Poisson frais

Football Manager

Déprime Manager

Depuis que j’ai fait connaissance avec les simulations de Sports Interactive, en 2000, avec Championship Manager 99-00, le rapport que j’entretiens avec elles constitue sans doute un des meilleurs indicateurs de mon moral. Etudiant, je leur ai consacré des jours entiers de déprime : je connaissais par coeur les joueurs de la série B italienne, je menais l’OM, la Roma ou Flamengo vers les sommets. Les yeux brûlés de statistiques, je lapais avidement les commentaires qui me racontaient les actions d’éclat de mes milieux virevoltants, les raids solitaires d’Andri Sigporsson, la magie de Pablo Aimar. J’étais au quatrième dessous. Sur la pochette de Football Manager 2013, on voit le bas du visage d’un entraîneur au menton carré, qui a l’air d’être l’homme le plus heureux du monde. Ce genre de joie, ça ne se refuse pas. Il y a quelques jours, j’ai craqué pour cette dernière version, et j’en suis déjà à plus de 24 heures de jeu. Tirez-en les conclusions qui s’imposent.

Football Manager est un increvable jeu de stratégie, toujours fondamentalement le même, sans cesse profondément renouvelé. Il tient autant du RPG que de la simulation, et mêle la gestion rationnelle et le fantasme le plus échevelé. Bien entendu, tous les pratiquants n’en font pas le même usage : certains recherchent la difficulté, s’attachent aux clubs maudits qu’il essayent de sauver de la relégation, ou partent de tout en bas pour monter l’échelle du football mondial avec un club de troisième division. Au sein d’un même culte, à chacun sa liturgie. Moi, je m’en sers comme d’un déprime manager, un stoner game, pour m’assommer de chiffres, pour me doucher de feedbacks positifs, pour faire s’envoler les heures. Je veux gagner, je refuse la frustration : généralement, quand un résultat me paraît injuste, je ne peux pas m’empêcher de recharger. Je ne suis pas là pour qu’un jeu me dise que j’ai tort, pour me confronter à la spirale infernale de la défaite. La sauvegarde m’assure contre la lose.

Florent Balmont, le dogue par excellence

Depuis plusieurs années, avec régularité je joue le LOSC, puisque je suis lillois d’origine, et vaguement supporter, de très loin. Equipe tenace, travailleuse, privée cette année de sa vedette Eden Hazard, il lui reste tout de même un moteur, un bloc de durs à cuire, de hargne faite sportif : Debuchy, Balmont, Mavuba, des dogues. Le jeu m’explique qu’ils sont « déterminés ». Tant mieux, ils le seront à ma place. Leur pressing incessant sera mon antidépresseur. Les spectaculaires come-backs, les buts de Nolan Roux à la dernière minute, les sauvetages improbables de Lucas Digne sur la ligne, mes épiphanies. Au mercato je me gâterai en achetant un jeune avant-centre prometteur, je protégerais mes arrières avec un défenseur expérimenté, qui saura me rassurer.

Bien entendu, je ne comprends pas tout ce qui se passe sous le capot étanche du jeu. A vrai dire je ne suis pas certain que grand monde y comprenne quelque chose à part Paul Collyer, qui programme la série depuis 1994. Sur les forums de Sports Interactive, un certain nombre d’experts pontifient, mais leur méthode est empirique plutôt qu’analytique, et leurs ficelles tiennent plus du marabout que du théoricien. C’est que le moteur de match est une machine complexe, aux rouages innombrables, avec lequel le joueur communique par de multiples jauges, des instructions redondantes, et beaucoup de foi en sa bonne étoile... A chaque match, me voici confronté au destin. C’est la glorieuse incertitude du sport comme on dit. Je suis parfois émerveillé quand tout fonctionne. Beaucoup moins quand, sans que je comprenne pourquoi, mes joueurs font tout en dépit du bon sens. L’interface de Football Manager est un langage mystérieux, opaque, intraduisible, dans lequel j’essaye de formuler quelques idées de bon sens à mes pions millionnaires : ne pas tirer n’importe quand, marquer de près les ailiers adverses, limiter les dribbles inutiles...

Il faut bien dire qu’avec le patch 13.2.1, tout cela semble bien vain. Malgré les années d’expérience, les développeurs peinent parfois à calibrer leur machine, qui version après version devient plus complexe. FM 13 introduit un nouveau moteur de match, déjà révisé une demie dizaine de fois depuis sa sortie, pour un résultat assez peu convaincant. Les forums sont pleins de récriminations : des dribbles incessants, une pléthore de tirs de loin, une absence quasi totale de ballons en profondeur ; des défenseurs latéraux incapables de bloquer leurs couloirs... je ne suis pas tout seul dans ma détresse. Il ne me reste qu’à adapter ma stratégie aux règles en cours, contre toute intuition, et à espérer que d’en haut provienne un nouveau patch. Heureusement que je peux toujours tricher, et rejouer mes trop cuisantes défaites.

C’est que je veux ménager mes joueurs, les protéger, ne pas les déprimer. Mes pions sont étrangement sensibles. Je sais depuis longtemps à quel point le moral joue un rôle important dans la simulation de Sports Interactive. Il y a une véritable physique du sentiment, c’est beau comme du Spinoza en costume de Mourinho. Quand tout va bien mon jeune défenseur volera les ballons comme sur un nuage, et mes plus has-been remplaçants se changeront en messies du dribble. Que la confiance vienne à manquer, et sur la pelouse de pixels j’assisterai à un spectacle pathétique : mes stoppeurs englués et médusés par les courses de l’avant-centre adverse, mon meilleur buteur prodigieusement transformé en chasseur de pigeons. Tout cela à cause d’un mot de travers de ma part à la mi-temps.

C’est peut-être la que se situe essentiellement pour moi la magie de Football Manager : le jeu me demande de transformer mon spleen en force de motivation. Je dois laisser mon vague à l’âme au vestiaire, et expliquer à mes petits automates désirants, qui une augmentation de son salaire pharaonique, qui du temps de jeu alors qu’il peine à aligner deux passes, que je les aime, que je compte sur eux, qu’ils sont merveilleux, que sans eux l’équipe n’est plus la même, qu’ils se doivent au football, que je les aime surtout. Dans ce monde de mecs en shorts, je fais du sentiment. Le football, cette eau de rose, qui nous parle de valeurs du club, d’attachement au maillot, d’esprit d’équipe... Je n’y crois pas vraiment, mais j’ai besoin d’un peu de guimauve.

Túlio de Melo, l’albatros

Ne vous inquiétez pas, cela ne va pas durer, je vais passer à autre chose. Au moins en attendant le patch. Je vais arrêter de m’obséder du rendement de Marvin Martin, je ne vais plus penser dans la rue aux dramatiques blessures de Túlio de Melo, grande carcasse élégante et fragile comme un albatros. J’en ai déjà assez, de tout ce cirque, ce qui est plutôt bon signe.

En attendant je dois rejouer contre Ajaccio. On ne peut pas perdre contre Ajaccio. Je n’étais vraiment pas assez attentif lors du premier match, j’avais la tête ailleurs, et je n’ai pas apprécié leur but, pas du tout aimé. Ce n’est pas du jeu. Il faut que je remédie à cela.

Il y a 11 Messages de forum pour "Déprime Manager"
  • ks Le 14 janvier 2013 à 09:13

    C’est la version 97-98 qui m’a tenu le plus en haleine : des centaines d’heures. On ne gagne pas 2 fois de suite la ligue des champions avec Caen à la première partie.
    Ce bonheur de sortir dans la rue alors que vous vener de d’être élu meilleur entraineur de l’année, d’avoir mené un petit club au sommet de l’Europe. Vous arborez un grand sourire, vous marchez bien droit, fier. Les gens vous dévisagent, ne comprennent pas : pourquoi une telle assurance. Mais vous, vous savez : vous êtes celui que le monde du football s’arrache, celui dont tout les médias parlent, vous êtes LE manager !

    (nota : à l’époque Championship manager et L’entraineur n’étaient qu’une seule et même série)

  • FatMat Le 14 janvier 2013 à 10:18

    J’en suis resté au 2011 personnellement. Et Steam me compte 1040 heures sur le jeu :) Il y a beaucoup de choses qui font de ce jeu quelque chose d’exceptionnel :

    - c’est un jeu de control freak, avec une profondeur de la simulation remarquable ; mais au moment du match on lance les dés et on ne contrôle plus grand chose. Je ne connais pas de jeu qui fasse à ce point le grand écart entre la manie du contrôle - dans la grande tradition héritée de la simulation universitaire des années 60 et 70 - et la dépossession totale du contrôle lors des matchs. Il y a une formule de jeu unique, et déroutante au début : contrôle total et vertige.

    - c’est un jeu qui permet depuis longtemps tant de manières de jouer ; pour moi, à l’opposé de ce que tu fais. J’ai amené Gueugnon et Bastia en finale dans la ligue des champions dans un lointain futur... Equipes en bois ramenées des enfers du national... Plus jamais aucun match relancé. Il faut dire qu’à 1000 heures de jeu, on commence à comprendre comment ça marche !

    - c’est un ARG. Aucun jeune joueur européen ne nous est étranger. L’explosion de Lucas Digne, bah, ça fait un bail qu’on le connaît celui-là. En revanche, je suis assez déçu des performances (irl) de Roussillon avec Sochaux cette année (pour rester dans les petits défenseurs gauche).

    - c’est le canard boiteux du jeu vidéo : personne n’en parle jamais (pas une ligne, à ma connaissance, dans aucun texte de game studies), alors que nombreux sont ceux qui connaissent son incroyable pouvoir d’attraction.

    - c’est le jeu sans histoire avec lequel on se raconte le plus d’histoires ; je sais bien qu’un jour le petit Lamela finira par justifier le prix de son transfert (quand on voit en plus ce qu’il fait repositionné en buteur à la Roma cette saison !). J’y crois, jusqu’au prochain match.

    - c’est un jeu qui est à la fois très prenant et très peu fatigant. Il n’y a quasi rien à faire en termes de manipulations. Le jeu s’insère aisément dans d’autres activités. C’est typiquement quelques clics et informations en plus dans des routines de travail qui ne sont pas d’une autre nature. D’un tableau excel à un autre.

    Le seul reproche que j’aurais à faire au jeu c’est finalement les limites de la simulation tactique. C’est un comble, parce que c’est comme cela que le jeu est vendu. Apparemment le moteur de jeu de 2013 a eu du mal à s’adapter au style barcelonais... mais sur la version 2011, il est évident que le jeu favorise un style continental, avec du jeu direct de la largeur et des ailiers rapides. En dépit de tous mes efforts (sur plusieurs saisons), un jeu central en sapin de noël ou en 3-5-2 n’est jamais aussi efficace. C’est dommage, parce que dans une simulation de train ou d’avion, je suppose qu’un des plaisirs est de piloter de vieilles machines. Quel dommage qu’on ne puisse pas recréer de vieilles équipes légendaires pour les confronter aux styles d’aujourd’hui.

  • Martin Lefebvre Le 14 janvier 2013 à 11:29

    J’avoue que je ne suis pas toujours ravi de la manière dont la série évolue. La quête du réalisme tend à faire grossir le jeu avec des interactions presse barbantes, des saisons de plus en plus longues (48 heures la saison presque, non ?) etc... Pourtant je n’ai pas encore essayé le mode allégé du 2013,c’est bizarre, je crois que j’ai peur d’avoir une expérience allégée.

    Je pense que fondamentalement la philosophie de Collyer qui consiste à faire un moteur entièrement simu rend le tout tellement complexe que lui même ne maîtrise pas tout, ce qui en termes de game design est assez affolant. Parfois je me plais à imaginer un truc beaucoup plus maîtrisé, à la Advance Wars, mais la série tire sans doute de son pouvoir de fascination de ce "tout est possible". Sauf que tactiquement, ça ne fonctionne pas très bien... et le jour où on trouve la "clef" du système, qu’on connaît les joueurs qui vont bien, on n’a plus trop envie de changer.

    Sinon Fatmat, si FM13 est pas bon en l’état, je te conseille de passer à FM12 qui améliore le moteur du 11 et est assez abouti.

    1000 heures de jeu tout de même oO

  • Simon JB Le 14 janvier 2013 à 12:44

    Ce jeu me fait peur. Après avoir englouti d’innombrables heures dans les version 2011 et 2012, j’avoue que j’ai toujours une petite appréhension à l’idée de le relancer.

    Plus qu’un STR comme exposé en introduction, Football Manager est en fait plutôt un Hack&Slash déguisé. Il en reprend quasiment tous les mécanismes d’addiction, y compris le culte des "statistiques", transposés de l’héroic fantasy au football :
    - au lieu de looter des armes toutes plus puissantes les unes que les autres, ont achète et vend des joueurs (même finalité : trouver l’harmonie et les combinaisons de pouvoirs les plus dévastatrice pour gagner des combats)
    - chaque match correspond à un gros combat de hack & slash et répond d’ailleurs au même caractère flottant et aléatoire : on ne contrôle pas l’intégralité de ce qui se passe, il y a une énorme part mécanique et répététitive, mais le jeu laisse suffisament de contrôle pour qu’on s’imagine que la victoire nous est dûe.
    - il y a le même phénomène de morcellement du temps qui pousse à jouer encore et encore : "encore un match" / "encore un niveau". Il se passe toujours quelque chose qui vient relancer l’intérêt : un blessure, un nouveau prodige argentin à superviser, un état-d’âme du joueur star, une offre de contrat d’une autre équipe...

    C’est sans doute ce qui explique que même sans m’intéresser au football le jeu me plaît.

    Reste une réserve fondamentale, liée à ce que FatMat décrit ci-dessus à savoir l’absence de contrôle.
    Le moteur de match est sans doute extrêmement complexe et fait rentrer beaucoup de paramètres en jeu. Mais ressort souvent l’impression d’une duperie, comme si le jeu se moquait de moi. Il suffit par exemple de relancer trois fois un même match, avec la même équipe type et le même coaching pour constater qu’il est possible aussi bien de perdre 4-0 que de gagner 3-0, voire de faire match nul. C’est peut-être réaliste ; mais si l’action fondamentale du jeu (le match) est fondée sur un coup de dé aléatoire, à quoi bon tout le reste ?

    J’ai aussi le sentiment (mais je n’ai peut-être pas assez joué) que le jeu récompense assez peu les innovations de coaching : j’ai beau demander à mes joueurs de passer par les ailes ou de développer un jeu au pied de possession de balle, le moteur de match me montre toujours les mêmes actions ; et il est en général plus facile d’imposer toujours le même système tactique quel que soit l’adversaire plutôt que d’adapter sa stratégie au contexte. Bref, le jeu "triche"...

  • roger Le 14 janvier 2013 à 18:36

    « Il suffit par exemple de relancer trois fois un même match, avec la même équipe type et le même coaching pour constater qu’il est possible aussi bien de perdre 4-0 que de gagner 3-0, voire de faire match nul. C’est peut-être réaliste ; mais si l’action fondamentale du jeu (le match) est fondée sur un coup de dé aléatoire, à quoi bon tout le reste ? »

    Tu peux gagner 4-0 ou perdre 0-3, mais justement pas "aussi bien". Sauf chance infinitésimale que les équipes soient de force exactement égales il y a tout un panorama statistique dans lequel figurent les possibles plus ou moins probables.
    Même un 8-0 infligé par Bastia à Barcelone doit exister, quelque part.
    C’est d’ailleurs aussi pour ça que ces jeux sont fait pour être joués sur plusieurs saisons : avec une bonne gestion la victoire est quasiment inéluctable (même si elle peut arriver tard).
    Un peu comme disait le père Aulas pour Lyon et la LDC :D

  • Simon JB Le 14 janvier 2013 à 19:34

    "C’est d’ailleurs aussi pour ça que ces jeux sont fait pour être joués sur plusieurs saisons : avec une bonne gestion la victoire est quasiment inéluctable (même si elle peut arriver tard). "

    Peut-être ; mais c’est aussi pour ça que le jeu se prête aussi bien au "quick save" / "quick load". En essayant suffisament de fois, il n’y a quasiment pas de match qui ne soit pas gagnables. C’est après tout assez réaliste ; on peut imaginer que n’importe quelle équipe puisse faire la différence sur un match.
    Mais c’est aussi fondamentalement déceptif : si le caractère aléatoire est aussi pregnant dans le résultat des matchs, aux dépends de la mise en place tactique, alors le rôle du joueur est complètement réduit à néant.
    Par exemple, avec deux équipes de force à peu près égales, il arrive souvent qu’une mise en place tactique complètement improbable (pas de meneur, un attaquant en défense, une tactique complètement suicidaire par rapport à l’adversaire - par exemple jouer le contre contre une équipe très défensive) donne plus de résultats qu’une approche "logique" du match. Et le résultat est le même en relançant plusieurs fois les parties.
    J’en conclus donc que de tous les paramètres qui entrent en compte, le coup de dé aléatoire propre au football est trop fort pour que je sois vraiment à l’aise.

  • Martin Lefebvre Le 14 janvier 2013 à 20:39

    Ah ah il vient de m’arriver un truc ridicule.

    En 1/8 ème de la C1 je me suis pris le Bayern, et un vieux 3-0 des familles à Munich (bien la peine de m’être qualifié premier de ma poule). Je pensais à peine au retour, et je sortais l’équipe type contre Bordeaux trois jours avant.

    Mais après tout autant jouer le tout pour le tout, et je claque un 4-4-2 diamant hyper offensif. En 20 minutes je suis à 2-0 grâce à Tulio buteur et passeur en pivot. Ils passent à 2-1, je me dis qu’avec le but à l’extérieur c’est mort, et Mendes da Graca mon ailier qui marche pas mal se blesse. Je fais entrer Kalou qui a une forme de merde ses derniers temps (mais j’ai pas grand monde d’autre sur le banc) et tant qu’à faire je passe en 4-3-3 avec :

    Kalou - Tulio - Igboun (un jeune buteur rapide mais pas super précis)
    Mavuba - Martin - Payet

    ... le genre plus offensif tu meurs.

    Kalou claque tranquille un hattrick, 5-1, je passe, sans même trembler dans les dernières minutes avec une équipe que j’ai pu rééquilibrer avec les deux remplaçants restant.

    Franchement j’y crois pas vraiment mais bon ça le fait.

  • roger Le 15 janvier 2013 à 11:57

    C’est pas un truc ridicule, c’est un truc mythique (enfin, surtout si ça arrive sans charger :D).

  • Martin Lefebvre Le 15 janvier 2013 à 12:43

    Ouais enfin le truc c’est surtout que j’ai dû malmener l’IA en changeant de strat. :)

    C’est un peu le problème quand tu commences à lire sur le moteur de jeu, tu te rends compte que beaucoup de tes trucs mythiques en fait c’est juste que tu es parvenu à profiter des lacunes.

    Mais bon on peut aussi se dire que les joueurs du Bayern croyaient avoir partie gagnée

  • Steph Le 17 janvier 2013 à 18:49

    Tu l’as donc acheté plein pot sur steam je suppose ? Aucun doute cela relève de la folie ;)

  • bilel Le 11 juin 2013 à 22:01

    gggggggggggggggggggggggggg

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