Fonds marins

Crusader Kings II, Sword of Islam

La décadence

L’idée de décadence a longtemps structuré une certaine vision de l’histoire. On a par exemple voulu expliquer le démantèlement de l’Empire romain, au cours du Ve siècle, par un affaissement des valeurs morales et de la pugnacité des Romains face à l’inaltérable vigueur des peuples germaniques.

Une telle vision existe déjà dans La Germanie de Tacite [1], qui exalte la vertu quelque peu fantasmée des « barbares » pour mieux dénoncer, en miroir, ce qu’il perçoit comme un déclin des mœurs de ses concitoyens. Cette vision est toujours sensible au XVIIIe siècle, sous la plume d’Edward Gibbon, auteur d’une monumentale histoire du déclin et de la chute de Rome [2]. Depuis, l’image d’une aristocratie romaine vautrée dans les excès et indifférente à l’effondrement de son monde reste tenace, bien qu’elle soit battue en brèche depuis plusieurs décennies par des historiens qui ne se satisfont plus d’expliquer les bouleversements institutionnels sur la base de jugements moraux.

Thomas Couture, Romains de la décadence, 1847

Dans Crusader Kings II, l’idée de décadence tient pourtant une place importante. Elle hérite d’ailleurs d’une esthétique ancienne puisque l’icône qui la représente est une grappe de raisin. C’est déjà une manière un peu facile de faire découler le déclin politique du manque de vertu des élites, en suggérant le relâchement moral de dirigeants avilis par l’abus de vin.

En termes de gameplay, la décadence se présente sous la forme d’un trait de caractère que seuls les dignitaires musulmans, curieusement, peuvent développer. Si l’apparition de ce trait est facilitée par l’existence de vices antérieurs chez le personnage, elle est en fait surtout la conséquence de l’inactivité politique de celui-ci : la décadence se manifeste en effet généralement lorsque l’individu ne dispose d’aucun domaine à gérer. A mesure que le temps s’écoule, chaque personnage décadent contribue de surcroît à alimenter un pourcentage de décadence commun à l’ensemble de sa dynastie.

Ce phénomène peut rapidement mettre en péril un royaume islamique puisque tout autre dignitaire musulman dispose automatiquement du droit d’envahir les terres d’un coreligionnaire décadent. Dans le même temps, un pourcentage de décadence dynastique trop élevé se traduit en pénalités appliquées aux revenus du domaine et au moral des troupes. A terme, la décadence peut même provoquer l’apparition, au sein du royaume, d’une tribu nomade hostile, autorisée à subjuguer l’ensemble du pays par les armes.

Il s’avère donc nécessaire de veiller à maintenir un rythme de conquêtes satisfaisant afin de pouvoir attribuer des terres à chaque membre de la dynastie, car c’est le moyen le plus efficace de contenir la décadence. D’autres outils sont malgré tout mis à la disposition du joueur pour enrayer le phénomène : il peut par exemple intervenir auprès d’un parent décadent pour l’enjoindre au redressement moral ou pour au contraire prononcer son excommunication (takfîr dans l’islam) ; il peut également s’astreindre au jeûne de Ramadan ou s’impliquer dans une guerre sainte. Dans tous les cas, c’est en faisant preuve de piété et en tenant l’immoralité à distance que l’on se préserve des tourments politiques.

S’il est tout à fait légitime de prendre en compte l’impact de la morale religieuse ou des jugements moraux interpersonnels dans la pratique politique — ce que Crusader Kings II fait très bien, comme nous avions déjà pu le remarquer — il est plus délicat de rattacher, à ce point, le déclin politique au manque de vertu. On ne risque en effet pas grand chose à affirmer que le maintien au faîte du pouvoir ne découle pas forcément d’une exemplarité morale.

Ce mécanisme de décadence, inspiré par une vision quelque peu romantique de l’essor et de la chute des empires voire par une vision fantasmée de l’Orient musulman, est d’autant plus curieux qu’il ne concerne pas d’autres civilisations que l’Islam : un seigneur chrétien ou hindou ne peut pas en souffrir en jeu, même si le système des traits de caractère peut lui attribuer une large panoplie de vices qui le pénaliseront d’une autre manière. On est donc conduit à se questionner sur la raison de ce déséquilibre, sans vraiment douter du fait qu’il ne soit en rien gratuit. Ce serait en effet mal connaître la grand strategy à la Paradox que d’ignorer que l’on cherche, via le concept de décadence, à rendre compte d’une réalité historique, tout en veillant à équilibrer le gameplay.

Il faut tout d’abord comprendre que les dynasties musulmanes disposent, en début de partie, d’un avantage sur les autres. Le mode de transmission de leur patrimoine suit une logique stricte et immuable : le fils le plus puissant hérite de l’intégralité des titres de son père, ce qui contribue largement au maintien de la cohésion territoriale des royaumes islamiques à travers les générations. A haute époque, les autres civilisations se voient à l’inverse contraintes de mettre en place de difficiles stratégies à long terme pour enfin être en mesure d’imposer la primogéniture, qui limite le morcellement et facilite la suite de la partie. Dans ces circonstances, il semble que le mécanisme de décadence permette de contrebalancer l’avantage des dynasties musulmanes en les soumettant à un facteur d’instabilité qui leur est propre.

Sur le plan de la retranscription historique, le but est aussi, sans doute, de reproduire le phénomène de reflux soudain de la civilisation islamique, dès le IXe siècle, après son expansion fulgurante aux VIIe-VIIIe siècles. Les conquêtes s’arrêtent, les guerre intestines qui ont pour objet la succession du prophète se multiplient, l’Empire se morcèle en dynasties concurrentes, divisées sur le plan politique et religieux, parfois même sur le plan ethnique. Dans Crusader Kings II, le mécanisme de décadence parvient effectivement à retranscrire les implications de cette désunion car il perturbe la capacité du joueur à assurer la stabilité de son empire dès lors que sa dynastie s’accroît plus vite que le nombre de territoires disponibles : la bonne santé d’un royaume musulman se trouve de fait étroitement liée par le jeu à la régularité de ses conquêtes, tandis que les autres souverains peuvent plus facilement prospérer sans s’étendre.

Sans le vouloir vraiment, un tel mécanisme valide donc l’idée, un peu facile, d’un lien mécanique entre le dynamisme politique ou militaire d’un royaume et la droiture morale de sa population. Indirectement, le jeu donne du crédit à l’idée selon laquelle l’Empire arabo-musulman aurait reculé au moment où la vertu de ses élites aurait décliné, suivant un schéma parfois employé pour expliquer la chute de Rome.

On pourrait dès lors se dire que les principes qui sous-tendent ce mécanisme de décadence trahissent l’usage un peu maladroit, par Paradox, d’un lieu commun historiographique occidental pour retranscrire l’histoire de l’Islam médiéval. En réalité, une semblable idée de décadence apparaît dès le XIVe siècle sous la plume d’un savant musulman de Tunis : Ibn Khaldûn.

Ibn Khaldûn sur un billet de 10 dinars tunisiens

Ibn Khaldûn est un philosophe, historien et géographe, qui a longuement travaillé à proposer une philosophie de l’histoire articulée autour d’une lecture très singulière du cours des événements. Dans son grand ouvrage, le Kitâb al-ʿIbar [3], et surtout dans le tome préliminaire, la Muqaddima [4], il s’attache dans un premier temps à diviser le globe en espaces de sédentarité et en espaces de « bédouinité » [5], puis cherche à démontrer que l’histoire universelle peut être résumée à une succession de conquêtes des territoires sédentaires par les populations bédouines. Une fois au pouvoir, ces bédouins deviennent les sédentaires, les dépositaires de l’État, mais amollis par leur accès au confort matériel, ils perdent leurs vertus morales et guerrières dans le processus, au point de se voir à leur tour submergés par une nouvelle conquête bédouine [6]. Malgré les défauts du schéma explicatif d’Ibn Khaldûn, qui ne se détache jamais complètement d’un paradigme classique dans lequel toute déconfiture est perçue comme la conséquence d’un délabrement moral, ce travail conserve une immense valeur de par la modernité de sa méthode, puisqu’il prétend fonder l’histoire sur une étude rationnelle des faits, et de par l’ampleur des réflexions qu’il propose sur la politique, l’économie et la sociologie du monde musulman au Moyen Âge.

En comparant les grandes lignes du schéma d’Ibn Khaldûn avec les événements qui se déclenchent dans Crusader Kings II quand une dynastie musulmane sombre dans la décadence, on est tout de suite frappé par les similitudes. Si le jeu se raccroche ainsi à une lecture discutable de l’histoire, force est de constater que cette lecture n’est cependant pas totalement étrangère au monde musulman, contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord. Au bout du compte, il ne s’agit peut-être pas tant de s’interroger sur les raisons qui ont poussé des développeurs occidentaux à intégrer la notion de décadence au sein de leur représentation de l’Islam médiéval, mais plutôt de se demander pourquoi, en des lieux si éloignés par l’espace et le temps, on a si souvent peiné à expliquer les mutations politiques et sociales autrement que par l’idée d’un déclin civilisationnel et moral. Une question qui dépasse en grande partie le cadre de l’analyse vidéoludique, mais qui met en évidence, si cela était encore nécessaire, le fait qu’un jeu vidéo ne peut pas être appréhendé comme une production coupée de son environnement culturel.

Notes

[1] Tacite, La Germanie, éd. et trad. Patrick Voisin, Paris, Arléa, 2011.

[2] Edward Gibbon, Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain, trad. F. Guizot, éd. M. Baridon, Paris, R. Laffont, 1983-2000, 2 vol.

[3] Le Livre des exemples, rédigé entre 1375 et 1378, alors que l’Afrique du Nord se trouve divisée entre plusieurs dynasties concurrentes.

[4] L’Introduction. Pour une analyse de la pensée développée par Ibn Khaldûn dans cette œuvre, se reporter à : Gabriel Martinez-Gros, Ibn Khaldûn et les sept vies de l’Islam, Arles, Actes Sud, 2006.

[5] Chez Ibn Khaldûn, la notion de bédouinité ne se rapporte pas à une ethnie en particulier. C’est un « état de civilisation » qui ne se confond pas tout à fait avec le nomadisme. La distinction entre bédouins et sédentaires s’opère en réalité au niveau de la nature de leurs activités économiques : là où le bédouin ne produit que le nécessaire vital, le sédentaire produit du surplus, du superflu, qu’il s’agisse de biens de luxe ou d’œuvres littéraires. Cette définition établit ainsi le sédentaire comme un citadin et le bédouin comme un rural. (G. Martinez-Gros, op. cit., p. 56-57.)

[6] Ce qui cause l’affaiblissement inéluctable des sédentaires selon Ibn Khaldûn, c’est à la fois la division du travail, qui rend chaque artisan plus efficace dans sa tâche mais détourne les hommes de la pratique guerrière, et la pacification assurée par l’État monarchique, qui favorise le commerce et la prospérité économique mais désarme les populations administrées, les rendant vulnérables à la conquête. Les sédentaires souffrent également d’un manque de cohésion sociale, car leur monde engendre un déclin systématique de la religion, du courage, de l’honnêteté, de la générosité et de la solidarité, autant de valeurs que les bédouins développent par nécessité, face aux difficultés de leur existence, et qui alimentent leur vigueur martiale. (G. Martinez-Gros, op. cit., p. 58-59, 61, 65, 69, 81 et 85.)

Il y a 7 Messages de forum pour "La décadence"
  • Laurent Braud Le 14 mars à 21:14

    En somme, un processus (pseudo-)darwinien semble parfaitement adapté à la fois dans un modèle simple comme celui d’un jeu vidéo, et pour expliquer un peu rapidement des évènements bien trop complexes pour être résumés.

    Merci pour la leçon historique. Une remarque :

    Les conquêtes s’arrêtent, les guerre intestines qui ont pour objet la succession du prophète se multiplient, l’Empire se morcèle en dynasties concurrentes, divisées sur le plan politique et religieux, parfois même sur le plan ethnique.

    N’est-ce contradictoire avec l’interprétation qu’en fait CK2, où

    le fils le plus puissant hérite de l’intégralité des titres de son père, ce qui contribue largement au maintien de la cohésion territoriale des royaumes islamiques à travers les générations

    Il est vrai qu’on n’est pas à un Paradox près ...

  • Martin Lefebvre Le 14 mars à 22:06

    C’est comme d’habitude super intéressant Maxence !

    Quand j’y repense, il me semble — je ne sais plus où j’avais lu ça, en interview ? — que justement le but du mécanisme était de rendre compte de la succession des dynasties, selon le modèle de la bédouinisation que tu évoques : les dynasties installées ne perdurent pas mais sont remplacées par d’autres éléments plus combatifs.

    Je ne sais plus si Ibn Khaldun était expressément cité, il faut que j’essaye de retrouver où j’avais lu ça.

    Edit : j’ai retrouvé, c’est dans une interview de Henrik Fåhraeus sur Rock Paper Shotgun : https://www.rockpapershotgun.com/20...

  • Maxence Bidu Le 17 mars à 11:39

    @Laurent : c’est une bonne question !
    J’ai hésité à aborder le sujet dans le texte et j’ai renoncé par peur de me disperser. J’ai eu beaucoup de mal à formuler une réponse claire à ton commentaire. Je voulais d’abord proposer un résumé de l’histoire de l’Islam médiéval, avec sa succession de califats grignotés par de multiples sultanats et émirats*, mais c’était trop long. J’ai donc essayé de faire plus direct.

    A y réfléchir, il n’y a pas forcément de contradiction puisqu’il s’agit en fait de deux domaines distincts, qui ne sont pas soumis aux mêmes forces :
    - Dans l’un des cas, il est question du mode de transmission des terres au sein de la dynastie régnante, laquelle cherche (dans la réalité comme dans le jeu) à préserver l’intégrité territoriale et l’unicité du leadership.
    - Dans le second cas, il est question des appétits de dynasties rivales, qui cherchent à accaparer le contrôle de territoires, aux dépens de la dynastie régnante, et qui contribuent ce faisant au morcellement de l’empire.

    Il y a donc bien coexistence de deux forces contradictoires : dans la réalité comme dans le jeu, le but des dynasties souveraines est de préserver la cohésion de l’empire, au profit d’un héritier, mais elles se confrontent aux ambitions de dynastie concurrentes qui provoquent un éclatement de cet empire.
    Dans le jeu, le premier phénomène est retranscrit via les lois de succession, le second est retranscrit par le mécanisme de décadence.

    Et effectivement, dans la réalité, ce qui a fait éclater l’empire musulman, c’est moins la compétition entre les membres d’une même dynastie que la compétition entre des dynasties concurrentes (c’est la différence avec l’empire carolingien, par exemple, qui se retrouve partagé entre les trois petits-fils de Charlemagne).
    C’est cette compétition entre dynasties qui conduit à l’émergence et à la disparition rapides d’émirats et de sultanats d’un bout à l’autre du monde musulman, ce que les développeurs ont voulu simuler avec la décadence.

    Cela ne signifie pas que la compétition entre membres d’une même dynastie n’existait pas dans l’Islam médiéval, mais ce n’est pas vraiment celle-ci qui a provoqué le morcellement de l’Empire. Cette compétition a certes donné lieu à des affrontements entre frères, entre cousins, entre oncles et neveux, mais il en ressortait un vainqueur, qui finissait par rapidement rassembler l’ensemble de l’héritage (du moins, tout ce qui n’avait pas été grignoté par une dynastie concurrente).
    Dans le jeu, il me semble que cette compétition entre les membres d’une même dynastie est elle-aussi retranscrite, et ce malgré le système de succession « islamique » qui préserve la cohésion en transmettant l’ensemble des terres au fils le plus puissant. L’octroi à chaque fils d’une « revendication forte » sur l’héritage lui permet en effet de déclencher une guerre pour tenter de récupérer l’intégralité du patrimoine. Mais dans tous les cas, une certaine cohésion est conservée au sein de la dynastie, même si, dans le processus, un membre de la famille est éliminé au profit d’un autre. Le vrai défaut du jeu, c’est que dans cette succession islamique, il met, a priori, surtout en concurrence les fils, alors que les frères du souverain défunt, voire ses cousins, ses neveux ou ses oncles, devraient rentrer dans la ronde sur un pied d’égalité.
    En effet, si l’on observe le premier califat omeyyade, le pouvoir s’est transmis à 4 reprises à un fils du souverain défunt, à 3 reprises à un frère et à 3 reprises à un cousin. Si l’on observe le califat abbasside jusqu’en 1055, le pouvoir s’est transmis 8 fois à un fils, 8 fois à un frère et 7 fois à un cousin. Il suffit de regarder les règles de succession de la monarchie saoudienne pour voir que cela n’a guère changé : les frères du souverain défunt sont souvent en bonne position pour hériter. Je ne sais pas si le jeu retranscrit bien cela.

    Je schématise vachement et je ne sais pas si je suis clair, ni si je réponds correctement à ta remarque.
    Après, si l’on va dans le détail, on va forcément trouver des dissonances entre la réalité historique et le jeu, puisque le jeu est contraint de reposer sur un ensemble de règles qui s’appliquent de manière systématique, tandis que l’histoire voit plutôt l’invention constante de nouvelles formes (politiques, socio-économiques…).

    * Pour info : l’émir est un chef militaire, qui peut être vu comme l’équivalent d’un duc ; le sultan est un noble qui prétend imposer une souveraineté étendue mais sans revendiquer le caractère religieux et universel du califat, c’est l’équivalent d’un roi, là où le calife serait l’empereur. Le jeu, malgré son schématisme, retranscrit cela correctement.

  • Maxence Bidu Le 17 mars à 12:01

    @Martin : merci pour cet article qui explique bien comment les développeurs fonctionnent.
    J’avais moi-même cherché si le studio avait évoqué Ibn Khaldûn à un moment ou à un autre, mais j’ai l’impression que ce n’est pas le cas. Les développeurs se sont surtout reposé sur l’histoire du monde musulman, qui voit effectivement l’ascension et la chute de nombreuses dynasties, notamment à ses marges.

    En fait, ils aboutissent à une interprétation équivalente à celle d’Ibn Khaldûn car ils partent de l’observation des mêmes faits. Toute la question est alors de savoir si cette histoire doit nécessairement être expliquée par l’idée d’une décadence systémique. Ayant beaucoup travaillé sur la chute de l’Empire romain d’Occident, je sais qu’on peut très bien comprendre et expliquer celle-ci sans jamais recourir à un jugement moral, ou à l’idée d’un essoufflement de la vigueur et du courage des Romains. Je suis convaincu que c’est la même chose pour l’histoire de l’Islam et c’est la raison pour laquelle j’ai écrit ce texte.

    Et puis je voulais parler d’Ibn Khaldûn, parce que sa pensée m’a beaucoup marqué quand je l’ai découverte, en particulier ses réflexions sur la nature de l’État.

  • Laurent Braud Le 18 mars à 12:24

    D’ailleurs, en ce moment je joue les Omeyyades dans Total War : Attila à l’époque de Charlemagne. Le jeu, qui veut faire l’inverse du TW habituel (défaire les empires, plutôt que de les faire), a l’air de mettre aussi en place des mécaniques visant à gêner les gros blobs bien établis. Mais je n’en suis qu’au début (et je me prends de grosses roustes, parce que j’ai un peu oublié comment tout ça fonctionne ...)

  • Maxence Bidu Le 18 mars à 19:51

    Du coup j’imagine que ce sont les Omeyyades de l’émirat de Cordoue ? La dynastie perd en effet le califat en 750, au profit des Abbassides, mais une de ses branches parvient à se maintenir en Espagne. Ça illustre déjà le morcellement de l’Empire, puisque les nouveaux califes ne peuvent empêcher leurs rivaux, qu’ils viennent pourtant de vaincre, de maintenir une monarchie semi-indépendante dans une région périphérique.

  • Laurent Braud Le 18 mars à 22:36

    Oui, c’est Cordoue, coincé entre les chrétiens et le calife (qui est hors-champ, mais il y a des events).

Laisser un commentaire :

Qui êtes-vous ? (optionnel)
Ajoutez votre commentaire ici

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

© Merlanfrit.net | À propos | web design : Abel Poucet