaine.

    Comme cela a été souligné, le déchaînement de l’extrême violence des invectives venant des partisans du "gamergate" contraste à nos yeux de français avec l’insignifiance du point de départ de l’"affaire" - une bête histoire de coucheries. Or des deux côtés le moteur de l’indignation est d’ordre moral : indignation morale vis-à-vis d’un supposé échange de faveurs d’un côté, indignation morale de l’autre face au torrent de haine et d’insultes.
    Il s’agit de ce point de vue d’un retour de bâton d’une révolte contre l’hypocrisie officielle de la "bien-pensance" libérale, en conjonction avec le robinet grand ouvert d’une liberté totale d’expression sur le net : tout ce qui n’est pas toléré dans la sphère publique, ni à l’école, ni à la fac, ni au travail, à la télévision...resurgit et se déverse sans frein dans le grand défouloir anomique d’Internet.

    Le "libéralisme" total est bien souvent confondu dans une partie de la jeunesse américaine avec la simple liberté de tout faire et tout dire, y compris persécuter des gens derrière l’anonymat d’un clavier, au prétexte qu’ils se sont sentis lésés : la disproportion flagrante entre la cause initiale totalement bénigne et la réaction potentiellement destructrice pour la vie psychique et sociale des cibles illustre bien l’état de confusion morale qui prévaut dans cette frange de la jeunesse américaine.

    Une version typique de cette réaction contre le pharisïaisme des élites "libérales" américaines s’est cristallisée autour d’une contre-culture sur Internet - mêlant cynisme radical et esprit adolescent potache, mépris généralisé pour toute forme de différence et de sensibilité ("faggotery"), mais aussi d’engagement politique et militant (des "whiners") - illustrée par exemple par le site satirique Enyclopedia Dramatica : derrière l’humour douteux, c’est une charge systématique contre le "politiquement correct", le féminisme, la défense des minorités sexuelles et plus généralement les valeurs "libérales"" (au sens de gauche).

    Voir par ex l’entrée https://encyclopediadramatica.es/So...

    [La vague réactionnaire actuelle en France est une variante très "light" de cette haine contre le "politiquement correct", l’équivalant français étant la "gauche morale" incarnée par le PS, et plus généralement contre une élite intellectuelle perçue comme donneuse de leçons.]

    Dire que les "liberals" aux Etats-Unis ou la "gauche morale" en France incarnée par le PS, ont contribué, par ces postures condescendantes de monopole de la "vertu" concernant la tolérance et les combats pour les droits, tout en laissant s’accentuer les inégalités économiques et sociales et en laissant une partie de la jeunesse s’arrêtant à la High Scool (ou au Bac) avec un bagage idéologique et politique appauvri, à coloration vaguement humaniste, ne signifie pas qu’on cautionne ces attaques clairement réactionnaires, mais souligne simplement l’état de fracture sociale et culturelle de nos sociétés.

    Ce que reproche Lasch aux élites "libérales" est que la description du monde social qu’elles imposent de fait aux gens ordinaires, et les priorités politiques et morales auxquelles elles les enjoint d’adhérer (le respect des minorités, la lutte contre le racisme et toutes variations concernant les luttes contre les discriminations et les mots en "-phobie"...), sont totalement étrangères à la perception qu’ont ces gens de leurs propre situation et de leurs propres problèmes.

    C’est particulièrement flagrant dans le cas précis du discours féministe, qui demeure largement inaudible pour une grande partie des hommes faiblement dotés en capital scolaire, du fait de l’inertie de la domination patriarcale traditionnelle, alors même que ce combat est plus que jamais d’actualité : je pense par exemple à la violence domestique et dans l’espace public dont sont victime les femmes, y compris verbale. Mais comment reprocher à ces hommes de ne pas faire le lien entre la représentation des femmes dans le JV et les statistiques effrayantes des femmes périssant sous les coups de leur conjoint ?
    Ces discours sont largement perçus comme de la branlette intellectuelle et moralisatrice.

    Ainsi, dans le cas du féminisme, les relations hommes-femmes sont peut-être plus délicates aux Etats-Unis qu’en France : la stigmatisation officielle de la figure intrinsèquement oppressive de "l’homme blanc", littéralement diffusée par certains milieux universitaires, a clairement eu des effets contre-productifs. Cette situation de relative "séparation" entre hommes et femmes et de méfiance réciproque peut expliquer la violence des réactions des "angry nerds" qui, se sentant eux-mêmes plutôt "victimes" des femmes dans ce climat, ne peuvent qu’être hermétiques à un discours authentiquement féministe.
    Comme le dit le papier de Faraci à propos des "angry nerds" : "ce qui se passe est que ces hommes se sentent comme des losers et voilà quelqu’un comme Anita Sarkeesian qui vient leur dire qu’en tant que mâles blancs ils font partie du groupe ayant le PLUS de pouvoir au monde. C’est pas possible, les mecs ne calculent pas..."

    Or il y a à la fois de la mauvaise foi et du ressentiment légitime dans cette histoire.

    Car la véritable ségrégation sociale aujourd’hui passe par le niveau d’études, la visibilité sur les réseaux sociaux, la disposition en capital social et culturel, la capacité générale à séduire, la fréquentation des centres urbains et universitaires, le fait d’"en-être" etc...d’où cette haine sourde de la part de ceux qui en sont exclus - mais perçoivent néanmoins cette domination culturelle -envers les bobos, hipsters, intellos, gauchos, journalistes, producteurs de JV indé overhypés etc...

    C’est donc bien essentiellement une affaire de "classes" et de représentation de soi dans l’espace des positions sociales : ce n’est pas seulement une question de compte en banque et de conditions matérielles d’existence.

    Le "gamergate" puise sa source dans le ressentiment de "ne pas en être", associé à la vision fantasmée de petits milieux journalistico-indés vaguement privilégiés et opportunistes (il faut forcément coucher pour réussir), dont on surévalue le statut économique. Ca se gâte quand des femmes ou des hommes associé-es à ces milieux semblent vouloir décrire le joueur lambda qui veut pas se "prendre la tête" en beauf sexiste/homophobe/raciste. Il s’agit là évidemment d’une réaction à une situation de domination sociale et culturelle, ou en tout cas vécue comme telle.
    Ceux parmi les plus excités du "gamergate", investis avec autant de haine et d’énergie inquisitrice délirante dans une "affaire" aussi insignifiante, et inconscients des dommages bien réels qu’ils causent aux personnes aussi violemment et massivement exposées, sont vraisemblablement en majorité des jeunes hommes peu éduqués, socialement plus ou moins déclassés, et vaguement déstabilisés par l’évolution des rapports hommes-femmes...tel que Faraci lui-même se décrit adolescent : "lonely boys who have no social skills who are wallowing in self-pity."

    La violence du "shitstorm" est donc proportionnelle au rejet massif de la figure du SJW, qui est elle-même - comme le souligne à juste titre Osef -héritée de la culture "progressiste" des campus américains des années 1970, honnie par une partie de l’Amérique profonde, du fait de sa condescendance à l’égard de l’américain moyen - idem pour le "gamer moyen" qui voit débarquer ces SJW, des développeurs(euses) indés plus ou moins arty, dont la sensibilité (taxée de "faggotery") et l’ouverture contraste clairement avec le "panpanpan" des produits mainstreams et leur idéologie cynique, militariste et viriliste.
    Le fait que les journalistes, y compris dans le milieu du JV, appartiennent de fait à cette classe éduquée, "créative", manipulatrice de signes et prescriptrice de valeurs relaient cette évolution "progressiste" du JV n’est guère étonnant, et déconcerte les consommateurs peu éduqués des catégories populaires.
    Le débat autour de la notion même de "gamer" et de "communauté", et la tentative des journalistes comme ceux de RPS de promouvoir au contraire un JV "pour tous" illustre bien cette domination : ce sont les individus qui disposent le moins de ressources culturelles et sociales par ailleurs qui sont le plus attachés à ces questions d’"identité communataire" - comme le montre par exemple la sociologie des "quartiers" en France.
    En s’autoproclamant mouvement de "gamers", en s’identifiant à une pratique culturelle de masse, en s’investissant à l’excès dans la défense paranoïaque de cette pratique, ce regroupement informe des artisans anonymes du "gamergate" manifeste avant tout leur défaut de reconnaissance sociale par ailleurs.
    Tant que la pratique video-ludique demeurait marginale, s’identifier à celle-ci comme marqueur de sous-culture pouvait être un facteur de distinction sociale, et de "revanche des nerds". Quel sens cela a-t-il lorsque cette pratique est massive et totalement banalisée, sinon la révélation d’une existence socialement vécue comme misérable ?

    D’une certaine manière, les "gamers" qui se vivent ainsi en minorité "assiégée" ou trahie sont l’aboutissement caricatural de cette structuration jusqu’à l’absurde de l’espace politique anglo-saxon en une concurrence de "communautés", chacune défendant "ses" droits et ses intérêts contre les autres (les "gamers" contre les "féministes" etc..), au détriment d’une conception plus universelle et apaisée de la société politique.

    Il sont donc paradoxalement et inconsciemment les plus purs produits de ce qu’il croient dénoncer à travers une version dégradée du "politiquement correct" : nous "gamers", sommes les opprimés du systême médiatique, et réclamons le droit au respect de notre "identité", le droit à une information transparente sur le contenu et la qualité des JV, et dénonçons la collusion oppressive des milieux du JV indépendant et du journalisme spécialisé.

    Cela montre que la généralisation poussée à l’absurde d’une conception purement revendicative et limitée à l’extension permanente de la reconnaissance de droits "communautaires" de plus en plus spécifiques et insignifiants (des gamers, des pratiquants SM, des "furries" etc...) constitue un véritable appauvrissement de la démocratie dans le grand n’importer quoi, et fragilise la société politique, qui nécessite au contraire une cohésion minimale de valeurs portées par le plus grand nombre.

  • Janno Le 12 septembre 2014 à 21:37

    HN

    Il est vrai que les personnages féminins sont les plus sexualisées dans le jeu vidéo mais je ne vois pas vraiment ce que ça change. De plus, il n’y a pas qu’en mettant son personnage à moitié à poil qu’on peut le rendre sexy. Lui mettre de jolis vêtements, des uniformes ou encore des armures peut aider à le rendre plus désirable. Lui peindre sa tenue sur le corps, à la façon des comics est très efficace aussi.

    "On revient de toute manière très vite aux stéréotypes de l’homme musclé et viril qui déboîte tout le monde et la femme faible qu’on est censé sauver"
    Et en quoi ce scénario est t-il negatif ? Dans la plupart des jeux auquel j’ai joué dans lequel on retrouve ce cliché, cela ne dégrade en rien la femme kidnappée. Dans le pire des cas, c’était juste le scénariste qui n’a pas réussis à trouver une raison crédible pour faire avancer le scénario ou pour justifier la capture d’une femme qui aurait du réussir à se défendre.

    "Et quand celle-ci peut se débrouiller toute seule, ça donne Lara Croft. Qui n’est pas vraiment plate comme une limande, si je peux me permettre un écart de langage"
    Faux. Des héroïnes comme Samus, Aile, Meruru, Claire Redfield et bien d’autre arrive très bien à sauver le monde sans forcément être équipée de missiles balistiques. Vous semblez aussi impliqué que les gros seins sont négatif. Pourquoi ? Ou alors je me trompe ?

    "Comparez au nombre de fois où vous avez vu le loup dans un jeu vidéo, on frise le 0.0001%."
    Je pense que c’est une comparaison assez ridicule. Forcément qu’il y a moins de pénis que de seins modélisés, le sexe d’un homme étant généralement considéré comme étant plus choquant que le torse d’une femme.

  • Sfefs Le 12 septembre 2014 à 22:17

    Chad Chandler : "Ouaip, la culture métritatoire des années 50 aux États-Unis est tombé en morceaux.

    Voici maintenant la culture des quotas ! Il faut combler les quotas ! Est-ce que j’ai besoin d’expliquer pourquoi on a des quotas ? C’est pour l’égalité bien sûr ! L’égalité de ne pas être offensé lorsqu’un groupe performe mieux que le mien, on ne veut pas laisser voir que les gens ont en fait des intérêts et aptitudes différents quand même, cela détruirait notre philosophie."

    Et il ne vous est jamais venu à l’esprit que, peut-être, si un groupe est tellement performant, c’est parce qu’il est favorisé ? C’est beaucoup plus facile pour un homme cis blanc hétérosexuel de prouver son "mérite" que pour une femme trans noire homosexuelle.

    Janno : "Les gros nichons à poils sont un problème ? Pourquoi ?
    Déjà j’ai du mal à voir à quel jeu vous pensez lorsque vous parlez de seins titanesques exposées. Lorsque cela arrive, la plupart du temps c’est dans un jeu niche, qui est loin de représenté tout les jeux vidéos.
    Ensuite, l’humain aime le sexe. Regardez les statues et les peintures, c’est plein de zizis, de tétons, et de beaux mecs musclés exposant leurs corps huilés à côté de jolies filles bien en chair montrant leurs peaux blanches. Et ça n’a pas vraiment changé. De nombreux personnages masculins sont considéré comme des sexs symboles (Nathan d’Uncharted, Ezio d’Assasin Creed, Archer et Gilgamesh de Fate\stay night...). De nombreux personnages féminins le sont aussi, qu’elle ai des ogives collé à la poitrine ou non. Beaucoup de personnages sont sexualisé et cela n’est en rien négatif. Ce n’est pas parce que Bayonneta invoque des démons à poils ou que Five de Drakengard est une nymphomane que les créateurs du jeux sont des horribles mysoginistes et que tout ce qu’ils ont fait d’intéressant avec le côté sexuelle de leurs personnages doit être jeté à la poubelle."

    Euh, comment dire... Les nus féminin et masculin n’ont pas du tout, mais alors vraiment pas, du tout la même fonction dans l’histoire de l’art occidental. Le nu masculin, jusqu’à notre époque, n’avait absolument aucune fonction érotique. Faut-il rappeler qu’avant le 20ème Siècle, l’art était presque exclusivement fait par des hommes pour des hommes (ce qui n’a pas forcément beaucoup changé, soit dit en passant) ? Et étant donné le tabou, voir la criminalisation, de l’homosexualité masculine au sein des sociétés occidentales, il est à peu près clair que ces nus n’avaient pas pour fonction d’émoustiller ces messieurs. Non, le nu masculin tire directement son origine de l’art grec et n’est utilisé que lors des scènes historiques et/ou mythologiques, dans l’unique but de représenter la perfection du corps humain, forcément masculin. Les parties génitales sont d’ailleurs presque toujours pudiquement dissimulées.

    En ce qui concerne le nu féminin, rappelons que celui-ci s’inscrit souvent dans des contextes beaucoup plus triviaux, certains épisodes mythologiques plutôt légers ou des scènes de la vie intime. Et que les nus des deux sexes, pudiques, se côtoient rarement. D’une manière générale, le nu féminin a une fonction davantage décorative ; enfin, cela dit, il ne faut pas négliger la pudibonderie de nos aïeux et il s’agit souvent simplement de symboliser la pureté de la femme en la dénudant, plutôt que de l’érotiser.

    Pis bon, Nathan Drake et Ezio Auditorre, des "sex symbols", j’en suis pas convaincu. Ezio est effectivement représenté comme un tombeur de femmes, mais ça ne signifie pas pour autant que les femmes hétérosexuelles le trouvent réellement attirant. Et comme on ne leur demande jamais vraiment leur avis...

    P.S : Le problème est qu’elle a couché avec plusieurs hommes d’influences dans le jeu vidéo et qu’une vague de censure s’est abattu sur tout site voulant en parlé. Si Zpe et sa clique ne s’était pas mis à essayer d’etouffer l’affaire à coup de ban, il y a fort à parier que gamergate n’aurait jamais atteint de telle proportions

    De "hommes d’influence" ?! Sérieusement ? Jusqu’à preuve du contraire, ce sont les gros éditeurs qui ont le pouvoir dans ce milieu, certainement pas des développeurs indépendants et encore moins des "journalistes". De plus, avoir des relations sexuelles ne signifie pas corrompre ; contrairement à ce que semble valider implicitement votre message, la sexualité féminine n’est pas que calculatrice, fourbe et intéressée, hein.

  • Martin Lefebvre Le 13 septembre 2014 à 01:42

    Etienne, je pense que tu as mon mail si tu veux nous proposer un papier. :)

    Je pense que tu résumes très bien les motivations des #gamergate, sans doute mieux que je ne saurais le faire.

    Sur Lasch en particulier, je pense qu’on ne tombera pas d’accord, parce que je trouve — pour le peu que j’en ai lu avant que La Culture du Narcissisme ne me tombe des mains — qu’il a sérieux un penchant apocalyptique... Il m’apparaît comme un penseur du déclin (je pense qu’une étude de son lexique le confirmerait sans peine), au risque d’oublier parfois que ce que l’on perd d’un côté peut être compensé par certains gains dans d’autres domaines. Je maintiens que sa pensée est ancrée dans un passé, et qu’elle a quelque chose de profondément réactionnaire. Ca ne veut pas dire qu’elle ne puisse nourrir une réflexion, mais elle ne parvient décidément pas à me paraître nécessaire...

  • Sfefs Le 13 septembre 2014 à 03:01

    Janno : "Il est vrai que les personnages féminins sont les plus sexualisées dans le jeu vidéo mais je ne vois pas vraiment ce que ça change. De plus, il n’y a pas qu’en mettant son personnage à moitié à poil qu’on peut le rendre sexy. Lui mettre de jolis vêtements, des uniformes ou encore des armures peut aider à le rendre plus désirable. Lui peindre sa tenue sur le corps, à la façon des comics est très efficace aussi."

    Ben, c’est justement ça le problème.

    Janno : "On revient de toute manière très vite aux stéréotypes de l’homme musclé et viril qui déboîte tout le monde et la femme faible qu’on est censé sauver"
    Et en quoi ce scénario est t-il negatif ? Dans la plupart des jeux auquel j’ai joué dans lequel on retrouve ce cliché, cela ne dégrade en rien la femme kidnappée. Dans le pire des cas, c’était juste le scénariste qui n’a pas réussis à trouver une raison crédible pour faire avancer le scénario ou pour justifier la capture d’une femme qui aurait du réussir à se défendre."

    C’est ironique j’espère ?

  • Kid Le 13 septembre 2014 à 13:14

    Robin : Merci pour l’interview, c’est très sympa !

    Mais ça ne m’explique pas le fond du problème. Que des gens soient relous à vouloir que telle catégorie soit représentée dans tel jeu, cela fait partie du "jeu". C’est de la critique. Comme moi, je vais critiquer l’immobilisme de l’industrie "AAA"... Ca ne signifie que les développeurs sont obligés d’obéir. Libre à chacun d’acheter ou pas un jeu selon ses convictions. Les auteurs du jeu, au final, prendront les décisions qu’ils estiment bonnes (dans le AAA, sous la pressio du marketing, évidemment).

    Je comprend que ce soit lourd, mais ça fait partie du jeu. Au final, c’est quand même le marché qui a le dernier mot.

    Or, à mon avis, le marché se coupe de nombreux joueurs parce qu’il ne veut pas prendre de risques (et cela peut se comprendre, vu les budgets et le temps de développement).

    Plutôt que regretter les critiques (ou la pression, je peux comprendre que l’on puisse mal vivre cela), je trouve que c’est un bon signe pour l’avenir du jeu vidéo. Plus le temps passe, plus il existe des jeux différents (excepté en AAA, mais ça viendra).

    Enfin bref, merci Robin, c’est cool de pouvoir discuter des jeux plutôt que de la polémique qui tourne en rond ^^

  • Martin Lefebvre Le 13 septembre 2014 à 13:47

    J’ai beaucoup d’estime pour Daniel Vavra en tant que scénariste, mais j’ai un peu de mal avec son positonnement politique... Bref, ça ne m’étonne guère qu’il soutienne le #gamergate.

    Il a le droit de penser ce qu’il veut, notez, mais il a été très agressif dans l’affaire, et il me semble qu’il a tendance à caricaturer assez grossièrement ce que demandent les féministes, et je le trouve d’une condescendance assez singulière.

    Ce qu’il raconte dans l’interview est bourré de raccourcis...

    « The funny thing is, that when you ask actual female developers like Amy Hennig (of Uncharted fame), they will tell you they never had any problems. But the people who are constantly talking about this issue are journalists and bloggers who have never actually even worked at a gaming company. »

    Une phrase comme cela me paraît totalement à côté de la plaque... Qu’Amy Hennig n’ait jamais été victime de harcèlement, je veux bien le croire, mais cela ne prouve pas que le harcèlement n’existe pas... Elle a toujours bossé dans un environnement relativement protégé, avec des RP pour faire écran, etc. Et puis en effet sa personnalité est plus lisse.

    Jennifer Hepler ne travaillait pas dans un gros studio ? Et puis, je sais pas, s’il se félicite qu’il y a des indés, comment peut-il limiter la figure de l’actual developer à une des principales figures d’un studio AAA ? Ca n’a aucun sens.

    Quant aux journalistes qui ne seraient pas habilités à commenter parce qu’ils n’ont jamais travaillé dans une boîte de JV... comment dire...

    On se demande si le gars est pas un peu aigri, parce que malgré son talent, il est un peu dans l’ombre...

  • Martin Lefebvre Le 13 septembre 2014 à 15:46

    Sinon je ne serai pas forcément aussi prompt qu’Etienne à considérer le Gamergate comme un pur mouvement populaire... Je ne suis pas certain de vouloir m’engager au doigt mouillé à faire une description sociologique de ceux qui se reconnaissent dans le mouvement. Je ne sais pas qui sont les channeux par exemple.

    Que la colère soit le signe d’une frustration, c’est évident. Que la gauche "progressiste" ne soit pas toujours heureuse dans sa manière de dénoncer la misogynie, c’est évident, et moi même j’ai parfois tendance à être méprisant sur le sujet. Dans le cas particulier du Gamergate la presse a plutôt très mal réagi, en ne parlant pas de suite, en se crispant, et en contre-attaquant de manière très maladroite. C’est certain que ce n’est pas très malin, ni très progressiste dans le fond de nommer ses adversaires "immature manbabies". Sans parler du choc symbolique que peut causer la rencontre avec le jargon / les concepts féministe que ses pratiquant-e-s prennent souvent pour acquis sans chercher à améliorer leur communication.

    Et là, on m’accuse d’être un concern troll... Cela dit, il faut reconnaître que c’est surtout à l’intérieur du militantisme féministe, dont je ne fais pas vraiment partie, que ce débat peut avoir lieu.

    Mais il se peut aussi que le gamergate soit un mouvement populiste d’une certaine classe moyenne, qui finalement n’est pas forcément plus défavorisé que la majorité de ses cibles. D’autant que j’ai l’impression que depuis l’époque de Lasch, ou de Bourdieu pour prendre un exemple français, le capital spécifiquement culturel s’est assez largement dégradé dans sa valeur d’échange. Les professions intellectuelles, les humanités sont en crise, que ce soit dans l’enseignement, la recherche, ou le journalisme...

    C’est d’ailleurs ce qui explique en partie que l’éthique journalistique soit de plus en plus difficile à maintenir... Qu’une journaliste comme Leigh Alexander se sente obligée de faire du consulting à côté je ne pense pas que ce soit seulement par soif de pouvoir, mais parce que son vrai métier ne paye guère... C’est une information à creuser ça (sans que cela soit nécessairement signe de "corruption"), comme quoi le gamergate peut sortir des choses, si seulement il ne le faisait pas dans un climat aussi délétère

    Cela ne fait en effet pas de mal de surveiller la presse et les petits arrangements qui s’y produisent. Mais il faut le faire avec mesure, et en ne mélangeant pas tout. Or, beaucoup de choses sorties par le gamergate sont tellement mineures, tellement ténues, qu’elles provoquent un bruit de fond qui rend inaudible tout ce qui serait potentiellement intéressant à creuser... Faire l’hypothèse d’une vaste corruption en sortant des affaires de quelques dollars par mois sur Patreon, ce n’est pas sérieux. Oublier qu’un journaliste se doit d’entretenir un réseau, surtout s’il agit plus en observateur / participant d’une scène qu’en pur juge des valeurs, ce n’est pas du tout convainquant.

  • Janno Le 14 septembre 2014 à 01:49

    Non, le nu masculin tire directement son origine de l’art grec et n’est utilisé que lors des scènes historiques et/ou mythologiques, dans l’unique but de représenter la perfection du corps humain, forcément masculin. Les parties génitales sont d’ailleurs presque toujours pudiquement dissimulées.
    En ce qui concerne le nu féminin, rappelons que celui-ci s’inscrit souvent dans des contextes beaucoup plus triviaux, certains épisodes mythologiques plutôt légers ou des scènes de la vie intime. Et que les nus des deux sexes, pudiques, se côtoient rarement. D’une manière générale, le nu féminin a une fonction davantage décorative ; enfin, cela dit, il ne faut pas négliger la pudibonderie de nos aïeux et il s’agit souvent simplement de symboliser la pureté de la femme en la dénudant, plutôt que de l’érotiser.

    Donc quoi ? On sculptait des gens à poils parce que l’on pensait que c’était cool ou que ça faisait jolie ? En quoi est-ce différent d’aujourd’hui ? Des femmes dessinent de jolis femmes parce qu’elles aiment bien ça (l’animatrice en chef de Skullgirls, Kaoru Mori, Tsunako...) et idem pour les hommes. Je vous l’accorde, tout les nus n’avaient pas forcément une fonction érotique mais n’allait pas me faire croire que c’était le cas à chaque fois.

    Pis bon, Nathan Drake et Ezio Auditorre, des "sex symbols", j’en suis pas convaincu. Ezio est effectivement représenté comme un tombeur de femmes, mais ça ne signifie pas pour autant que les femmes hétérosexuelles le trouvent réellement attirant. Et comme on ne leur demande jamais vraiment leur avis...

    Google peut dissiper vos doutes.
    https://www.google.fr/webhp?sourcei...
    https://www.google.fr/webhp?sourcei...
    Si ça ne suffit pas vous pouvez toujours aller sur Google Image ou Deviant Art.

    De "hommes d’influence" ?! Sérieusement ? Jusqu’à preuve du contraire, ce sont les gros éditeurs qui ont le pouvoir dans ce milieu, certainement pas des développeurs indépendants et encore moins des "journalistes".

    Journalistes et petits développeurs vous diront le contraire :
    http://imgur.com/a/21NT0
    http://imgur.com/jOrFwfM

    NeoGaff et Reddit semble être touché par cette influence, parler de gamergate sur ces forums est un coup à se recevoir un ban.

    Ben, c’est justement ça le problème.

    Comment ça ? Parce qu’il n’y a pas une représentation égal, il y a un problème ? Pourquoi ?

    C’est ironique j’espère ?

    Non. Ce n’est pas parce qu’un personnage se retrouve emprisonné que ça le dégrade ou que ça le rend inintéressant.

  • Sfefs Le 14 septembre 2014 à 17:38

    Donc quoi ? On sculptait des gens à poils parce que l’on pensait que c’était cool ou que ça faisait jolie ? En quoi est-ce différent d’aujourd’hui ? Des femmes dessinent de jolis femmes parce qu’elles aiment bien ça (l’animatrice en chef de Skullgirls, Kaoru Mori, Tsunako...) et idem pour les hommes. Je vous l’accorde, tout les nus n’avaient pas forcément une fonction érotique mais n’allait pas me faire croire que c’était le cas à chaque fois.

    Votre questionnement est anachronique. Les fonctions sociales et artistiques du nu ont radicalement évoluées au cours des époques. Pour le reste, combien de femmes qui dessinent des femmes nues pour combien d’hommes qui le font ? Et combien d’hommes et de femmes qui dessinent des hommes nus par rapport au premier échantillon ?

    Google peut dissiper vos doutes.
    https://www.google.fr/webhp?sourcei...
    https://www.google.fr/webhp?sourcei...
    Si ça ne suffit pas vous pouvez toujours aller sur Google Image ou Deviant Art.

    Je ne vois vraiment pas ce que ça me prouve. D’après ces liens, certaines personnes semblent effectivement trouver Ezio "sexy", mais sont-ce des femmes hétérosexuelles ? Rien ne le dit. Et la perception que les hommes ont du "beau" chez les membres de leur genre est souvent très éloignée de celle que les femmes en ont.

    Comment ça ? Parce qu’il n’y a pas une représentation égal, il y a un problème ? Pourquoi ?

    A partir du moment où il y a représentation et/ou traitement inégal selon les genres, il y a inégalité. Et cela est injuste, d’autant que ces inégalités ont des implications concrètes sur la façon dont les hommes et les femmes se comportent.

    Non. Ce n’est pas parce qu’un personnage se retrouve emprisonné que ça le dégrade ou que ça le rend inintéressant.

    Certes, non. Mais bien que je ne saurais dire si la femme représente la majorité des situations de "kidnapping" dans les œuvres de fiction, je sais en revanche que, dans la plupart des cas, les raisons de l’enlèvement d’une femme sont d’abord liées à son genre plutôt qu’à sa fonction au sein du récit. Un homme sera surtout capturé pour sa dangerosité ou les informations qu’il pourrait détenir, une femme le sera surtout parce qu’elle est une femme, justement, et/ou en raison de sa relation avec le/les héro(s) masculin(s) (mère, fille, compagne...).

  • HN Le 15 septembre 2014 à 11:03

    Forcément qu’il y a moins de pénis que de seins modélisés, le sexe d’un homme étant généralement considéré comme étant plus choquant que le torse d’une femme.

    Choquant ? Allons, allons, on n’est plus à ça près...
    Rouler sur la gueule des gens à 190km/h sur un trottoir, c’est pas choquant ??
    Détruire un quartier de ville au lance-roquette, c’est pas choquant ?
    Pourquoi ne verrait-on pas un pénis à l’écran dans un jeu vidéo ?
    Oui je sais quand on débarque à peine dans la discussion, ça peut faire bizarre... :-)

  • HN Le 15 septembre 2014 à 11:36

    Ce n’est pas parce qu’un personnage se retrouve emprisonné que ça le dégrade ou que ça le rend inintéressant.

    Certes, mais quand c’est TOUJOURS comme ça, ça finit par s’insérer dans les mentalités et ça porte un préjudice. On pourrait évoquer les amérindiens représentés en sauvages chasseurs de scalps dans les westerns, les noirs en dealers/tueurs/braqueurs, les italiens en mafieux, les arabes en terroristes, ...
    Toute l’industrie du divertissement est farcie de ces représentations.

  • Kid Le 15 septembre 2014 à 16:34

    Toute l’industrie du divertissement est farcie de ces représentations, c’est vrai. C’est ce qui me gave, perso. Heureusement qu’il y a des exceptions. C’est justement pour cette raison que je répète que je souhaite de la diversité avec un grand D. Pas interdire la représentation telle qu’on la voit tout le temps dans le divertissement, mais davantage de représentations nuancées. Plus, et non moins.

    Bon, sinon, si je mets un lien vers un article qui mets un lien vers cette page, est ce que je vais déchirer le continuum espace-temps ?

    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/09/15/derriere-le-gamersgate-un-groupe-antifeministe_4485191_4408996.html

  • Stef Le 15 septembre 2014 à 18:13

    Superber article,

    mais à la fin, on ne sait plus s’il se veut normatif, prescripteur, ou simplement descriptif... Soit c’est un ensemble de conseils en communications "pour vous faire entendre, que votre message ne soit pas dénaturé, faites attention avec qui vous vous acoquinez", soir il est passablement de mauvaise fois en ignorant un discours recevable et légitime au prétexte de la présence de brebis galeuses... Quel est le problème exactement ?

  • Loys Le 15 septembre 2014 à 21:04

  • Martin Lefebvre Le 15 septembre 2014 à 21:55

    « mais à la fin, on ne sait plus s’il se veut normatif, prescripteur, ou simplement descriptif... Soit c’est un ensemble de conseils en communications "pour vous faire entendre, que votre message ne soit pas dénaturé, faites attention avec qui vous vous acoquinez", soir il est passablement de mauvaise fois en ignorant un discours recevable et légitime au prétexte de la présence de brebis galeuses... Quel est le problème exactement ? »

    Bonne question... Je pense qu’à la marge, le gamergate touche quelques questions intéressantes, mais qu’il le fait très mal. Je pense aussi qu’il y a des gens de bonne foi qui se laissent entraîner par un mouvement qui dans son ensemble est négatif...

    C’est aussi un peu une provocation, une manière de dire que si les gamergate veulent être pris au sérieux il faut qu’ils soient redevables de leurs affirmations, il faut qu’ils trouvent des voix capables de les incarner et de les développer... Pour le moment ce n’est pas encore le cas.

  • osef Le 16 septembre 2014 à 11:31

    Merci Etienne pour ta contribution plus détaillée et éclairante. Je suis d’accord sur l’essentiel, mais je pense qu’il n’y a pas que les revanchards que tu décris parmi le Gamergate. Si j’en crois mon propre cas, et mon entourage, beaucoup de gens sont peut-être au contraire très sociables, etc. Pour ce qui est d’arranger son capital social via les réseaux sociaux, on peut aussi choisir de s’y soustraire volontairement. Je pense que ce qui caractérise cette masse c’est surtout son hermétisme à au progrès en tant que matrice de l’idéologie moderne.

    Ce qui ne veut pas dire qu’ils rejettent en bloc toute notion d’antiracisme, d’antisexisme, etc. J’estime porter en moi de tels principes, simplement pas au nom de leur imposition par le haut, et encore moins dans leurs modalités institutionnelles, qui m’apparaissent très grotesques et névrotiques.

    Sinon Martin, à part répéter que rien n’est sorti du Gamergate tu as quelque chose à proposer ? Qu’est-ce qui est ressorti de tous les articles de sites de jeux vidéo, qui ont adopté la même ligne éditoriale, le même ton méprisant, qui ont dressé les mêmes panoramas manichéens de la situation SJW/GG ? Est-ce normal qu’absolument toute la presse se comporte de la sorte ? Si tu vas dans les commentaires des sites, tu constates que les gens, majoritairement, ne sont pas d’accord avec cette lecture. On a donc d’un côté une presse condescendante, qui parle de son estrade, quand bien même ses diagnostics n’auraient aucune prise sur la réalité concrète, et de l’autre, des masses virtuelles et anonymes muselées, tenues à accepter d’être méprisées, caricaturées, privées du droit même à avoir une opinion, sur une base quotidienne. Au final, la presse JV aura réussi sa mutation de devenir une pâle copie de la presse généraliste : un organe généralement corrompu, qui tourne à vide, sur une réalité virtuelle, et qui ne survit qu’à coup d’argents de banquiers millionnaires et de subventions publiques non méritées. J’aimerais quand même faire l’éloge des rares sites qui ont au moins eu l’intelligence de ne pas tomber dans cet écueil en passant le sujet sous silence (sûrement par peur du lynchage, vu les opinions qu’ils ont l’air de nourrir sur l’affaire), comme Gamekult.

    Et je pense que tu as lu 10 pages de Lasch cumulées pour dire ce que tu dis en la matière. Tu dis que c’est un penseur du déclin, mais les prévisions qu’il a effectué, il y a exactement 20 ans, sur la chute du niveau de vie dans certains pays émergents, sur la transformation de l’économie et de ses conséquences sur la société, sur la disparition ou tout du moins le déclassement généralisé de la classe moyenne américaine : tout s’est réalisé. Du reste il n’est absolument pas le penseur réactionnaire et simpliste que tu caricatures, mais un intellectuel qui s’attache à diverses pensées qui l’ont précédé, et dont il propose à chaque fois une lecture rigoureuse et correctrice. On a tendance à recopier les passages synthétiques qui ont une tonalité pamphlétaire (et encore, ce n’est pas Michéa), mais globalement, tout fait l’objet d’une vraie démonstration. Avant de la trouver invalide, encore faut-il en prendre connaissance. Après, mes excuses s’il était hors sujet d’amener de telles considérations dans ce sujet, me concernant j’estime quand même que c’est tout à fait à propos : on est en plein dedans. Le diktat de l’a-priori a été érigé en nécessité dans le monde des médias...

    Je suis agressif mais c’est parce que, par leurs choix orientés, leurs petits commentaires plein de dérision mesquine et d’exclusion, les tenants de la pensée dominante le sont d’autant plus. Il convient aussi de leur opposer une certaine pugnacité, et de ce que j’ai vu, c’est ce que ce mouvement a fait. C’est là que la pilule semble avoir du mal à passer : que certains osent se rebiffer.

  • Martin Lefebvre Le 16 septembre 2014 à 12:02

    Pour faire très vite concernant Lasch : je connais en effet mal sa pensée, et tout ce que j’ai pu en lire (notamment le début de La Société du narcissisme, on parle plutôt de 150 pages mais passons) ne m’a guère donné envie de connaître le reste. C’est il me semble mon droit, et je ne l’évoque que parce qu’il apparaît dans le débat.

    Je me vois mal avoir un débat approfondi sur lui. Mais il me semble qu’on ne peut pas imposer dans le débat public d’intérêt général la nécessité de lire un auteur pour participer... Un peu comme les militant-e-s féministes ne peuvent pas imposer à leurs contradicteurs d’avoir lu Judith Butler ou de maîtriser le jargon. Laissons donc de côté Lasch.

    C’est à vous de faire un effort pour rendre accessible sa pensée, et je n’ai pas l’impression que vous le fassiez de manière à me convaincre.

    Le problème de la polémique en cours, c’est qu’elle tend à cristalliser les positions, et à les simplifier. Par exemple, tu mets toute la presse dans un seul paquet, et sur Twitter tu impliquais (en me relisant je me demande si je ne te confonds pas avec qq’un d’autre, désolé si c’est le cas) que les "SJW" se reconnaissaient forcément dans le libéralisme économique dominant, la preuve Le Monde ou Libé sont dans leur camp... Ce qui est aller un peu vite en besogne.

    Il me paraît assez évident que beaucoup de développeurs indés sont libéraux économiquement. Mais je ne pense pas qu’ils le soient tous, y compris dans le camp des féministes. Pour prendre un exemple, Anna Anthropy (qui est certes restée assez discrète sur le sujet) est féministe, partisane d’un jeu queer... Ce qui ne l’a pas empêchée de participer au mouvement Occupy.

    Comme je le disais je ne sais plus trop où, le #GG est devenu un mouvement méta : il ne s’agit plus tant de défendre un contenu concret (c’est quoi concrètement et précisément ce que réclame le #GG ?) que de défendre le mouvement en lui-même, de dire ce qu’il n’est pas (misogyne, harceleur, conservateur...). A un moment il me semble qu’il faut regarder les choses en face. Je ne nie pas que certains des participants soient de bonne volonté, mais à la racine le mouvement est basé sur des rumeurs (ZQ a couché pour faire sa promotion), a été monté en sauce par des activistes proches de l’extrême droite (Internet Aristocrat, les gars de Breibart, les types de Sarkeesian Effect...), et a charrié énormément de harcèlement et de sexisme.

    Je ne dis pas qu’une critique du copinage dans le milieu indé soit impossible, mais dans ces circonstances, dans ce cadre elle me paraît malvenue, d’autant que ce genre de logiques de réseau est consubstantiel à toute scène émergente. Ca ne veut pas dire que ce n’est pas problématique, mais ça appelle un peu de modération dans la critique. Le problème c’est que l’indignation du #gamergate n’apporte qu’un pauvre éclairage, et se fonde essentiellement sur des rumeurs ou sur des rapprochements hâtifs. Pas étonnant qu’on ne prenne pas le mouvement quand il veut refonder le journalisme en se basant sur de piètres investigations.

    Si les journalistes JV ne reprennent pas l’affaire et s’il y a globalement un consensus, ce n’est pas forcément le signe de collusion. Tout au plus peut-on leur reprocher une forme d’insensibilité et de mépris. Ok. Mais quand un événement comme la rumeur d’Orléans se produit, il ne faut pas s’étonner que la presse un minimum sérieuse prenne une même voix pour dénoncer les manipulations... Et j’ai peur que le #gamergate ne soit pas plus qu’une rumeur. Ou alors je voudrais des faits, quelque chose de plus solide que "machine donne à machin 3$ via Patreon".

    Si je me situe personnellement dans le camp des sceptiques du #GG, ça ne signifie pas que j’abdique tout esprit critique face à la scène indé. On a écrit que l’IGF 2012 était suspicieux. On a publié des avis divergents sur Fez, ou bien une critique virulente contre Indie Game The Movie. J’ai exprimé ici ou ailleurs le peu d’estime que j’avais pour certaines productions indé overhypées (Luftrausers, les jeux Tale of Tales...).

    Il n’y a pas de raison que je change de ce point de vue. Mais franchement je vois mal m’embarquer dans une croisade désorganisée à côté de gens qui considèrent que DQ n’est pas un jeu, à côté de militants ultra-conservateurs...

    Comme ils diraient, je suis critique, mais je suis #notyourshield.

  • HN Le 16 septembre 2014 à 15:56

    Par exemple, tu mets toute la presse dans un seul paquet, et sur Twitter tu impliquais [...] que les "SJW" se reconnaissaient forcément dans le libéralisme économique dominant, la preuve Le Monde ou Libé sont dans leur camp.

    Mélenchon et Le Pen sont tous les deux pour une sortie de l’Europe. Donc Mélenchon = Le Pen ???
    Peu importe la manière de sortir de l’Europe ? Peu importe les motivations de cette sortie ?
    Ce raisonnement ne tient pas la route.

    mais à la racine le mouvement est basé sur des rumeurs (ZQ a couché pour faire sa promotion)

    Il a quand même fallu une motivation bien précise, à savoir : une femme manipulatrice qui coucherait forcément pour des motifs intéressés. Je reste convaincu que si cela avait été l’inverse, on n’aurait rien entendu.
    Une petite liste ? Facile. Quasiment toutes les présentatrices de 20h qui ont fréquenté des hommes politiques ont dû arrêter leur activité le temps de leur relation.

    Et je rebondis là-dessus car quand Sarkozy appelle Arnaud Lagardère "son frère", personne ne bronche, alors que les enjeux sont d’une dimension sans AUCUNE comparaison.

    Ici, c’est la même. Les gros studios n’hésitent pas à acheter des journalistes et à les transformer en VRP pour chaque sortie de AAA, mais on préfère taper sur une dév indé féministe.

    Fort avec les faibles et faible avec les forts, comme on dit.

  • osef Le 16 septembre 2014 à 17:12

    @Martin : votre dernier message m’évoque qu’un glissement s’opère maintenant contre le GG. A défaut de pouvoir lui répondre sur le terrain des arguments quant au caractère autoritaire des SJW, et de leurs méthodes douteuses quant au respect du pluralisme et de la liberté d’expression (que vous n’y voyiez pas une tendance lourde, de fond, vous appartient mais ce n’est pas mon cas), les journalistes ont décidé d’adopter l’angle de la défense corporatiste de leurs acquis et de leurs privilèges. Avec la vieille ritournelle du "complotisme" pour désigner ceux qui pointent du doigt leur incapacité à présenter à leur lectorat des points de vue divers, sans mépris ni condescendance, et de les laisser trancher en conséquence. Car tout ce qui relève du copinage à mon sens, intéresse moins que cette privation, cette caricature permanente, ce mépris incroyablement dogmatique dont sont victimes tous ceux qui ne sont pas "dans le coup". En gros, des gens (beaucoup, visiblement) demandant une presse diverse, représentative de... la diversité des opinions. Pas une horde de prétentieux qui aspire à les éduquer et à les modeler à sa guise.

    Ensuite au sujet de vos jugements de valeurs, sur une frange jugée extrémiste de tel ou tel mouvement, ne sont que les vôtres (qui sont bien sûr partagés par d’autres, là n’est pas la question). Ce que cette affaire a mis à plat, c’est que comme l’a souligné Étienne, les "revanchards" anonymes en ont marre de ne pas avoir, eux, la simple possibilité de s’indigner quand les autres ne procèdent que par ce biais. Je l’avais dit dans un de mes premiers messages, les luttes pour les minorités, la discrimination positive, le fait de tout prendre par le biais de la représentation dans les œuvres artistique ou culturelles au détriment de leur intégrité : tout ça relève d’une idéologie. Pas d’un impératif moral qui s’imposerait là, monolithique et échappant à toute forme de critique, ou même de rejet, fût-il lui aussi sectaire et irrationnel. Si les progressistes ont droit à ces travers, alors les autres aussi ! Ne faîtes pas semblant de dire "c’est si mal d’être de droite/d’extrême-droite", alors que vous savez qu’en cette époque intellectuellement déréglée, ces termes n’ont qu’une vocation disqualifiante.

    Reste qu’entre ces réactions, et des choses immorales, mesquines ou illégales, il y a un monde. Mais, comme l’ont documenté certains contributeurs ici même, l’autre camp n’est pas non plus un modèle de tolérance et d’ouverture d’esprit. Certaines captures d’esprit confirment une mentalité sectaire. Mais vous allez me dire que ce sont des rumeurs, ou des choses marginales, qui par contre sont généralisables dans le camp d’en face, n’est-ce pas ?

    Enfin pour la digression : le principe du tandem libéral-libertaire c’est que la frange qui estime que le "bon" libéralisme est le libéralisme culturel obtient le label "de gauche", tandis que ses critiques se portent sur le libéralisme économique, et que la frange qui estime que seul ce dernier est le "bon" libéralisme se donne le label "de droite", se permettant au passage d’égratigner les transgressions sociétales. L’amalgame entre les deux ne se retrouve que rarement dans une seule personnalité politique mais l’hybridation est ce qui s’effectue à terme, et surtout toujours au sommet de la hiérarchie et des entités politiques au sens large. Donc ce que vous dîtes sur certains développeurs marxistes, ou alter-mondialistes, et en même temps féministes, n’est absolument pas incompatible avec ce constat... mais il faut bien avoir conscience que les deux franges sont complémentaires. Logique du marché dérégulé et culte de la transgression fonctionnent de pair. Des exemples de prototypes de libéraux-libertaires, qui, vous le constaterez, sont toujours des personnes influentes : Pierre Bergé, Matthieu Pigasse, Xavier Niel, Daniel Cohn-Bendit. Le gouvernement actuel est libéral libertaire de façon synthétique : des libéraux économiques aux postes clés, des libertaires aux postes ayant trait aux sujets de société. Contrairement à ce que disent les éditorialistes sur un présumé social libéralisme qui ne veut rien dire (oxymore), c’est bien dans ce paradigme que repose l’orientation politique actuelle.

  • Kid Le 16 septembre 2014 à 17:42

    C’est sans fin cette histoire.
    On est à la phase "c’est celui qui dit qui l’est".

    Je peux le faire aussi :
    "Avec la vieille ritournelle du "complotisme" pour désigner ceux qui pointent du doigt leur" manière étrange de faire de l’investigation avec des petits dessins et en confondant relations professionnelles, amitiés Facebook, bières dans un bar, coucheries et pots de vin.

    Ou encore : cette caricature permanente, ce mépris incroyablement dogmatique dont sont victimes tous ceux qui ne sont pas "dans le coup" Oui, dès fois il suffit juste de prendre la tirade, sans rien rajouter...

    Bref, c’est drôle, pour moi la pensée dominante, c’est celle que le GG représente (vaguement). C’est amusant la subjectivité.

    Sinon, je suis tombé hier sur cet édito de RPS (qui date d’il y a une bonne semaine), qui colle bien à mon avis : http://www.rockpapershotgun.com/2014/09/08/videogames-are-for-everybody/

    Enfin, parmi les nombreux sujets de révolte de ceux qui se réclament du GG, il y en a auxquels j’adhère (la collusion entre les gros éditeurs et certains médias, les campagnes promo qui donnent la migraine, la quasi-absence de jeux AAA qui ne sont pas de suites ou une formule annuelle, certains types de DLC, etc). L’ennui, c’est que c’est tellement le bordel que je ne peux pas me retrouver dans une revendication.
    Et je ne peux certainement me retrouver dans un mouvement où des gens ne supportent pas la moindre analyse critique qui ne leur convient pas.

    Rien que pour le sujet "jeu vidéo" en lui-même :
    Surtout qu’il y a 3 semaines, je discutais avec des gens qui imaginaient que tous les jeux vidéo allaient bientôt se ressembler à cause de la vidéo de Sarkeesian (!), Il y a 2 semaines, c’était plutôt la disparition des AAA tels qu’on les connait. La semaine dernière, c’était un refus d’avoir des thèmes dits "progressistes" dans les jeux vidéo, ou alors le bon vieux clivage gauche/droite. Cette semaine, j’ai discuté 2/3 fois avec des gars qui n’aimaient tout simplement pas les jeux chelous imaginés par des indés.
    Dans tous les cas, je ne comprends pas (sauf pour les goûts et les couleurs).
    ".

  • osef Le 16 septembre 2014 à 18:33

    Je pense qu’on ne tombera pas d’accord, donc je vais me contenter de jouer à des jeux vidéo et de les apprécier, cette incursion dans l’univers des polémiques sociétales appliquées aux jeux vidéo ne m’aura pas vraiment apporté grand chose. Je me tenais à distance de la chose jusque là, et je pense que je vais renouer avec cette attitude, même si j’ai apprécié pas mal de choses postées ici ou là (de tous bords). Il s’agissait probablement d’une erreur que d’apporter au débat des éléments trop éloignés du sujet originel, surtout que je n’ai pas assez observé les dynamiques des deux camps au final, surtout vu la vitesse à laquelle les choses vont.

  • Janno Le 16 septembre 2014 à 21:27

    Pour le reste, combien de femmes qui dessinent des femmes nues pour combien d’hommes qui le font ? Et combien d’hommes et de femmes qui dessinent des hommes nus par rapport au premier échantillon ?

    J’en sais rien. A peu près le même nombre peut-être ? Ou alors je peux vous dire qu’il y a eu plus de femmes nues dessinées au cours de l’histoire de l’humanité si c’est ce que vous voulez entendre. Ce qui voudrait simplement dire que notre société préfère regarder des femmes à poils. Mais vu le nombre de nus masculin, je ne pense pas que ça signifie grand chose.

    D’après ces liens, certaines personnes semblent effectivement trouver Ezio "sexy", mais sont-ce des femmes hétérosexuelles ? Rien ne le dit. Et la perception que les hommes ont du "beau" chez les membres de leur genre est souvent très éloignée de celle que les femmes en ont.

    Je vous ai montré que même les héros masculin étaient considéré comme des beautés. Maintenant si vous voulez croire que seuls les gay peuvent être intéressés par des hommes avec des corps de dieux grecs, c’est votre problème.

    A partir du moment où il y a représentation et/ou traitement inégal selon les genres, il y a inégalité. Et cela est injuste

    Et c’est injuste envers qui, exactement ? La société, parce que cela renforce des stéréotypes négatifs ou quelque chose du genre ? Mais le fait que les filles ne veulent pas tous être des princesses ou que les garçons ne sont pas tous des héros de films d’actions, on l’apprend au fur et à mesure des interactions sociales, pas en jouant au jeu vidéo. Les jeux vidéos sont loin de refléter la réalité et heureusement ! Si je veux créer un jeu dans lequel on incarne un mâle musclé qui doit péter la gueule à une centaine d’autre mâle musclés pour aller sauver une donzelle en bikini, qu’on ne vienne pas m’embêter parce que mon jeu est nocif ou que je suis sexiste parce que c’est faux dans les deux cas. Regarder tout ces romans à trois sous ou ces mangas visant les femmes et qui ne font que raconter des romances stupides et qui sont remplis de stéréotypes sexistes. Ils se vendent parce que certaines femmes apprécient ce genre d’histoires et qu’elles n’en n’ont rien à faire que ces romans soient "injustes".

    d’autant que ces inégalités ont des implications concrètes sur la façon dont les hommes et les femmes se comportent

    J’ai du mal à voir en quoi ceci est quelque chose de négatif. Même une histoire ou tout le monde est parfaitement égaux implique que les gens se comportent d’une certaine façon.

    Un homme sera surtout capturé pour sa dangerosité ou les informations qu’il pourrait détenir, une femme le sera surtout parce qu’elle est une femme, justement, et/ou en raison de sa relation avec le/les héro(s) masculin(s) (mère, fille, compagne...).

    Ce qui implique que les femmes valent quelque chose simplement en existant et que les hommes ne valent rien tant qu’ils ne savent pas se battre ou connaissent quelque secrets d’importances. Ou bien alors cela veut ils dire que les femmes ne savent rien faire et que seuls les hommes, les vrais, sont autorisé à faire des choses importants ? Mais envers qui est-ce stéréotype au final ?

    Pourquoi ne verrait-on pas un pénis à l’écran dans un jeu vidéo ?

    Pour la même raison qu’on ne voit que peu souvent un vagin en jouant à un jeu vidéo. Pour une raison ou pour une autre, montrer le sexe d’une personne, quelque soit son genre, est considéré comme tabou. D’ailleurs, jeux pornographiques non comprit, on voit ce genre de chose bien plus souvent dans les jeux d’horreurs qu’ailleurs. Faite de ceci ce que vous voulez mais je continue de penser que vouloir comparer le nombre de pénis à avoir été modélisé en plein détail à celui du nombre de seins est ridicule et n’apportera pas la preuve d’une inégalité.

    Certes, mais quand c’est TOUJOURS comme ça, ça finit par s’insérer dans les mentalités et ça porte un préjudice.

    Je doute que des histoires du niveau de Super Mario Bros puissent conduire quelqu’un à penser que les femmes ne sont rien d’autre que des demoiselles en détresse.

    On pourrait évoquer les amérindiens représentés en sauvages chasseurs de scalps dans les westerns, les noirs en dealers/tueurs/braqueurs, les italiens en mafieux

    Mais dès que l’on pose un pied dans la vraie vie on voit que ces stéréotypes sont faux. Ce sont des raccourcis faciles et exagérés qui permettent de raconter une histoire sans trop se casser les pieds. La plupart des œuvres qui se veulent intellectuelles ou qui tente de raconter quelque chose de différent évitent justement ce genre de conventions parce qu’elles sont idiotes et sur-représentées. Si vous voulez quelque chose de différent vous avez des centaines d’autre œuvres à lire, regarder, écouter ou jouer. Mais ne venez pas vous plaindre lorsque Musso ou le dernier FPS super-ultra réaliste vous ressert des stéréotypes à moitié réchauffés, car ça fait un sacré bout de temps que ce genre d’histoire existe et que ça plait toujours autant.

    les arabes en terroristes, ...

    Sur cette partie, je vous rassure, l’industrie du divertissement n’a rien fait de mal. Blâmer plutôt les journaux ou les statistiques.

  • Sfefs Le 17 septembre 2014 à 02:59

    Et c’est injuste envers qui, exactement ? La société, parce que cela renforce des stéréotypes négatifs ou quelque chose du genre ? Mais le fait que les filles ne veulent pas tous être des princesses ou que les garçons ne sont pas tous des héros de films d’actions, on l’apprend au fur et à mesure des interactions sociales, pas en jouant au jeu vidéo. Les jeux vidéos sont loin de refléter la réalité et heureusement ! Si je veux créer un jeu dans lequel on incarne un mâle musclé qui doit péter la gueule à une centaine d’autre mâle musclés pour aller sauver une donzelle en bikini, qu’on ne vienne pas m’embêter parce que mon jeu est nocif ou que je suis sexiste parce que c’est faux dans les deux cas. Regarder tout ces romans à trois sous ou ces mangas visant les femmes et qui ne font que raconter des romances stupides et qui sont remplis de stéréotypes sexistes. Ils se vendent parce que certaines femmes apprécient ce genre d’histoires et qu’elles n’en n’ont rien à faire que ces romans soient "injustes".

    Mais dès que l’on pose un pied dans la vraie vie on voit que ces stéréotypes sont faux.

    J’ai ri. Enfin, presque. Souri, on va dire. La culture est toujours le reflet du contexte sociétal qui l’a vu naitre, j’espère ne pas vous l’apprendre. Donc, concrètement, non, un Jeu Vidéo qui présente des thèmes discriminatoires ne va pas directement rendre les gens intolérants.

    Sauf que... Sauf que ces représentations discriminatoires sont précisément le reflet d’une société intolérante, une intolérance auto-entretenue par la perpétuation de ces clichés. On ne parle pas ici de jeux racistes ou sexistes, aucun jeu ne va ouvertement dire au joueur que les noirs sont inférieurs ou que les femmes doivent rester à la cuisine ; je pense même qu’aucun développeur n’a l’intention de faire passer de tels messages.

    L’ennui, c’est que l’on répète ad nauseam toujours les mêmes représentations stéréotypées, par paresse, opportunisme ou bêtise, tout simplement parce qu’on ne connait rien d’autre ! Et du même coup, on préserve cette ignorance chez le joueur, qui, à force de ne voir aucune femme avec un fusil ou bien des personnages noirs toujours blagueurs, va finir par intégrer ces représentations. Et les reproduire, s’il en a l’occasion.

    Le problème, c’est que les "vrais" racistes, sexistes, transphobes ou homophobes revendiqués, il n’y en a pratiquement aucun. Par contre, le sexisme, le racisme ou l’homophobie ordinaire sont omniprésents dans notre manière de penser et de communiquer. Soit dit en passant, le jeu vidéo est une pratique sociale comme les autres, c’est aussi en jouant qu’on se forge, par exemple, une identité de genre.

    Alors non, les jeux vidéos ne représentent pas le réel, mais ils représentent en revanche l’idée que l’on se fait du réel. Le fait est que la majeure partie de la production culturelle est produite par et pour des hommes blancs cis hétéros, les dominants. Sauf que cette portion de la population est en fait minoritaire, la réalité diffère belle et bien de la fiction. Néanmoins, qui en parle vraiment de façon sérieuse, dans les médias (au sens général du terme) dominants, de la vie des femmes, des non-blanc(he)s, des homosexuel(le)s, des trans, des handicapé(e)s, des moches, des "gros(ses)" ? Personne ou presque. Tout le monde, dominés comme dominants, a trop bien intégré cette vision biaisée du réel.

    Quand à votre découverte du sexisme au féminin, j’ai envie de dire : quelle perspicacité !

  • Kid Le 17 septembre 2014 à 09:19

    Si je veux créer un jeu dans lequel on incarne un mâle musclé qui doit péter la gueule à une centaine d’autre mâle musclés pour aller sauver une donzelle en bikini, qu’on ne vienne pas m’embêter parce que mon jeu est nocif ou que je suis sexiste parce que c’est faux dans les deux cas.

    A mon sens, cette phrase représente un des aspects intéressants du débat. Cette idée revient souvent, dans les conversations : laissez moi faire le jeu que je veux.
    Or j’ai plusieurs réponses :
    - l’analyse critique d’une œuvre est importante. On le fait pour toutes choses culturelles. On peut aimer un jeu et le critiquer (regretter certains aspects, en saluer d’autres).
    - ce n’est pas parce qu’on fait ce type de jeux qu’on est sexiste ou que le jeu est nocif. On critique la représentation de quelque chose ou quelqu’un. C’est tout.
    - la critique ne va pas faire bannir ou disparaitre les jeux... "nocifs" ^^

    Il faudrait vraiment que chacun comprenne que le débat de fond n’est pas une histoire de volonté de censure, mais juste une analyse critique auxquels les passionnés sont plus ou moins d’accord. C’est sain, mais ça ne va pas modifier fondamentalement le jeu vidéo.
    Le jeu vidéo a déjà largement entamé sa mutation ; c’est bien pour ça que ce débat entre joueurs/passionnés est apparu...

    Sinon, une nouvelle vidéo du côté des conservateurs : http://www.polygon.com/2014/9/16/6283467/conservative-group-issues-video-lambasting-gamings-feminist-critics

  • Stéphane Le 17 septembre 2014 à 10:20

    Le problème des SJW du jeu vidéo, c’est qu’ils prennent fondamentalement les gens pour des imbéciles, des âmes simples et influençable. Comme quelqu’un l’a dit plus haut, croire que Super Mario va conduire les joueurs à penser que les femmes ne sont rien d’autre que des demoiselles en détresse, et diffuser des idées sexistes, inégalitaires, caricaturales, dans la société, c’est n’avoir AUCUNE distance, aucun second degré, et c’est prendre les gens pour des idiots, pour des ouailles qu’il faut préserver et édifier. C’est fondamentalement du mépris.

  • HN Le 17 septembre 2014 à 13:48

    croire que Super Mario va conduire les joueurs à penser que les femmes ne sont rien d’autre que des demoiselles en détresse, et diffuser des idées sexistes, inégalitaires, caricaturales, dans la société, c’est n’avoir AUCUNE distance, aucun second degré, et c’est prendre les gens pour des idiots, pour des ouailles qu’il faut préserver et édifier.

    Encore une fois, il n’y a pas QUE Super Mario Bros dans les jeux vidéos. Il est facile de prendre un exemple isolé, bien innocent, et de monter un raisonnement là-dessus. C’est sûr, on trouvera peu de tortues pour se plaindre d’être mal représentées dans un Super Mario.
    C’est pas en donnant un exemple que vous allez démonter toute l’argumentation des SJW. Il y a des études statistiques, des faits qu’on ne peut nier.
    En ce qui me concerne, je pense plutôt à une paire d’œillère ou à une sacrée mauvaise foi de la part des gens, pas qu’ils sont idiots. Cyniques par contre, je dirais.
    Mais c’est vrai que, vu le nombre de fois où on rencontre la même explication concernant la critique constructive des jeux vidéos sur ce forum et les réactions qui les suivent, on pourrait se poser la question...

  • BlackLabel Le 17 septembre 2014 à 15:49

    Martin :"Le problème c’est que l’indignation du #gamergate n’apporte qu’un pauvre éclairage, et se fonde essentiellement sur des rumeurs ou sur des rapprochements hâtifs"

    Comment pourrait-il en être autrement ? C’est une indignation qui me semble légitime, mais qui est perdue dans le brouillard.

    À l’époque de l’histoire des Doritos, on trouvait des liens dans les commentaires de vos articles, que j’aie lus. Ça a confirmé et renforcé l’idée que je me faisais de la presse ; des témoignages ici et là. Mais ces témoignages sont isolés, n’éclairant que des morceaux d’un problème plus vaste, car le reste persiste à rester dans un brouillard confortable (la cuisine interne comme dit Gamekult). Le milieu est fermé, avec un goût du secret, des petites manigances clandestines. Dans un tel contexte on ne peut que deviner, sans preuve vraiment solide. JulienC a une sorte de fierté candide à s’exposer, probablement parce qu’être privilégié (ou se considérer comme tel) ne lui suffit pas, il ressent le besoin de le faire savoir tout en jouant les vierges effarouchées (Je ne vois pas le problème, suffit d’être malin, indépendance 5/5, etc.). Ça permet à d’autres de passer pour des sites honnêtes et sérieux, quand ils me semblent personnellement seulement plus subtils.

    On manque de prise. J’ai interviewé un dev AAA pour un site dont je m’occupe, il m’a répondu avec sincérité tout en me demandant de ne pas publier pour éviter d’avoir des problèmes. Pourtant ses réponses étaient globalement inoffensives, elle éclairait une réalité contrastée mais pas forcément négative (au moins pour les jeux dont il s’était occupé). Je n’ai pas pu pousser plus loin, alors que je n’avais pas encore atteint les buts que je me fixais pour cette interview. On ne parvient pas à voir le fond.

  • Kanedo Le 17 septembre 2014 à 16:14

    "c’est prendre les gens pour des idiots"

    Parce que prendre (volontairement) le problème a l’envers ne l’est pas ? PERSONNE n’a dit que les jeux rendaient sexiste (ou violent, ou débile). Ce qui est dit, c’est que les JV utilisent des clichés sexistes parce qu’ils sont le produit d’une société qui est encore sexiste.

    (ah, et SJW, c’est rigolo comme terme, mais dans les faits, ça ne veut absolument plus rien dire)

    "Sinon, une nouvelle vidéo du côté des conservateurs : http://www.polygon.com/2014/9/16/62... "

    C’est rigolo, direct y a moins de monde pour chouiner qu’elle a pas touché a un JV durant ses 30 dernières années :D

  • Kid Le 17 septembre 2014 à 16:55

    C’est rigolo, direct y a moins de monde pour chouiner qu’elle a pas touché a un JV durant ses 30 dernières années :D

    Cela viendra. Y a bien des énervés qui feront les mêmes raccourcis contre-productifs que leurs opposants. A coup de diagrammes de ouf ^^

    Sinon, si, SJW veut dire quelque chose. Puisque c’est le nom du "vilain". Pas étonnant que la discussion soit compliquée quand on utilise les procédés que l’on déteste en face (sexiste et homophobe ! SJW ! etc) A un moment, il faudrait qu’on (tout le monde) arrête de vouloir discréditer le contradicteur en l’affublant de termes péjoratifs.
    Mince, c’est pas parce que je me considère comme "progressiste" que je considère que les "conservateurs" sont de vils méchants ;) L’inverse devrait être vrai...

    On pourrait arrêter de se prendre la tête sur la forme et se concentrer sur le fond. Or sur ce sujet là, c’est déjà compliqué de se comprendre lol

  • Sfefs Le 17 septembre 2014 à 18:20

    Le problème des SJW du jeu vidéo, c’est qu’ils prennent fondamentalement les gens pour des imbéciles, des âmes simples et influençable. Comme quelqu’un l’a dit plus haut, croire que Super Mario va conduire les joueurs à penser que les femmes ne sont rien d’autre que des demoiselles en détresse, et diffuser des idées sexistes, inégalitaires, caricaturales, dans la société, c’est n’avoir AUCUNE distance, aucun second degré, et c’est prendre les gens pour des idiots, pour des ouailles qu’il faut préserver et édifier. C’est fondamentalement du mépris.

    Ah, le fameux "second degré" !

    Genre, les gens qui sont persuadés que répéter des blagues ou des propos sexistes/racistes/homophobes désamorce leur portée discriminatoire... Sauf que c’est pas ça le vrai second degré, normalement, il ne doit pas y avoir de place pour l’ambiguïté. Donc, quand tu répètes une blague sur les blondes, t’es juste un beauf sexiste, "second degré" ou non.

    Pour le reste, même si l’exemple de Super Mario n’est pas anodin, comme l’a fait remarquer HN, il y a en tout cas une question qui me vient à l’esprit quand à ce jeu si pur et innocent : pourquoi c’est pas la princesse qui sauve Mario, hein ? Je veux dire, un moustachu qui sauve une femme, ce n’est pas sexiste en soi, on est d’accord. Par contre, quand c’est TOUJOURS le moustachu qui sauve la femme, là, c’est davantage problématique.

  • HN Le 18 septembre 2014 à 10:35

    Personnellement, quand je lis "SJW", ça me fait marrer car les gens qui utilisent ce terme doivent penser qu’il est dégradant. Je serai pas étonné de voir que ça sort de l’imagination des right wing, genre hillbillies de la southern belt pour qui "liberal" est une insulte.
    Moi je ne trouve pas ça choquant d’être assimilé à Martin Luther King, Malcom X, Rosa Parks, Nelson Mandela, Gandhi, ....
    Oui, il y a eu et il y aura toujours des gens qui se battent et militent (oouh le gros mot) pour leurs droits. Et je trouve cela très rassurant.

  • Bengali Le 18 septembre 2014 à 12:02

    2014 .... et encore autant de doutes sur la capacité d’évolution de l’Humanité. Chaque génération remet les compteurs à zéro. Peu de sages dans le monde vidéo-ludique. La provocation, l’emphase sur l’arrogance, la prétention. Je ne peux qu’envoyer des encouragements à évoluer. Nourrissons mieux nos enfants !

  • Aer Le 18 septembre 2014 à 12:53

    C’est amusant de vouloir transposer une situation d’un pays à un autre. Avec ça, nous nous retrouvons avec de drôles d’incongruités. Par exemple, moi qui suis d’extrême gauche (encore que, quand nous voyons ce qui est censé représenter la gauche dans notre pays, nous pourrions nous demander ce que l’extrême gauche à d’extrême), dans quel camp suis-je donc ? Est ce que cela veut dire que je n’existe pas ?
    (vous me direz, en effet, que les partis "d’extrême" gauche ne sont pas les plus populaires)

    C’est ennuyeux en tout cas, parce que j’existe quand même et que mon opinion vaut bien celle d’un autre en regard à cette situation ou à peu prêt personne ne peut en tirer quelque chose de concret et véridique. Je veux dire par la qu’après avoir lu pas mal de commentaires ici ou ailleurs, pas tous non plus, j’ai souvent remarqué cette défense apparaitre chez ceux qui soutiennent le gamergate : "ouais mais faut que tu ai suivi depuis le début, tu verrais tout le problème". Sauf que personne n’a pu ou n’a voulu expliciter la situation depuis le début. Ce qui pose un sérieux problème dans la discussion. Comment peut on répondre sur un sujet si l’on ne connait pas les tenants et aboutissants d’un coté comme de l’autre ? Et pas la peine de me sortir des liens obscurs vers je ne sais quoi, si vous n’êtes pas capables de poser la situation avec vos propres mots, c’est que vous n’y comprenez rien.

    Tout ça pour dire que je fais assez peu cas de ces questions de politique, même si en lisant l’article de Martin Lefebvre, je vois bien que quelque chose déconne. D’ailleurs, en découvrant les éminentes personnes "politiques" qui ont participé à la montée du gamergate, j’me sentirais un peu mal dans mes bottes à suivre le mouvement, question de principe. Ce n’est pas parce que quelqu’un exprime la même chose que moi que je vais le suivre aveuglément.

    Avant de continuer, je tiens à signaler que la presse vidéoludique me barbe. A ce sujet, j’ai assez peu d’intérêt dans merlanfrit. Les gens qui s’ennuient pourront s’amuser à aller chercher les rares commentaires que j’ai pu poster sur ce site. Quelques connaissances m’ont assurées du sérieux des publications du coin, ce que je suis prêt à croire après la lecture de quelques articles qui auront pu attirer mon attention, mais les sites de JV en général me barbent profondément, ce n’est donc pas spécialement porté contre le site ici présent. A vrai dire, je ne "suis" que Gamekult chez nous et Kotaku aux US, pour des raisons diverses et variées, mais certainement pas pour des histoires de politique ou de prise de position sur des "affaires" comme celle ci (a vrai dire, je suis beaucoup plus des forums de fans sur certains types de jeux, ou des sites généralistes qui s’occupent d’historiques, genre le Hardcore Gaming 101 de Kurt Kalata). Et avant que les Gardiens du Temple ne me tombent dessus, je joue depuis que j’ai l’age de tenir une manette en main, ce qui représente quelques décennies déjà, donc oubliez vos attaques personnelles fondées sur du vent. J’en ai juste rien à braire de l’avis de quidams sur les jeux que je compte acheter.

    La question du sexisme dans les jeux vidéo, j’avoue qu’en tant qu’homme, j’en ai un peu rien à battre (la est peut être un problème, en effet, mais ça m’amuse tout autant de voir les seins des personnages de DoA rebondir qu’un Nathan Drake tout plein de virilité momosexuelle). D’autant que je joue majoritairement à des jeux japonais, qui soit n’ont rien à voir dans le sujet, soit sont déjà beaucoup plus égalitaire que nos jeux occidentaux (même s’ils comptent leurs lots de problèmes relatifs au pays, je ne suis pas aveugle, merci). Dans l’industrie ça me dérange, tout comme me dérange les disparités homme/femme en général quand elles n’ont aucune raison d’exister (je ne parle donc pas ici de choix de carrière, mais de blocages quelconques liés au sexe : position, pouvoir, paye, et tutti quanti). Si vous estimez normal qu’une femme touche moins qu’un homme, désolé, mais vous êtes un con. Si vous estimez normal qu’une femme soit moins reconnue qu’un homme pour son travail, désolé, mais vous êtes un con. Et je ne vois pas quel argumentaire pourrait venir me prouver le contraire.

    Je condamne, et j’accuse - j’aime bien accuser, ça me fait me prendre pour Zola et en plus ça me vaut d’être cité dans des journaux, les gens qui font du bashing sur une personne, c’est juste minable. Tout le monde s’est excité pour rien au sujet de Zoe Quinn, pour un jeu qui m’a l’air fort naze à priori, mais j’ai un mauvais à priori sur les jeux indés de base, parce qu’il était sur Steam ? J’avoue, la demoiselle a dut se faire un paquet monstrueux de pognon pour son jeu gratuit. Ouuuuh, la vilaine. Et ne venez pas parler de publicité, please. Les sites de JV sont quinze fois plus remplis de pubs que tout ce qu’elle pourrait faire dans sa vie ne pourrait amener

    Pour ceux, et celles, qui se sentent touché dans leur fondement le plus personnel au sujet des problèmes sexistes du jeu vidéo, mes avis que vous ne devez pas être tranquille pour réagir avec autant de vivacité. Quand un sujet ne me touche pas, comme ici, j’en fais pas tout un foin. Et si vous pensez que ce genre de chose peut amener un tel bouleversement dans la Force que tout vos jeux futurs en seront changés à jamais, il existe toujours la solution de mettre la main à la patte, comme on dit.
    Enfin moi je m’en balance un peu, parce que MES jeux, eux, ne seront pas changés par cette affaire du siècle : ils sont petit à petit en voie de disparition grâce à l’industrie occidentale.
    Et je n’ai pas hurlé à la conspiration, pourtant l’industrie occidentale a du se démener pour imposer son statut "dominant" de nos jours.

  • peysh Le 18 septembre 2014 à 20:59

    Perso, je suis ne suis ni à droite ni à gauche.

    Mais est-ce que toute cette histoire ne serait pas un peu due au modèle gratuit de la presse online ?

    Si on réfléchit deux minutes, on constate quoi :
    - Les journalistes essayent de vivre comme ils peuvent en générant dese clicks pour faire de la pub
    - Ils racontent de plus en plus de choses étranges (cf Kotaku completement schizo, entre le hentai et le feminisme)
    - Ils acceptent de faire des deals avec l’industrie pour continuer à avoir des exclusivités, seuls garants du saint click

    Résultat : Le click étant tout puissant, aller dans le sens du lecteur n’est pas obligatoire, ce qui amène à des absurditées comme les articles déclarant que les gamers étaient morts (90% de leur lectorat)
    Les lecteurs de toutes façons en ont marre de la façon de travailler des journalistes, qui ne font qu’essayer de survivre du fait de leur modele gratuit.

    A quand un site avec un paywall qui soit integre aux US ? c’est surtout ça la question.

  • Janno Le 18 septembre 2014 à 22:28

    Sauf que ces représentations discriminatoires sont précisément le reflet d’une société intolérante

    Mais quelle représentations discriminatoires ? Les femmes sexualisées ? Les hommes le sont aussi. Moins surement, car les jeux ou on sexualises les gens sont principalement joué et créer par des hommes. Mais ça n’empêche pas le fait que le fanservice dans certains types de jeux vidéos est quelque chose de normal et d’humain, et non pas quelque chose de négatif.

    Et du même coup, on préserve cette ignorance chez le joueur, qui, à force de ne voir aucune femme avec un fusil ou bien des personnages noirs toujours blagueurs, va finir par intégrer ces représentations.

    Sauf que la plupart des gens savent que ce ne sont que des stéréotypes. A force de voir la même chose encore et encore, on finit par s’apercevoir que, hey, cette forte et colérique demoiselle va surement tombé amoureux du héro et que ce personnage russe sans trop d’importance est l’espion, j’en suis sur.
    A force de voir des clichés, on apprend à les reconnaître et à les voir comme telle. On ne se met pas à les prendre pour la vérité.

    Et les reproduire, s’il en a l’occasion.

    Donc les hommes efféminés vont cesser toute violences et la bonne humeur des blancs augmentera plus ils seront bronzé ? Mais de quoi vous plaignez-vous !

    Blague à part, cette argument est le même que celui qui voudrait que les jeux vidéos rendent violents. Et personne n’a pu prouvé quoi que ce soit de ce coté là.

    ils représentent en revanche l’idée que l’on se fait du réel.

    En partie et pas pour tous. Des jeux comme Tetris ou Pacman ne représentent pas grand chose. Pour le reste, "l’idée qu’on se fait du réel" est mélangée à plein d’autre chose : l’imagination des créateurs, leurs peurs, leurs fantasmes, leurs idéaux, ce que les messieurs du Management pensent être rentable...

    Les jeux vidéos reflètent certainement ce que les joueurs aiment mais la réalité ? Pas tant que ça.

    Le fait est que la majeure partie de la production culturelle est produite par et pour des hommes blancs

    Non. En terme de film, le Nigeria et l’Inde sont loin devant les USA. Le Japon produit énormément de jeux vidéos, de BD et dessins animés chaque années. Pour la musique, on entend beaucoup parler des USA et pourtant chaque pays produit sa propre musique. Et les deux grands écrivains sont la chine et les USA, encore.

    Les blancs ont une place importante dans la productions culturelle, c’est indéniable, mais ils me semble que les jaunes ou les noirs ont une place toute aussi importante.

    Nous vivons dans une société de blanc, il me semble normale que la majeure partie de la culture soit produit par des blancs. Si vous allez dans une société de [x], vous allez voir que la culture est surtout faite par des [x], pour des [x].

    On critique la représentation de quelque chose ou quelqu’un. C’est tout.

    Pas forcément. Les "SJW" dont #GamerGate veut se débarrasser sont des gens qui veulent se débarrasser des choses qu’ils perçoivent comme indécentes. C’est surement une minorité mais lorsque l’on voit une partie de la presse américaines qui parle d’égalité comme si c’était ce qui était le plus important dans les jeux vidéos, ça fait peur : http://playeressence.com/onm-displa...
    Surtout que ce genre de jeux existent depuis pas mal de temps et que ces critiques sont plus récentes. Il ne faut donc pas s’étonner que les SJW soient vu par certains comme des parasites à purger à la première occasion possible.
    Personnellement, ça fait quelques années que je vois ça et, si au début je trouvais sa drôle, maintenant ça commence plus à m’embêter qu’autre chose.

    "Il y a des études statistiques, des faits qu’on ne peut nier"
    Des études qui montrent quoi, exactement ?

    Ce qui est dit, c’est que les JV utilisent des clichés sexistes

    Et quel est le problème avec ça puisque ça ne rend pas les gens sexistes ?

    parce qu’ils sont le produit d’une société qui est encore sexiste.

    Et bien dans cas, il faudrait voir à essayer de changer la société plutôt que de se plaindre à chaque fois qu’un homme dessine une femme avec des gros seins.

    (ah, et SJW, c’est rigolo comme terme, mais dans les faits, ça ne veut absolument plus rien dire)

    Ca désigne toujours quelqu’un qui prend le politiquement correct trop au sérieux, comme cela l’a toujours signifié. Ou alors, j’ai manqué quelque chose ?

    il ne doit pas y avoir de place pour l’ambiguïté

    Quelle ambiguïté dans Mario ? C’est juste un héro qui part sauver une princesse. C’est une histoire classique que les développeurs ont choisis car ils voulaient quelque chose de simple et de facilement compréhensible. Rien de plus.

    Donc, quand tu répètes une blague sur les blondes, t’es juste un beauf sexiste,

    Mais j’aime bien les stéréotypes exagérés, je trouve ça absurde. Ca me fait rire d’imaginer un monde peuplé de blondes imbéciles, de noirs illettrés et voleurs, d’Américains gros et égocentriques, de juifs manipulateurs aux nez démesurés et de français arrogants et pétochard. Peut être que cela vous laisse de marbre ou que vous n’aimez pas ce genre d’humour mais y en à qui apprécie.

    Par contre, quand c’est TOUJOURS le moustachu qui sauve la femme, là, c’est davantage problématique.

    C’est toujours le même personnage qui sauve la princesse. Seul Mario part à l’aventure, tandis que le reste du royaume reste à se tourner les pouces. Pourquoi ? Parce que c’est le héro, bon dieu ! Il va la ou personne n’ose aller, il affronte des monstres terrifiants et triomphe là ou tout autre aurait périt. Et vous semblez aussi oublier qu’en chemin, Mario délivre tout un tas d’homme, eux aussi capturés.
    En gros, j’ai un peu de mal à voir ce qu’il y a de problématique dans une histoire ou le héro est présenté comme plus compétent que les gens normaux. A moins que vous voyez Mario comme une métaphore pour le sexe masculin ?

    Moi je ne trouve pas ça choquant d’être assimilé à Martin Luther King, Malcom X, Rosa Parks, Nelson Mandela, Gandhi, ....

    Mais ces gens ne sont pas considéré comme des SJW. Je ne sais pas ou ce terme à été inventé, mais sur 4chan il est utilisé pour se moquer des hypocrites se disant se battre pour l’égalité alors que tout ce qu’ils font, c’est de masturber entre eux (circlejerking) à grand coup d’idéologies progressives.

    Pour finir, il semble que les discussions concernant Gamergate aient été bannis de 4chan car moot (le créateur et gérant du site) considère que ces discussions ne respectent pas les règles du site.

  • Elite Five Leader Rhyvia Le 19 septembre 2014 à 10:56

    Uh fuh fuh, j’interviens juste après le camarade Aer.
    Mais je vous jure, m’sieur l’agent, c’est pas du complot gauchiste. C’est juste une coïncidence.

    Je tiens à dire d’abord que je ne suis venu jusqu’ici qu’après avoir fait quelque recherches sur GamerGate et tout ça, tout simplement parce que y’a des tweet qui sont arrivés jusque chez moi, et que je panais rien de quoi ils racontaient. C’est après quelques recherches que j’ai compris de quoi il en retournait et que ça avait quelque chose avoir avec Phil Fish qui insulte la Terre entière sur Touitteur et, de manière détournée mais quand même, ma mère. Habituellement, j’aurais dit qu’on pouvait pas insulter les mamans, c’est marqué dans la notice, mais il y avait du vrai dans sa rage fleurie. Je vais pas faire comme si j’étais outré de voir les "gamers" se faire défoncer alors que j’ai déjà un peu (beaucoup) pratiqué la chose sur forum. J’ai même taclé JeuxVidéo.com sur tweeter quand ils ont sortis un article dont le titre était clairement putassier et semblait surtout chercher à produire du trafique avec l’affaire Zoe Quinn. Je suis déjà aussi intervenu assez souvent dans des discussions sur le féminisme sur un certain forum, au point où la dernière fois qu’un propos vaguement homophobe a été lancé, panique s’en est suivie pour tenter de ne surtout pas lancer un débat, ce qui fut très divertissant. Donc a priori, j’étais plutôt pour tout ce qui dit dans cet article. Sauf que...

    J’ai d’abord voulu citer les articles paru sur Libération sur le sujet (dont un cite ce blog), que je trouve dégradants, mais j’ai finis par me rendre compte que ça n’avait aucun sens. Déjà parce que je m’énervais tout seul sur ce machin en particulier ce qui est l’inverse de la démarche que je devrais avoir ici et maintenant. Puisque justement, peu importe à quel point j’estime que le discours que je soutiens est juste, je ne peux pas me permettre de juste montrer du mépris au mépris. Mais ce héros de l’internet moderne qui veut sauver le monde du jeu vidéo des affreux misogyne est finalement... un jeune homme blanc socialement stable ? Personne n’y voit comme quelque chose qui sonne étrangement ? Ce mec insulte potentiellement des tas de personne qui devraient être concerné(e)s par ce discours sans que ça semble le déranger plus que ça. Pire encore, ses tweet donnent l’impression qu’il attend les futures flots d’insultes (qui ne sont pas arrivés, a priori), alors qu’il se permet de lancer un sarcasme assez infecte à quelqu’un qui lui répondait de manière tout ce qu’il y a de plus correcte. C’est ça votre féminisme ? C’est pas le mien en tout cas. Comment ne pas douter de la légitimité de cet article, qu’il ne soit pas juste une tentative de faire du trafic, de chercher à se faire insulter pour avoir quelqu’un à pointer du doigt dans ses articles haineux. Comment accepter un article qui souhaite voir le scène compétitive être réduite à un public de niche ? Je suis un membre relativement actif de la communauté Puyo Puyo, un jeu de puzzle en versus justement compétitif. C’est une très petite communauté qui cherche à avoir un peu plus de visibilité pour que leurs jeux sortent en Europe et j’essaie d’y participer au mieux. Mais voir une remarque pareille dans un média français, qui se prétend lui-même joueur (mais des gentils évidement, pas les méchants misogynes de droite) tout ça en instrumentalisant un sujet qui lui aussi me tiens à cœur me dégoûte plus qu’autre chose. Parce que comme le dit bien Aer, je suis pas vraiment quelqu’un de tranquille avec moi-même. Et je devrais juste dire que c’est ok, tout va bien, sous prétexte qu’on va me virer du club de féministes sinon ?

    J’ai lu des tas de choses intéressantes ces deux derniers jours. Plus que les montagnes d’inepties de féministes improvisés que j’avais l’habitude de lire jusqu’à maintenant. Et en face j’ai lu exactement ces même chose que j’ai passé des années à lire : des accusations, des accusations, des accusations. Ayez peur, vous êtes misogyne sans le savoir. Et il ne faut pas être misogyne, n’est-ce pas ? J’ai peut-être l’air d’un illuminé conspirationniste comme ça, mais en réalité je pense sincèrement que tout ce sur quoi je baragouine là n’est pas du tout organisé ni même conscient mais parfaitement spontané.
    C’est soutenus par tout un tas de mécanismes rhétoriques que tout le monde utilise sans les comprendre réellement, sans même nécessairement se rendre compte qu’elles existent. Une partie des discours anti-sexistes repose sur l’utilisation de la peur d’être l’ennemi, d’être celui qui est rejeté. Ce qui est ensuite répondu par le premier qui va se sentir agresser par une réponse qui n’est pas plus maligne elle-même qu’elle est logique : les cibles de cet anti-sexismes se disent elles-même persécutées. C’est le sempiternel argument de misandrie, ou du racisme anti-blanc. Pour en rajouter un coup, se penser appartenir à une cause juste, voire même juste prétendre y appartenir, ne permet de faire n’importe quoi non plus. Insulter très visible son interlocuteur, c’est rarement la meilleur chose à faire. Je le sais, j’ai déjà essayé, et j’ai eu des problème avec la modération (mais c’était pour clore une discussion, ça compte moins. Et puis c’était que deux ligne, quoi, y’avait même pas vraiment de gros mots. Ca parlait juste un peu d’égo-bite).

    Que je dise ça là et maintenant que je ne pense pas qu’il y ait une quelconque intention maligne derrière des discours qui se prétendent féministe sans l’être ne veut pas dire que je ne les approuve pas. Ca ne veut pas dire que je n’estime pas que ce sont des propos nuisibles. Exactement comme c’était le cas au moment où les débats sur le sexisme dans le jeu vidéo est apparu et que j’ai décidé que j’allais intervenir en sa faveur à un moment donné à un endroit donné. Pas contre les intervenant, mais contre leur discours, pour ne pas le laisser s’installe sans aucune opposition. Et je me suis retrouvé dans une situation où plusieurs partisans du gamergate soutenait des propos auxquels j’étais plutôt proche. Le principal étant cette idée que la plupart de discours auto-proclamé féministes (ou même pro LGTB ou anti-raciste) sont centrés sur le fait qu’il y a des pauvres petites victimes qu’il faut défendre.
    Mais... et si on les laissait se défendre d’eux-même ? La base même de l’idée est que n’importe qui vaut théoriquement n’importe qui d’autre, ce n’est pas à un tiers d’élever je ne sais quelle communauté au rang de victimes oppressées. Je ne me suis jamais plains de la communauté des gamers parce que je m’y sentais oppressé parce que je suis pas aussi sexuellement conforme que la moyenne des autres joueurs. La communauté m’agace pour son arrogance, elle m’agace pour sa manière de sombre dans les travers qu’elle prétendait critiquer (notamment en essayant d’appliquer des standard de qualité sur la noblesse prétendue de tel ou tel type de jeu par rapport à un autre, ce qui est la même idiotie que dire que le jeux vidéo est un support moins noble qu’un autre). Mais je ne méprise pas cette communauté pour autant. J’aime pas me dire gamer, mais c’est bien avec cette communauté que j’ai communiqué. Je n’estime pas que ce que je raconte à plus de valeur, que c’est plus juste, que c’est une cause à faut défendre absolument.

    C’est pas réellement difficile de trouver ce dont le GamerGate part à la base, il y a des lignes claires et définie, illustrées de manière très différentes. Si il y a un flou, c’est parce qu’un tas de choses ont été entraînée au passage, et c’est ça qui m’intéresse surtout. Beaucoup d’individus ont commencés à s’exprimer en tant qu’individus avec beaucoup de discours différents, assez suffisamment pour que cette accusation de misogynie planante ne soit pas plus justifiée que de dire qu’ils sont juste tous de conservateurs sans le savoir. On est face à une réelle prise de parole, dans un mouvement qui encore trop neuf pour être pleinement récupéré par quoi que ce soit de douteux (ce qui se fera à un moment, un des enjeux de tout mon charabia, c’est que le sexisme dans le jeu vidéo commence déjà à être instrumentalisé). Mais de juste voir ceux qu’on a désigné oppressés par l’horrible communauté des méchants gamer se rebiffer pour défendre leur culture est réellement intéressant. A partir de là, je vois juste des tentatives de diabolisation d’un mouvement dont il semble impossible encore de mesurer l’ampleur. Laissez tout ces individus s’exprimer, laissez ces idées circuler un peu, on verra bien ce qu’il en ressort. Si ça peut mettre en échec tout ces militants auto-proclamés qui se font juges des bonnes mœurs, tout ça n’aura pas été vain. Si le journalisme du jeu vidéo trouve un moyen de devenir plus sérieux, il peut même se payer le luxe d’être soutenu par des figures des partis politique que vous voulez. La question du sexisme dans le jeu vidéo même était surtout d’ouvrir le jeu vidéo à de nouvel modèles narratifs, de nouvelles manière de se représenter, pas de donner l’exclusivité à une autre discours dominant de jeu vidéo plus noble qui domine la crasse du jeu de baston pour beauf.

    Ironiquement, cette chasse aux sorcières fait penser aux test d’entrer des communautés de gamers, il faudrait prouver à qui que ce soit qu’on serait pas misogyne ou je ne sais quelle ânerie du genre. Et puis quoi encore. Il n’y a de compte à rendre à personne, le but même du féminisme n n’est pas d’inviter à écouter sagement des porte-paroles qui désignent ceux à qui ont devrait (ou ne devrait pas dans ce cas) se fier, mais au contraire à se faire son propre discours, à se définir eux-même. Je vois dans la conclusion de cet article le même frein que je rencontrais à l’époque des billets de Mar-lard, cet exact même "elle est jolie votre cause, mais c’est pas comme ça qu’il faut faire".
    Il vaut mieux continuer à perpétrer le constat qu’il y a des vilains oppresseurs et des pauvres oppressés, alors que de toute évidence ceux auxquels ce schéma profite le plus sont ceux qui assis du haut de leurs jugements moraux supérieurs décident ceux qu’ils faut exclure des gens bien de ceux qu’il faut laisser. Oh ! Pour protéger ces pauvres femmes sans défense, bien sûr. Il y a pas comme un problème, là ?
    Et même si maintenant tout le monde avait son petit badge de féministe pour éviter d’être exclu de la communauté, ça n’aurait toujours pas le moindre sens, rien n’aurait changé du tout.

    Voilà.
    C’est la fin du rant sans fin.

  • Sfefs Le 19 septembre 2014 à 16:55

    Mais quelle représentations discriminatoires ? Les femmes sexualisées ? Les hommes le sont aussi. Moins surement, car les jeux ou on sexualises les gens sont principalement joué et créer par des hommes. Mais ça n’empêche pas le fait que le fanservice dans certains types de jeux vidéos est quelque chose de normal et d’humain, et non pas quelque chose de négatif.

    Non, les hommes ne sont pas sexualisés. L’exagération, l’hypertrophie de leur musculature, notamment, ne sont là que pour correspondre aux canons de la virilité et nullement pour provoquer le désir.

    Sauf que la plupart des gens savent que ce ne sont que des stéréotypes. A force de voir la même chose encore et encore, on finit par s’apercevoir que, hey, cette forte et colérique demoiselle va surement tombé amoureux du héro et que ce personnage russe sans trop d’importance est l’espion, j’en suis sur.
    A force de voir des clichés, on apprend à les reconnaître et à les voir comme telle. On ne se met pas à les prendre pour la vérité.

    Vous vivez dans quel monde, en fait ? La très grande majorité des gens ne sait justement pas que ce sont des stéréotypes, beaucoup ignore même le sens de cette expression ! En outre, on ne peut pas comparer un cliché relativement inoffensif ("l’espion russe") avec un stéréotype sexiste.

    Blague à part, cette argument est le même que celui qui voudrait que les jeux vidéos rendent violents. Et personne n’a pu prouvé quoi que ce soit de ce coté là.

    Il faut vraiment être bien naïf pour penser que le bombardements de véritables messages idéologiques que nous subissons constamment (sources d’informations, publicité, divertissements...) n’a aucune incidence sur la façon dont nous nous représentons le monde. Alors oui, les jeux-vidéos sont, comme tout produit culturel, avant tout le reflet de notre société, mais ils participent justement à la perpétuation de celle-ci. Il y a une réciprocité.

    En partie et pas pour tous. Des jeux comme Tetris ou Pacman ne représentent pas grand chose. Pour le reste, "l’idée qu’on se fait du réel" est mélangée à plein d’autre chose : l’imagination des créateurs, leurs peurs, leurs fantasmes, leurs idéaux, ce que les messieurs du Management pensent être rentable...

    Faudrait arrêter de prendre des exemples caricaturaux, hein... Même si des jeux comme Tetris ou Pacman peuvent néanmoins se prêter à une analyse politique. Mais franchement, vous pensez vraiment que "l’imagination", les "peurs", les "fantasmes", les "idéaux", ça sort de nulle part ? Notre manière de penser est étroitement conditionnée par l’éducation (au sens large du terme) que nous recevons.

    Non. En terme de film, le Nigeria et l’Inde sont loin devant les USA. Le Japon produit énormément de jeux vidéos, de BD et dessins animés chaque années. Pour la musique, on entend beaucoup parler des USA et pourtant chaque pays produit sa propre musique. Et les deux grands écrivains sont la chine et les USA, encore.

    Je ne parle pas en terme de quantité, mais en terme de diffusion ; l’Inde et le Nigeria ont certes respectivement une importante production culturelle, mais celle-ci est presque uniquement destinée à une consommation locale, à l’échelle d’un seul continent, voir d’un seul pays.

    Nous vivons dans une société de blanc, il me semble normale que la majeure partie de la culture soit produit par des blancs. Si vous allez dans une société de [x], vous allez voir que la culture est surtout faite par des [x], pour des [x].

    Oui, en gardant néanmoins à l’esprit que la production culturelle de [x] sera de toute façon fortement influencée par les canons occidentaux. La culture mainstream occidentale constitue aujourd’hui le modèle dominant. Pour le reste, je ne parle pas seulement en terme de "race", mais aussi (et surtout, même), en terme de genre. Et là, franchement, j’ai envie de dire : où sont les femmes ?

    Pas forcément. Les "SJW" dont #GamerGate veut se débarrasser sont des gens qui veulent se débarrasser des choses qu’ils perçoivent comme indécentes. C’est surement une minorité mais lorsque l’on voit une partie de la presse américaines qui parle d’égalité comme si c’était ce qui était le plus important dans les jeux vidéos, ça fait peur : http://playeressence.com/onm-displa...
    Surtout que ce genre de jeux existent depuis pas mal de temps et que ces critiques sont plus récentes. Il ne faut donc pas s’étonner que les SJW soient vu par certains comme des parasites à purger à la première occasion possible.
    Personnellement, ça fait quelques années que je vois ça et, si au début je trouvais sa drôle, maintenant ça commence plus à m’embêter qu’autre chose.

    Comment dire... Utiliser les termes de l’adversaire pour définir un mouvement n’est pas forcément la meilleure marque d’objectivité. Et moi, je n’ai pas peur de le dire, oui, l’égalité est l’un des enjeux les plus importants de notre société, tous secteurs confondus.

    Et quel est le problème avec ça puisque ça ne rend pas les gens sexistes ?

    Je me suis presque étranglé de rire en découvrant cette magnifique et péremptoire affirmation. Déjà, vous ne vous appuyez sur aucun élément concret pour justifier vos dires, mais surtout, votre phrase est totalement paradoxale : si les gens ne sont pas sexistes, comment peuvent-ils accepter de produire et de consommer des œuvres sexistes ?!

    Et bien dans cas, il faudrait voir à essayer de changer la société plutôt que de se plaindre à chaque fois qu’un homme dessine une femme avec des gros seins.

    Cela fait précisément partie de la société, hein. Et il n’y a pas de "petits combats", ce sont souvent les actes et les propos les plus triviaux qui recèlent le plus de sexisme. Parce que bon, c’est bien gentil de parler du droit des femmes de façon totalement abstraite, mais combien de mecs continuent à utiliser l’expression "salope" ?

    Ca désigne toujours quelqu’un qui prend le politiquement correct trop au sérieux, comme cela l’a toujours signifié. Ou alors, j’ai manqué quelque chose ?

    Le problème, c’est qu’il s’agit d’un terme inventé par les adversaires auto-proclamés de ce prétendu mouvement. Il n’a de significations que pour les tenants du "gamergate". Ensuite, faudrait vraiment arrêter avec cette expression, le "politiquement correct", qui ne reflète aucune dynamique sociétale concrète et sert juste de paravent aux discours réactionnaires.

    Quelle ambiguïté dans Mario ? C’est juste un héro qui part sauver une princesse. C’est une histoire classique que les développeurs ont choisis car ils voulaient quelque chose de simple et de facilement compréhensible. Rien de plus.

    Mais dans ce cas, pourquoi est-ce-que c’est le fait pour un homme de sauver une femme qui est une histoire "simple", pourquoi pas l’inverse ? C’est précisément le fait de considérer ce cas de figure comme "basique" qui est la marque d’une société sexiste.

    Mais j’aime bien les stéréotypes exagérés, je trouve ça absurde. Ca me fait rire d’imaginer un monde peuplé de blondes imbéciles, de noirs illettrés et voleurs, d’Américains gros et égocentriques, de juifs manipulateurs aux nez démesurés et de français arrogants et pétochard. Peut être que cela vous laisse de marbre ou que vous n’aimez pas ce genre d’humour mais y en à qui apprécie.

    Moi, ce qui ne me fait pas tellement rire, c’est que ces stéréotypes servent de justification à la discrimination, la violence et le meurtre. Tout de suite, c’est moins marrant, je confirme. Et moins simpliste aussi.

    C’est toujours le même personnage qui sauve la princesse. Seul Mario part à l’aventure, tandis que le reste du royaume reste à se tourner les pouces. Pourquoi ? Parce que c’est le héro, bon dieu ! Il va la ou personne n’ose aller, il affronte des monstres terrifiants et triomphe là ou tout autre aurait périt. Et vous semblez aussi oublier qu’en chemin, Mario délivre tout un tas d’homme, eux aussi capturés.
    En gros, j’ai un peu de mal à voir ce qu’il y a de problématique dans une histoire ou le héro est présenté comme plus compétent que les gens normaux. A moins que vous voyez Mario comme une métaphore pour le sexe masculin ?

    Mais pourquoi c’est LUI le héros ?

    Mais ces gens ne sont pas considéré comme des SJW. Je ne sais pas ou ce terme à été inventé, mais sur 4chan il est utilisé pour se moquer des hypocrites se disant se battre pour l’égalité alors que tout ce qu’ils font, c’est de masturber entre eux (circlejerking) à grand coup d’idéologies progressives.

    Ah, 4chan, un nid de progressistes, justement...

  • Janno Le 20 septembre 2014 à 18:27

    Non, les hommes ne sont pas sexualisés

    Merci de nous montrez votre ignorance dans le domaine du jeu vidéo
    http://img1.wikia.nocookie.net/__cb...
    http://img2.wikia.nocookie.net/__cb...
    http://metalgearinformer.com/wp-con...
    http://moe.animecharactersdatabase....
    Et puis, quelque posts plus haut, vous m’avez affirmé que les femmes avait des goûts différents des hommes. Qu’est ce qui vous permet d’affirmer que les personnages virils et musclés ne plaisent pas aux femmes ? Les romans érotiques à trois sous ont toujours un type torse nue avec de gros bras et des abdos énormes. Mes sœurs apprécient Alber Combi en partie pour les modèles masculins ( https://www.google.fr/search?q=albe... ).

    Et si les "canons de virilités" des hommes étaient aussi les canons de beautés des femmes ?

    vous vivez dans quel monde, en fait ? La très grande majorité des gens ne sait justement pas que ce sont des stéréotypes, beaucoup ignore même le sens de cette expression !

    Donc la plupart des gens sont trop cons pour savoir ce qu’est un stéréotype ? Bon, ben faut croire que j’ai toujours vécu parmi l’élite intellectuel de la France, alors.

    En outre, on ne peut pas comparer un cliché relativement inoffensif ("l’espion russe") avec un stéréotype sexiste

    Pourquoi pas ? Le fait que le traître est toujours un russe (ou pour la version moderne, un chinois) implique que les russes sont un peuple vile et fourbe. Je ne vois pas pourquoi un espion russe est acceptable alors qu’une princesse en détresse, non.

    le bombardements de véritables messages idéologiques

    Oh, donc les personnages féminins sexualisé sont des messages idéologiques maintenant. A part nous montrer un canon de beauté (ce que les magazines féminins font déjà) je ne vois pas vraiment quelle est le message derrière tout ça.

    Alors oui, les jeux-vidéos sont, comme tout produit culturel, avant tout le reflet de notre société, mais ils participent justement à la perpétuation de celle-ci. Il y a une réciprocité.

    Bien. Voyons voir cette réciprocité. La violence dans le monde augmente-elle ? Idem pour le sexisme, depuis l’arrivé de ces horribles jeux vidéos misogynes, je suis sur que de nombreux gens influençable se sont mis à détester les femmes.

    Notre manière de penser est étroitement conditionnée par l’éducation (au sens large du terme) que nous recevons.

    Et sur ce point, la vie réel à mille fois plus d’influence que les jeux vidéos.

    l’Inde et le Nigeria ont certes respectivement une importante production culturelle, mais celle-ci est presque uniquement destinée à une consommation locale, à l’échelle d’un seul continent, voir d’un seul pays.

    Et ? Hollywood sort des films pour américain, pas pour des français ou des Estoniens.

    la production culturelle de [x] sera de toute façon fortement influencée par les canons occidentaux

    En tant que fan d’anime et de mangas, je peux vous affirmer que c’est faux. Les japs et les amérlocs ont des produits culturels énormément différent. On retrouve certains points communs, c’est vrai, mais ils ne sont pas assez suffisant pour affirmer que les productions culturelles japonaises sont fortement influencé par les canons occidentaux.

    où sont les femmes ?

    http://en.wikipedia.org/wiki/List_o...
    http://en.wikipedia.org/wiki/List_o...
    http://www.edge-online.com/features...

    Utiliser les termes de l’adversaire pour définir un mouvement n’est pas forcément la meilleure marque d’objectivité.

    Excusez moi mais j’ai du mal à comprendre. Qui est l’adversaire ? 4chan ? Ils ont simplement inventé (peut-être ? Je ne suis pas sur) un terme pour définir une certaine catégorie de personnes. Je crois que l’article que j’ai mis en lien illustre assez bien le genre de gens que ce terme décrit.

    Et moi, je n’ai pas peur de le dire, oui, l’égalité est l’un des enjeux les plus importants de notre société, tous secteurs confondus.

    Mais l’égalité n’a pas besoin d’être présente partout. Les meilleurs jeux vidéos auquel j’ai joué n’avaient rien à voir avec l’égalité et n’essayaient même pas d’être inclusives ou de n’offenser personne. C’est en partie pour ça qu’on a gamergate. Y en a qui en on marre de cette "égalisation".

    Déjà, vous ne vous appuyez sur aucun élément concret pour justifier vos dires

    Mais c’est parce que je n’ai pas encore vu quelqu’un devenir misogyne à cause des jeux vidéos et pourtant je fréquente pas mal de monde qui jouent. De plus, je répondais à quelqu’un qui lui aussi pense que les jeux vidéos ne rendent pas les gens sexistes. Comme je l’ai dit un peu plus haut dans ce message, si c’est si évident que ça pour vous, prouvez moi que les jeux vidéos sont aussi horribles que vous le dites.

    si les gens ne sont pas sexistes, comment peuvent-ils accepter de produire et de consommer des œuvres sexistes ?!

    Comme pour la violence, parce que le sexe et la romance, c’est cool et que la façon dont on les représentent dans les jeux vidéos correspondent plus au fantasmes qu’a la réalité, ce qui donne parfois des résultats assez douteux mais plutôt inoffensif.

    Cela fait précisément partie de la société, hein.

    Les jeux vidéos ne sont plus le produit de la société ?

    Et il n’y a pas de "petits combats", ce sont souvent les actes et les propos les plus triviaux qui recèlent le plus de sexisme.

    Si. Le "sexisme" dans le jeu vidéo affecte bien moins les gens que les inégalité au travail, par exemple.

    ce prétendu mouvement.

    Prétendu mouvement qui à quand même aligné plusieurs articles appelant à la mort d’une identité en faveur de plus d’égalité.. Pour un mode de pensé fictif, c’est quand même pas mal du tout.

    Ensuite, faudrait vraiment arrêter avec cette expression, le "politiquement correct", qui ne reflète aucune dynamique sociétale concrète et sert juste de paravent aux discours réactionnaires.

    Mais ça represente quelque chose, c’est bien pour cela qu’on en parle. Regarder certaines des controverses dans le jeu vidéo, c’est juste ridicule. Entre ceux qui se sont énervé sur la sorcière de Dragon’s Crown ou ceux qui été choqué par le mot "trap" dans Akiba’s Trip 2, il y a clairement quelque chose.

    Mais dans ce cas, pourquoi est-ce-que c’est le fait pour un homme de sauver une femme qui est une histoire "simple", pourquoi pas l’inverse

    Oh, donc vous pensez que Mario et Peach représentent tous les membres de leurs sexe aussi ? Merveilleux.
    Pour vous répondre : c’est la princesse en détresse, l’histoire simple. Il n’y a pas besoin d’être un génie pour comprendre l’intérêt de capturer une personne d’influence, pourquoi cela est un acte méchant et pourquoi un habitant du royaume part pour sauver sa princesse. On établit d’un coup le gentil, le méchant et le but du jeu. oh, et saviez-vous qu’au cours de ses nombreuses quêtes pour sauver la princesse, Mario libérait des HOMMES qui eux aussi ont été capturés par l’infâme Bowser ? Non, bien sur, tout ce qu’il y a besoin de savoir c’est que la princesse à été capturé, on se fiche du reste de l’histoire.

    c’est que ces stéréotypes servent de justification à la discrimination, la violence et le meurtre.

    Et c’est pour ça qu’on ne devrait pas en rire ? Pourquoi ? Parce que ce n’est pas respectueux pour les victimes de ces discriminations ? En suivant cette logique, autant interdire une grosse partie des jeux vidéos puisqu’ils ne respectent pas les victimes de la guerre ou des meurtres. Et pour en revenir à l’espion russe, ce stéréotype inoffensif, en quoi est-il différent du stéréotype du français couard ou du juif manipulateur ? On réduit quelqu’un à un seul type de comportement à cause de son origine. Ca m’a l’air d’être exactement la même chose.

  • Aer Le 20 septembre 2014 à 20:20

    Mais pourquoi c’est LUI le héros ?

    Parce que ça s’appelle Super Mario.
    Si ça s’appelait Super Peach.... ah ben tiens.

  • Sfefs Le 22 septembre 2014 à 01:08

    Merci de nous montrez votre ignorance dans le domaine du jeu vidéo
    http://img1.wikia.nocookie.net/__cb...
    http://img2.wikia.nocookie.net/__cb...
    http://metalgearinformer.com/wp-con...
    http://moe.animecharactersdatabase....
    Et puis, quelque posts plus haut, vous m’avez affirmé que les femmes avait des goûts différents des hommes. Qu’est ce qui vous permet d’affirmer que les personnages virils et musclés ne plaisent pas aux femmes ? Les romans érotiques à trois sous ont toujours un type torse nue avec de gros bras et des abdos énormes. Mes sœurs apprécient Alber Combi en partie pour les modèles masculins ( https://www.google.fr/search?q=albe... ).

    Et si les "canons de virilités" des hommes étaient aussi les canons de beautés des femmes ?

    Bon, déjà, les exemples que vous citez sont issus d’une creuset culturel bien particulier, à savoir celui du Japon. Mais surtout, je ne vois vraiment pas en quoi une poignée de contre-exemple serait significative : je pourrais citer plusieurs personnages féminins assez correctement traités dans l’univers vidéo-ludique, mais ceux-ci sont une infimes minorités par rapport à leurs homologues véritablement sexistes.

    Ensuite, je n’ai jamais affirmé que les femmes avaient des "goûts différents" des hommes, j’ai juste dit que les personnages vus comme séduisants (pour les femmes hétérosexuelles) par les hommes hétérosexuels ne l’étaient en réalité que de façon très relative.

    Car les corps masculins présentés comme attractifs sont en fait majoritairement choisis, crées ou mis en scène par des hommes hétérosexuels.

    Donc la plupart des gens sont trop cons pour savoir ce qu’est un stéréotype ? Bon, ben faut croire que j’ai toujours vécu parmi l’élite intellectuel de la France, alors.

    Il est pour le moins réducteur de penser qu’il s’agit d’une question d’intelligence, concept par ailleurs très relatif. Le fait est que les gens ne sont pas éduqués à percevoir les stéréotypes, ils sont éduqués à s’y conformer.

    Oh, donc les personnages féminins sexualisé sont des messages idéologiques maintenant. A part nous montrer un canon de beauté (ce que les magazines féminins font déjà) je ne vois pas vraiment quelle est le message derrière tout ça.

    Ce n’est pas parce qu’un discours n’est pas clairement formulé en des termes grossiers qu’il n’existe pas. Non, personne (enfin, si, mais relativement peu disons) ne va dire, ou même penser, ouvertement que les femmes ne sont destinées qu’à être des objets sexuels à disposition des hommes ; mais ce n’est pas pour autant que cette idée est communément (et plus ou moins inconsciemment) partagée par la gente masculine, voir féminine.

    Par ailleurs, un "canon de beauté" n’a justement rien d’innocent en cela qu’il constitue, comme son nom l’indique, une norme. Et quiconque ne se conforme pas à cette norme risque le rejet et l’exclusion. Et si la presse dite "féminine" ne crée pas de toute pièce ces normes, elle participe en tout cas à leur perpétuation. Enfin, les canons esthétiques féminins ne sont pas destinés à plaire aux femmes mêmes, mais bien aux hommes.

    Bien. Voyons voir cette réciprocité. La violence dans le monde augmente-elle ? Idem pour le sexisme, depuis l’arrivé de ces horribles jeux vidéos misogynes, je suis sur que de nombreux gens influençable se sont mis à détester les femmes.

    Oh non, ils ne sont pas mis, c’est la société toute entière qui leur inculque la misogynie. Mais ce qui est sûr, c’est que ce n’est du coup pas en jouant aux jeux vidéos que celle-ci va disparaitre.

    Et ? Hollywood sort des films pour américain, pas pour des français ou des Estoniens.

    Le cinéma états-unien a ceci de particulier que sa porté est mondiale et les repères culturels états-uniens sont donc actuellement ancrés dans toutes les cultures de par le monde. On appelle ça le Soft Power, justement, la "force douce", une arme diplomatique et idéologique qui a pour effet d’étendre l’influence états-unienne partout à l’étranger.

    C’est précisément pour cela que le cinéma hollywoodien, si friand des remakes, ne fait que rarement lui-même l’objet de remakes étrangers, parce que les codes culturels états-uniens sont immédiatement compréhensibles par tous.

    En tant que fan d’anime et de mangas, je peux vous affirmer que c’est faux. Les japs et les amérlocs ont des produits culturels énormément différent. On retrouve certains points communs, c’est vrai, mais ils ne sont pas assez suffisant pour affirmer que les productions culturelles japonaises sont fortement influencé par les canons occidentaux.

    Parler de l’influence culturelle états-unienne ne signifie pas que celle-ci est prépondérante. Il ne fait aucun doute que la culture japonaise est fondamentalement différente de la culture états-unienne, mais le fait est qu’elles partagent toutes deux de nombreux points communs. Rappelons tout de même que le Japon fait partie du giron états-unien depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

    http://en.wikipedia.org/wiki/List_o...
    http://en.wikipedia.org/wiki/List_o...
    http://www.edge-online.com/features...

    Encore une fois, je ne dis pas qu’il n’existe aucune auteure femme, je dis justes qu’elles sont beaucoup moins nombreuses, ou, tout du moins, beaucoup moins reconnues que leurs homologues masculins.

    Excusez moi mais j’ai du mal à comprendre. Qui est l’adversaire ? 4chan ? Ils ont simplement inventé (peut-être ? Je ne suis pas sur) un terme pour définir une certaine catégorie de personnes. Je crois que l’article que j’ai mis en lien illustre assez bien le genre de gens que ce terme décrit.

    Le terme "SJW" est uniquement utilité par les tenants du gamergate pour qualifier (et par là-même disqualifier) tous leurs "adversaires", alors même que ceux-ci ne forment pas, jusqu’à preuve du contraire, une masse uniforme.

    Mais l’égalité n’a pas besoin d’être présente partout. Les meilleurs jeux vidéos auquel j’ai joué n’avaient rien à voir avec l’égalité et n’essayaient même pas d’être inclusives ou de n’offenser personne. C’est en partie pour ça qu’on a gamergate. Y en a qui en on marre de cette "égalisation".

    Mais justement, l’égalité, c’est de ne faire aucun différence dans le traitement d’un personnage selon qu’il soit masculin ou féminin. Introduire plus d’égalité dans une œuvre ne signifie pas en altérer le contenu ou le message ! L’égalité n’est pas un concept abstrait que l’on essaie d’introduire de force dans le domaine culturel, c’est un état de fait qui devrait déjà être présent dans ce même domaine culturel. Si l’on se conforme véritablement à ce principe, un personnage donné peut indifféremment être un homme ou une femme sans que cela affecte le rôle qu’il joue dans l’histoire. La fausse égalité, plus répandue, consiste, elle, à insérer un nombre réduit de personnage dont le genre, la couleur de peau ou l’orientation sexuelle, définit sa personnalité, ce qui est essentialiste.

    Comme pour la violence, parce que le sexe et la romance, c’est cool et que la façon dont on les représentent dans les jeux vidéos correspondent plus au fantasmes qu’a la réalité, ce qui donne parfois des résultats assez douteux mais plutôt inoffensif.

    Sauf que le sexe et la romance n’ont rien à voir avec le sexisme ! Supprimer les représentations misogynes au sein des jeux vidéos ne signifie pas en ôter l’amour et la sexualité !

    Si. Le "sexisme" dans le jeu vidéo affecte bien moins les gens que les inégalité au travail, par exemple.

    Les féministes réfutent précisément cette doctrine de hiérarchie des luttes : pourquoi ne pourrait-on pas lutter à la fois contre les inégalités de salaires et le sexisme dans les jeux vidéos ? Franchement ? Par ailleurs, il est facile pour vous, homme, d’affirmer péremptoirement qu’une forme de sexisme affecte plus les femmes que d’autres. On appelle ça du mansplaining (désolé pour ce barbarisme).

    Prétendu mouvement qui à quand même aligné plusieurs articles appelant à la mort d’une identité en faveur de plus d’égalité.. Pour un mode de pensé fictif, c’est quand même pas mal du tout.

    Pas compris.

    Oh, donc vous pensez que Mario et Peach représentent tous les membres de leurs sexe aussi ? Merveilleux.
    Pour vous répondre : c’est la princesse en détresse, l’histoire simple. Il n’y a pas besoin d’être un génie pour comprendre l’intérêt de capturer une personne d’influence, pourquoi cela est un acte méchant et pourquoi un habitant du royaume part pour sauver sa princesse. On établit d’un coup le gentil, le méchant et le but du jeu. oh, et saviez-vous qu’au cours de ses nombreuses quêtes pour sauver la princesse, Mario libérait des HOMMES qui eux aussi ont été capturés par l’infâme Bowser ? Non, bien sur, tout ce qu’il y a besoin de savoir c’est que la princesse à été capturé, on se fiche du reste de l’histoire.

    Attention à ne pas confondre sexe et genre, l’un est d’origine biologique, le second est une construction sociale. Par ailleurs, vous ne répondez pas à ma question, à savoir pourquoi c’est le sauvetage de la princesse (et non du prince, par exemple) qui constitue une histoire "simple". En gardant à l’esprit que SuperMario n’est que le dernier d’une longue série d’œuvre à utiliser ce trope.

    Et c’est pour ça qu’on ne devrait pas en rire ? Pourquoi ? Parce que ce n’est pas respectueux pour les victimes de ces discriminations ? En suivant cette logique, autant interdire une grosse partie des jeux vidéos puisqu’ils ne respectent pas les victimes de la guerre ou des meurtres. Et pour en revenir à l’espion russe, ce stéréotype inoffensif, en quoi est-il différent du stéréotype du français couard ou du juif manipulateur ? On réduit quelqu’un à un seul type de comportement à cause de son origine. Ca m’a l’air d’être exactement la même chose.

    Il y a une différence fondamentale entre rire des discriminateurs et rire des discriminations ou des discriminés. Or, la majeure partie de l’humour "politiquement incorrect" ne consiste en réalité qu’à se moquer des victimes. Je confirme en tout cas que la représentation de la guerre au sein des jeux vidéos, dans CoD, par exemple, est problématique. Enfin, je rappellerais qu’à l’inverse des juifs, ni les français ni les russes ne subissent véritablement d’oppression. C’est comme comparer racisme et "racisme anti-blanc" : dans le premier cas, nous avons une oppression systémique exercée par les dominants, dans le second, nous avons une oppression ponctuelle exercée par des dominés, souvent en réaction au premier.

  • Le 22 septembre 2014 à 10:02

    A force de voir des clichés, on apprend à les reconnaître et à les voir comme telle. On ne se met pas à les prendre pour la vérité.

    Heu... La propagande inversée ? C’est un concept ? Vous, vous n’avez pas lu "1984".
    Quand on répète sans cesse les mêmes choses, les gens finissent par y croire.
    Pourquoi on se taperait des dizaines d’heures de publicités par jour sinon ?
    Pourquoi les médias et les politiques sont comme cul et chemise quand il s’agit de rabâcher le même message ? Je concède que parfois ça ne passe pas (referendum européen) mais la plupart du temps ça fonctionne.
    Cf Noam Chomsky, Edward Bernays, ...

  • HN Le 22 septembre 2014 à 10:21

    Il ne faut donc pas s’étonner que les SJW soient vu par certains comme des parasites à purger à la première occasion possible.

    Et ben, ça fait rêver votre vision du débat. Comme je l’ai dit précédemment, si ce n’est déjà fait, lisez "1984"... Ou un livre d’histoire, manière de se remémorer ce qu’est une purge.

    Par ailleurs, tous ces exemples de jeux qui datent de Mathusalem sont bien trouvés (Mario, Pacman, Tetris... pourquoi pas Centipede ou Asteroid tant qu’on y est ?).
    Vous êtes resté bloqué à une époque ou c’est pour masquer l’incroyable évolution technologique de ces dernières années ?
    C’est justement parce que maintenant on peut réaliser des jeux vidéos extrêmement réalistes qu’on parle de tout ça, vous le réalisez au moins ?

  • Sfefs Le 22 septembre 2014 à 19:49

    Ce n’est pas parce qu’un discours n’est pas clairement formulé en des termes grossiers qu’il n’existe pas. Non, personne (enfin, si, mais relativement peu disons) ne va dire, ou même penser, ouvertement que les femmes ne sont destinées qu’à être des objets sexuels à disposition des hommes ; mais cela n’empêche pas pour autant cette idée d’être communément (et plus ou moins inconsciemment) admise par la gente masculine, voir féminine.

    Correction.

  • Janno Le 23 septembre 2014 à 23:37

    Bon, déjà, les exemples que vous citez sont issus d’une creuset culturel bien particulier, à savoir celui du Japon. Mais surtout, je ne vois vraiment pas en quoi une poignée de contre-exemple serait significative :

    Mais d’après vous la production culturel du grand homme blanc est suprême et "influence fortement" toute les autres. Donc, si je suis bien votre logique, les jeux japonais ont quand même des hommes sexualisés malgré le fait qu’ils ne soient qu’une dérivation de la culture la plus oppressive du monde. Ça reste un bon exemple, je trouve. Aussi, vous venez juste de changez le niveau de sexisme que les jeux vidéo contiennent. Vous affirmez que les hommes ne sont jamais sexualisé et maintenant "une poignée de contre-exemple" (contre exemple qu’on peut trouvez par douzaines sans aucun problèmes) existent ?

    je pourrais citer plusieurs personnages féminins assez correctement traités dans l’univers vidéo-ludique, mais ceux-ci sont une infimes minorités par rapport à leurs homologues véritablement sexistes.

    J’ai vu plus de personnages féminins correcte que sexistes. En comptant seulement les jeux auquel je suis en train de joué en ce moment :
    - Tous les personnages de Touhou 6 (soit 9 filles)
    - Tout ceux d’eXceed 3 aussi (soit 7 filles)
    - Les NPCs féminins et deux des antagonistes d’Etrian Odyssey 3 (soit 8 femmes. Les protagonistes sont de simples avatar sans personnalités)
    - Les personnages féminins de Super Robot Wars OG et son nombres de personnages ridicules (15 je ne suis pas sur)
    - Ceux de Rune Factory 3 (16 femmes en tout)
    Pour 5 jeux on a 55 personnages féminins qui ont leur propre personnalités et motivations et qui ne sont pas vue comme des sex-toys sur patte. Même celle qui sont à moitié à poil (Seulement deux personnages d’eXceed si je ne me trompe pas) sont visuellement cohérente avec le reste de leur personnage. Pouvez-vous me citer autant de personnages féminins sexistes ?

    Il est pour le moins réducteur de penser qu’il s’agit d’une question d’intelligence, concept par ailleurs très relatif. Le fait est que les gens ne sont pas éduqués à percevoir les stéréotypes, ils sont éduqués à s’y conformer.

    Mais c’est une question d’intelligence. On s’aperçoit tout seul qu’il y a certains schéma qui se répètent dans les histoires et que la plupart d’entre eux ne correspondent pas à la réalité, pour peu qu’on s’intéresse aux histoires et que l’on est une vie social à peu près normal, bien sur. A 8 ans, je me souviens que j’essayais de comprendre les histoires des jeux en anglais ou japonais en repérant les stéréotypes (ou trope comme vous voulez) que je connaissais. L’avantage de ces stéréotypes c’est que c’est un langage quasi-universel extrêmement facile à comprendre. Si je dis "empire contre rebelles", tout le monde va savoir que l’empire est le camp des méchants et que les rebelles sont les gentils. Ça évite d’avoir à trop élaborer.

    mais ce n’est pas pour autant que cette idée est communément (et plus ou moins inconsciemment) partagée par la gente masculine, voir féminine.

    Vous n’avez aucune preuve que c’est le cas. Les hommes aiment sexualisé les femmes, c’est vrai, mais de la à les déshumaniser y a quand même un gouffre.

    Par ailleurs, un "canon de beauté" n’a justement rien d’innocent en cela qu’il constitue, comme son nom l’indique, une norme. Et quiconque ne se conforme pas à cette norme risque le rejet et l’exclusion.

    Ben, si vous considérez les canons comme étant une mauvaise chose, pourquoi ne pas taper aussi sur les canons de virilité ? C’est parce que ce sont des normes masculines et que l’homme, dominant comme il l’est ne peut pas être oppressé ? Dans ce cas, comment expliquer le fait que tapette ou fillette soit des insultes qui sont surtout utilisé contre les hommes qui manquent de "virilité" ?
    Et puis, d’abord, en quoi est-ce mal une norme ? Si vous considérez tout ce qui cause le rejet et l’exclusion comme étant quelque chose à éliminer, vous risquez de ne jamais être satisfait. Les normes servent à nous souder en tant que société. La plupart des gens ont des valeurs ou des goûts commun et c’est en partie ce qui permet de maintenir la société en marche. Sinon, ce serait vite le bazar.

    Enfin, les canons esthétiques féminins ne sont pas destinés à plaire aux femmes mêmes, mais bien aux hommes.

    C’est ridicule. Une bonne partie des hommes et des femmes aiment correspondre à leurs canons esthétiques. On se sent beau et on a fait des efforts pour arriver à ce résultat. Je m’en fiche un peu mais je peux voir pourquoi se faire beau plait à certain.

    Oh non, ils ne sont pas mis, c’est la société toute entière qui leur inculque la misogynie.

    Je le savais, c’est un complot Illuminati ! Les salauds ! Ils ne veulent pas nous laisser voir la vérité ! Ils nous controooolent !

    Mais ce qui est sûr, c’est que ce n’est du coup pas en jouant aux jeux vidéos que celle-ci va disparaitre.

    C’est pas en jouant au jeu vidéo qu’on risque d’accomplir quoi que ce soit.

    Le cinéma états-unien a ceci de particulier que sa porté est mondiale et les repères culturels états-uniens sont donc actuellement ancrés dans toutes les cultures de par le monde. On appelle ça le Soft Power, justement, la "force douce", une arme diplomatique et idéologique qui a pour effet d’étendre l’influence états-unienne partout à l’étranger.

    C’est juste qu’ils racontent des histoires pas trop compliquées, ou la cohérence du scénario est souvent sacrifié au profit de l’action, avec des valeurs et du symbolisme simple. Ce sont les grosses explosions qui font vendre, pas la vue du film sur la liberté ou la politique actuelle. Les films que passent votre salle de ciné local devraient vous le confirmer.

    C’est précisément pour cela que le cinéma hollywoodien, si friand des remakes, ne fait que rarement lui-même l’objet de remakes étrangers, parce que les codes culturels états-uniens sont immédiatement compréhensibles par tous.

    Je dois avouer que je ne connais pas grand chose au cinéma donc arrêtez-moi si je dis une bêtise, mais n’est-ce pas principalement hollywood qui est friand de remake ? Dans ce cas, c’est exactement la meme chose que pour l’industrie du jeu vidéo. Les grands réchauffent une vieille formule qui a eu son sucée, modifie deux-trois trucs et puis ils la mettent sur le marché. Y a rien d’étonnant à ça, c’est juste un bon moyen de se faire de l’argent sans trop de risques. Ca n’a pas grand chose avec la culture d’un pays.

    Le terme "SJW" est uniquement utilité par les tenants du gamergate pour qualifier (et par là-même disqualifier) tous leurs "adversaires", alors même que ceux-ci ne forment pas, jusqu’à preuve du contraire, une masse uniforme.

    J’ai vu le terme utilisé de nombreuses fois sur 4chan bien avant le Gamergate. Et il sert toujours à décrire le genre de personne qui veut censurer l’indécence à tout prix, qu’importe si l’indécence n’est même pas offensive. Je pense avoir donné un exemple de ce que je voulais dire avec la preview du Forbidden Magna.
    Enfin, je vois ce que vous voulez dire et je suis en partie d’accord.
    Ceci dit, l’équivalent de SJW semble être 4chan, ce qui la aussi stupide car une simple visite sur la page d’accueil (ou sur l’une des boards) suffit à comprendre que les gens qui postent là bas ne sont pas que des misogynes en puissances.

    L’égalité n’est pas un concept abstrait que l’on essaie d’introduire de force dans le domaine culturel, c’est un état de fait qui devrait déjà être présent dans ce même domaine culturel.

    Non. Nous ne sommes pas égaux en termes de capacité ou de comportement. Un autiste, par exemple, n’aura pas les même capacités et le même comportement que quelqu’un de "normal". Hommes et femmes se comportent différemment car biologiquement ils sont différent. Je suis dans une école d’ingénieur et pourtant il n’y a que 3 filles pour une trentaines de garçons environs. Pourquoi ? Parce que l’ingénierie n’est pas un domaine qui intéresse les femmes. Pareille pour le jeu vidéo. Les femmes s’intéresse moins au jeux "hardcore" que les hommes. D’où la sexualisation des femmes dans ce genre de jeu. Les hommes aiment bien ça après tout. Et puis, ou est le mal ?
    La reproduction se passe de telle manière que la diversité est encouragé et cela chez la grande majorité des espèces vivantes. Et cette diversité donne lieu à des inégalités. Si on part du principe que l’art s’inspire de la vie, alors il y aura des inégalités dans l’art.

    Si l’on se conforme véritablement à ce principe, un personnage donné peut indifféremment être un homme ou une femme sans que cela affecte le rôle qu’il joue dans l’histoire.

    Dans ce cas, autant créer ces personnages en fonction de ses préférences esthétiques. Du coup si je préfère ne mettre que des hommes ou des femmes dans mon jeu, il n’y aura pas de problème, non ?
    Enfin, de toute façon je ne suis pas d’accord avec ce principe. Dans certaines histoires, certains rôles doivent être joué par un certain genre.

    Sauf que le sexe et la romance n’ont rien à voir avec le sexisme !

    Si. Prenez mes bon vieux amis, les romans romantiques à trois sous : https://www.google.fr/search?q=stup...
    Voyez comme dans pas mal de cas, la femme à l’air soumise, correspond au "canons de beautés" tandis que l’homme rentre pile poil dans les "canons de virilités" et à l’air d’être le dominant ? Et pourtant, c’est destiné à des femmes.
    Certains stéréotypes sexistes peuvent faire partie d’un fantasme, ou alors on peut juste trouver ça cool. C’est pas pour ça que l’on va essayer de le reproduire dans la réalité.

    pourquoi ne pourrait-on pas lutter à la fois contre les inégalités de salaires et le sexisme dans les jeux vidéos ? Franchement ?

    Hu. Vous avez un point je pense. Ceci dit, le temps passé à écrire ces messages et à se battre pour une cause pas si importante que ça pourrait être employé ailleurs. Et moi je pourrais aller jouer à mes jeux au lieu de taper des pavés sur l’Internet. Mais qu’est ce que ma vie est devenue ?

    Par ailleurs, il est facile pour vous, homme, d’affirmer péremptoirement qu’une forme de sexisme affecte plus les femmes que d’autres.

    C’est juste du bon sens. Entre les harcèlements au travail et des personnages fictifs au gros seins, je pense que le plus dangereux pour la femme est clair.

    Par ailleurs, vous ne répondez pas à ma question, à savoir pourquoi c’est le sauvetage de la princesse (et non du prince, par exemple) qui constitue une histoire "simple".

    Parce que le sauvetage de quelqu’un vue comme vulnérable (désolé mais les princesses réels n’avait pas vraiment de pouvoir) et qui a une raison de se faire enlever et de se faire sauver EST simple. De toute façon, Mario utilise le bon vieux cliché du kidnapping à n’importe quelle sauce parce que ça permet une histoire simple. En plus de la princesse, des rois et des princes se sont aussi fait enlever et secourir dans Mario. Et Mario les sauve parce que c’est lui le héro. Pas parce que c’est un homme.

    Or, la majeure partie de l’humour "politiquement incorrect" ne consiste en réalité qu’à se moquer des victimes.

    Et ? C’est drôle parce que c’est tabou. C’es tout.

    dans le premier cas, nous avons une oppression systémique exercée par les dominants, dans le second, nous avons une oppression ponctuelle exercée par des dominés, souvent en réaction au premier.

    Une oppression systématique, carrément ? Donc le blanc est naturellement raciste ? Merci bien.
    Une question par contre. Si on est égaux, pourquoi est-ce que seul l’homme blanc est vilain tandis que les minorités sont innocentes ? L’histoire nous a montré plusieurs fois que l’homme n’aime pas les gens différents (l’indépendance de l’Inde fut un sacré boxon) ou que du moment qu’il y a du pouvoir à la clé, les scrupules pouvaient passer à la trappe (les noirs vendaient d’autre noirs en esclavage)

    Heu... La propagande inversée ? C’est un concept ? Vous, vous n’avez pas lu "1984"

    Enfin, dans notre société on peut quand même allez à l’encontre de l’opinion des autres sans avoir peur pour sa vie. La surveillance constante des gens est l’une des raisons pour laquelle ils acceptent la vérité sans discuter, sinon c’est un coup de botte sur la face. Le fait que les pays avec lesquelles leur société a toujours été en guerre change constamment en est une preuve. Et puis je crois me souvenir que dans l’archipel du Goulag, l’auteur, un russe ayant vécu sous le régime communiste, dit que le climat est très important pour faire accepter sa propagande et que les gens sont plus enclins à croire certaine choses dans un certain état d’esprit.

    Enfin, pour la publicité, c’est surtout histoire de rendre son produit visible. Tu ne va pas soudainement croire que c’est le meilleur produit du monde mais la prochaine fois que tu ira faire les courses et que tu hésitera entre le produit que tu a vu à la télé et celui qui t’es inconnu, tu aura plus de chance de choisir le produit que tu connais déjà.

    Pour la politique, j’avouerais mon ignorance totale sur le sujet.

    Par ailleurs, tous ces exemples de jeux qui datent de Mathusalem sont bien trouvés

    J’ai simplement utilisé Tetris et Pacman pour dire qu’il y avait des jeux sans aucun messages. J’aurais très bien pu utiliser Candy Crush ou Fruit Ninja.

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